‹ Précis de médecine légaleChapitre 74 sur 410 · ARTICLE IV. — SUFFOCATION · texte numérisé non relu

ARTICLE IV. — SUFFOCATION

Sous le nom de suffocation^ on peut, pour la commodité de la description, comprendre, à Texempie de Tardieu et de quelques autres auteurs, « tous les cas dans lesquels un obstacle mécanique, autre que la strangulation, la pendaison ou la submersion, est apporté violemnaent à l'entrée de Tair dans les poumons ». Les divers modes de suffocation peuvent être rangés sous les quatre chefs suivants: !• occlusion directe des narines et de la bouche ; 2» introduction de corps étrangers dans les voies aériennes ; 3* compression des parois de la poitrine et du ventre ; 4** enfouissement dans la terre ou dans un milieu pulvérulent.

Cette classification comprend des faits disparates que Tardieu avait réunis parce qu'il avait cru leur trouver un signe anatomique commun, auquel il attribuait une valeur tout à fait démonstrative, à savoir la présence d'ecchymoses sous-pleurales, sous-péricardiqiiesetpéricrâniennes. Mais nous avons vu plus haut que, bien qu'en effet ces ecchymoses soient ordinairement très abondantes dans les divers genres de suffocation, elles ne constituent pas cependant un signe caractéristique, ni môme absolument constant de ce genre de mort. 11 est d'ailleurs impossible

1. Tardieu (Affaire Armand de Montpellier) Simulation de tentative d'homicide par commotion cérébrale et strangulation (Ann^iL d hyg, publ.et de méd. lég„ 18G4, ««série, t. XXI).

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