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de Bergeron et Montano, de Paul Bert, de Brouardel et Vibert S de Brouardel et Loye '.

Lorsqu'on plonge dans Teau un animal mammifère, un chien par exemple, de façon qu'il ne puisse pas venir respirer une seule fois à l'air, la mort survient rapidement : au bout de trois minutes et demie à quatre minutes. Par mort, il faut entendre le moment où la respiration est définitivement arrêtée, et où lo retour à la vie est impossible, bien que quelques rares mouvements du cœur subsistent encore un certain temps.

Voici ce que l'on observe sur un chien immergé (Brouardel et Loye).

i^ phase. Au moment même de l'immersion, l'animal exécute habituellement une ou deux inspirations : il est surpris, saisi, et il se débat d'une façon peu active. Cette première période ne dure guère que cinq à six secondes.

^ phase, — L'animal s'agite violemment, il cherche à se débarrasser de ses liens, et à revenir à la surface. Il a la gueule fermée, en même temps sa respiration est arrêtée. Cette deuxième période a une durée variable, mais qui oscille autour d'une minute.

3* phase. — La respiration, qui était suspendue, reparaît : l'animal fait de profondes inspirations puis il rejette de la spumc blanche à la surface de l'eau. Presqu*en même temps, les mouvements généraux cessent ; l'agitation est supprimée. Le chien reste sur le flanc, la bouche et les yeux toujours ouverts. Il exécute des mouvements de déglutition. Cette troisième période dure environ une minute.

4* phase. — Nouvel arrêt de la respiration; le thorax reste immobile. Au même moment, la sensibilité disparaît complètement ; la cornée elle même ne réagit plus aux excitations. La pupille est fortement dilatée. La durée de cette période est encore d'environ une minute.

^•phase. — Trois ou quatre mouvements respiratoires sont les derniers témoins extérieurs de la vie de l'animal. Ces mouvements persistent à peu près pendant une demi-minute. En même temps apparaissent des contractions fibrillaires des lèvres et des mAchoires.

On voit que l'animal plongé dans l'eau arrête d'abord ses mouvements respiratoires pendant un certain temps. Cet arrêt est eu grande partie volontaire, mais il résulte aussi, ainsi que

1 . Brouardel et Vibert, Ann. d'hyg. pub. et de médecine légale, t. IV, 3* série, 1880.

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