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pression légère entre les doigts, du tissu pulmonaire, les faire disparaître; et, après ce traitement, le poumon vraiment foetal gagne le fond de l’eau, tandis que le poumon qui a respiré surnage encore,
Lorsque la putréfaction a atteint un stade plus avancé ( collapsus), l'air qui pouvait exister dans les poumons de même que les gaz d'origine putréfactive du stade précédent, sont chassés et il ne reste plus aucune indication à tirer de la docimasie pulmonaire hydrostatique.
3° C'ongélation. — Les poumons congelés peuvent surnager, bien que vides d'air, pendant quelques instants; ils gagnent le fond dès qu’ils ont atteint la température de l’eau. La compression des fragments sous l'eau montre qu'il n’existe aucun dégagement d’air.
4° Conserration dans l'acool. — Un court séjour dans l'alcool peut faire surnager pendant quelques instants le poumon foetal ; mais un lung séjour dans le même milieu macère le poumon aéré et finit par lui faire gagner le fond du vase.
5° Action de la chaleur —Les poumons, qui ont subi l’action de la chaleur, soit sèche (exposition à la flamme), soit humide (coction dans l'eau bouillante), ne surnagent pas parce que l’air en est chassé,
6° Altérutions pathologiques.—Des parties plus ou moins considérables des poumons peuvent gagner le fond de l’eau par suite d’altérations pathologiques telles que, la pneumonie blanche syphilitique, l'hémorrhagie en foyer, ete.
Objections apportées à la docimasie pulmonaire. — On peut admettre que la docimasie pulmonaire hydrostatique — ses causes d’erreur étant écartées — fait la preuve de la présence ou de l’absence d’air inspiré dans les poumons. (Cependant on a justement soulevé touchant l'interprétation de ses résultats, un certain nombre d’objections dont la connai-sance s'impo:e :
Première objection. — Une docimasie négative n’indique nulle. ment que l'enfant n'a pas vécu extra-utérinement. Nous avons en effet, exposé ci-dessus que la vie extra-utérine sans respiration est parfaitement possible, fréquente même, et susceptible de se prolonger pendant une heure et plus.
Deuxième objection. — L'enfant peut avoir respiré sans que ses poumons gardent trace de ectte respiration. iLes causes qui vident les poumons, de air qu'ils contiennent, sont :
1° Ja putréfaction au stade de collapsus :
2° La chaleur sèche ou humide et surtout l'air chaud se dégageant d’un foyer d’incendie ;
3° Le séjour proiongé dans l’eau courante;
4° L’atélectasie secondaire ou retour à l’état foetal de poumons ayant indubitablement respiré. Il s'agit souvent d’enfants ayant vécu
Plusieurs heures ou plus d’un jour, en manifestant la vie par des Mouvements, des vagissements et même des cris,
Ce phénomène d'atélectasie secondaire a lieu surtout chez les en. fants débiles ou prématurés, et s'explique de la façon suivante: L’enfant respirant fortement d'abord, mais de plus en plus faiblement ensuite, rejetterait à chaque expiration une quantité d’air plus grande que celle apportée par chaque inspiration, en sorte que cette respi. ration décroissante finirait, avec l’aide de l'absorption circulatoire, par épuiser l'air contenu dans les poumons.
Troisième objection. — L'enfant peut avoir respiré dans l’utérus, par conséquent avant sa sortie complète du sein de la mère. C’est à un fait sûrement exceptionnel, mais parfaitement établi par plusieurs observations ; son intérêt médico-légal est cependant médiocre à cause même des conditions nécessaires à sa production : il faut d'abord que les membranes soient rompues, que l’enfant se présente par la tête ou mieux par la face, que le travail soit long et difficile de manière à déterminer par l'asphyxie un déclanchement respiratoire ; enfin, condition absolue, l'air ne peut être introduit dans l’utérus que grâce à des manoeuvres obstétricales (touchers répétés, application d'instruments, ete.), qui exeluent l'accouchement clandestin,