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MORT PENDANT L'ACCOUCHEMENT

La mort du foetus pendant l’accouchement est due, soit à l'interruption prématurée de la circulation placentaire, soit à une compression trop forte de la tête.

a). L'interruption prématurée de la circulation placentaire a pour conséquence l’asphyxie de l'enfant, et reconnait pour causes prificipales, le décollement du placenta et la compression du cordon : procidence ou cireulaires. A défaut d’une intervention rapide, la procidence du cordon est peut-être la cause la plus sûrement fatale à l'enfant.

Les signes de l'asphyxie foetale intra-utérine sont: la présence de corps étranger dans les voies respiratoires et parfois dans l’estomac ; la non-aération des poumons qui cependant sont gorgés de sang, ce qui leur donne une coloration bleuâtre, presque noire ; enfin la présence de nombreuses taches ecchymotiques siégeant surtout sous les plèvres, sous le péricarde et sur le thynmis, mais qui peuvent aussi se rencontrer à la peau, aux muqueuses, ete.

Les corps étrangers rencontrés dans les voies respiratoires et dans l'estomac, consistent dans les éléments ordinaires du liquide amniotique (vernix easeosa, évuilles épidermiques et poils follets), mais aussi des éléments tels que, mucus, méconium et sang.

Le sang provient du dévollement placentaire. Le méconium, lu, est expulsé par le foetus sous l'influence même des efforts respiratoires infructueux; ea présence a donc une très-grande importance.

Ces corps étrangers pénètrent normalement dans les premières voies respiratoires; mais seuls les efforts respiratoires violents les font pénétrer dans les dernières ramifications bronchiques et jusque sous la plèvre. Le foetus déglutit aussi normalement le liquide amniotique, de sorte que, de tous les corps étrangers trouvés éventuelleinent dans l'estomac, il n’y a que le méconium qui ait une réelle valeur comme signe de l’asphyxie.

Les corps étrangers se voient déjà à loeil nu, mais leur examen inicroscopique est seul décisif,

Il n’y a riea à ajouter touchant la non-aération des poumons, si ve n’est que ceux-ci plongent dès qu’ils sont placés dans l’eau. Quant à Phyperhémie «le ces organes elle s'applique par l'appel de sang fait grâce aux tentatives respiratoires; ce sang est noir et sans écume.

Les ecchymoses rencontrées dans l’asphyxie foetale intra-utérine sont absolument analogues à celles qui se produisent dans l’asphyxie qui suit l'établissement de la respiration (asphyxie mécanique). On sait qu’elles sont le résultat, d’une part de la congestion intense,

d'autre part, de la friabilité toute particulière des petits vaisseaux chez l’enfant.

Un dernier signe à faire observer dans l’asphyxie intra-utérine,

est l'imhibition jaunâtre du cordon ombilical, Cette teinte est pro. duite par la bile qui se trouve en abondance dans Je mévonium expulsé uns le liquide amniotique.

b) La compression de la tête de l'enfant se produit toujours plus ou moins, même dans l'accouchement normal, comme en témoignent, la bosse séro-sunguine, une certaine déformation de la tête et les épanchements séreux où sanguins, situés sous le cuir chevelu, tou. tes lésions d'ailleurs bénignes et très-compatibles avec la vie, Mais, dans les acvouchements laborieux (présentations vicieuses), surtout ceux nécessitant l’intervention obstét-icale, la compression de la tête est plus forte, le chevauchement des os plus considérab'e, si bien qu'il peut se produire des phénomènes tels que, paraïiveie des centres nerveux, hémorrhagies méningées et lésions osseuses (lu crâne, capa. bles d'entraîner la mort.

La bosse séro-sangriine Manque seulement dans les accouchements rapides; elle indique Par son siège la partie foetale qui s’est présentée, et par son volume la durée du travail. Comme son nom l'indique, elle est constituée Par Un amas séreux plus ou moins teinté de sang; elle est d'autant plus sanguine qu’elle est plus volumineuse et partant, que le travail a été plus long. Par des coupes nombreuses de la tumeur, il sera facile d’apercevoir l'infiltration sreuse qui la

distingue de la bose faite de sang pur. On ne saurait davantage con. fondre la bosse séro-sauguine, lésion limitée, avec cette sorte de ge'éc rougeâtre et étendue à toute la surface crânienne, que l'on rencontre chez certains mort-nés macérés.

Les hémorrhagies intra et extra-crâniennes sont produites par ia déchirure des vaisseaux ou des sinus, sous l'influence du chevanchement des os.

Les hémorrhagies extérieures sont, avons-nous dit, bénignes, quelque soit leur étendue; elles siègent surtout sous le péricrâne et près des diverses sutures; mais elles se rencontrent aussi entre le réricrâne et le cuir chevelu.

Les hémorrhagies intra-crâniennes peuvent être plus ou moins abondantes, mais il est certain qu'elles n’entraînent pas toujours ln mort. Elles sont le plus souvent intra-dure-mèriennes, plus rarement extra-dure-mèriennes et Pie-mèriennes, formant dans ce dernier cas, vne couche de sang à la surface des hémisphères. Les hémorrhagies ne coexistent mas toujours avec les lésions osseuses,

Celles-ci consistent dans des fissures, des fractures et des enfoncements qui, tous, peuvent être compatibles avec la survie de l’enfant.

Les fissures sont les lésions les plus fréquentes et résultent de la €: urbure exagérée de l'os, Elles sont favorisées par la minceur anormale de l'os et par les défauts d’osification. Le trait de fissure part

Enr eme enonen prnmaass

généralement du bord de la suture sagittale ou coronale et se dirigo à travers les rayons d'ossification vers l’une des bosses pariétales, Il existe rarement plus d’une fissure sur le même os. !es bords de la fissure peuvent être unis ou dentelés; mais dans tous les cas, il existe À son niveau, un épanchement hémorrhagique.

Les fractures consévutives à l'accouchement Inborieux ne portent que sur le bord de la suture et paraissent dues au redressement subit de l'os.

Les enfoncements ont lieu surtout lorqu'il existe une dispraportion considérable entre la tête et ke détroit supérieur du bassin. C’est alors sur le promontoire ou sur le bord du pub's que se produit cette sorte de gouttière compliquée souvent d’une fissure, dont la forme ressemble à celle que peut déterminer la branche du forceps.

La paralysie mortelle des centres nerveux peut enfin êt-e la seule conséquence de la compression de la tête. Dans ce cas, on ne trouve sucune lésion significative dans les organes.

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