MODIFICATIONS DU TUBE GASTRO-INTESTINAL
L'enfant en respirant avale de Pair et la pression du diaphragme eur l'intestin détermine l’évaguation d'une certaine quantité de mé- Conium. L'introduction d'air dans l'estomac et l'intestin et l’évacua. tion du méconium sont donc les modifications qu'il s'agit d'étudier.
Biea qu'on sache qu’à la naissance le méconium soit près de l’anus, et qu'il en sorte d'ordinaire aux premiers cris de l'enfant, il est certain que son évacuation peut, soit précéder la naissance, surtout lorsqte le travail est difficile, soit retarder beaucoup après l’accouchement.
Les mêmes remarques s'appliquent à l'évacuation de l’urine,
La présence d'air dans le tube digestif a un plus grand intérêt Médico-légal. L'opération qui atteste <e fait porte le nom de doci- Masie gastro-intestinale o1 épreuve de Breslau (165) et sa technique est la suivante: On place une ligature au bas de loesophage, puis une autre près de l'anus: ja masse enlevée tout d’une pièce est ensuite plongée dans l’eau. 11 se produit alors l’une des trois choses suivantes: le tout surnage, le tout plonge, l'estomac surnage mais non l'intestin. C’est que l'air arrive d’abord dans l'estomac, entraîné par les mouvements de déglutition que Provoque la respiration : il remplit graduellement cetie cavité et Passe ensuite dans l’intestin.
Il n’est pas douteux que cet air puisse être introduit par insuf. flation, mais la même remarque s'applique ici comme à l'insuffla.
“es poumons: ce ne sont point des meurtriers qui pratiquent linsuff'.tion,
La putréfaction détermine d’abord de grosses bulles isolées sous la muqueuse et plus tard un développement de gaz dans la cavité ellemême ; mais cette formation gazeuse, bien que capable de faire surnager l'organe, ne produit jamais cette distention uniforme que l’on observe à la suite de l'aération.
Notons enfin ici l’objection déjà soulevée à propos de la docimasie pulmonaire, à savoir que la déglutition d’air, comme l’aération des poumens, peut se faire intra-utétinement, par conséquent avant la sortie compiète de l'enfant; mais ce sont là des faits qui, avons-nous dit, exigent, pour se produire, des manoeuvres obstétricales excluant l'accouchement clande:tin ainsi que l'infanticide.
En somme donc,—<auses d'erreur et objection étant réservées— les résultats de la docimasie gastro-intestinale, considérés isolément, peuvent être interprétés de la façon suivante:
1° La présence d’air dans le tube digestif indique que l'enfant a respiré extra-utérinement et ce, même en l'absence d’air dans les
poumons, 9° L'absence d'air dans le tube digestif indique que l’enfant n’a pas avalé d'air, mais n’indiqne pas qu'il n’a pas respiré. 3 Plus l'air a pénétré abondamment et profondément dans le
tube gastre-intestina!, plus la durée de la respiration a été longue. Nous reviendrons sur cette dernière application de la docimasie gastro-intestinale, à propos de l’appréciation de la survie de l’enfant.
d)PREUVES OCCASIONNELLES.
ÎT est inutile d’insister sur la preuve fournie par la présence de : matières alimentaires dans le tube digestif, de même que sur la pré- | sence dans les voies aériennes profondes de corps étrangers, autres :
cependant que le méconium et la matière sébacée.
La présence de violences ayant un caractère vital et n'ayant pu être faites qu'après la sortie de l’enfant du sein Ge la mère, est une : autre preuve occasionnelle de la vie extra-utérine, même en l'absence : d'air dans les poumons, :