S1I[I--WORT APRES LA NAISSANCE
L'enfant peut mourir de mort naturelle ou de mort violente.
a)—Mort naturelle de l'enfant.
Les causes nature'les de la mort de l’enfant qui vient de naître, sont :
1° La nou-viabilité par suite de débilité naturelle, de défaut de maturité, de maladies congénitales, de vices de conformation, ete, Ces causes ne pécessitent aucun commentaire,
2° Les lésions produites par l’accouchement et indiquées dans le paragraphe précédent (asphyxie, hémorrhagies, lésions osseuses, etc.), lesquelles peuvent, on le conçoit, permettre une certaine survie #ecompagnée ou non de mouvements respiratoires.
Si l'enfant naît en état de mort apparente et que, faute d’une intervention rapide, — ce qui arrive d'ordinaire dans les accouchements clandestins—l’asphyxie se prolonge jusqu’à la mort, l'expert n’a plus que deux signes éventuels pour établir que la mort a eu lieu après la naissance, ce sont: l’aération du tube digestif et la présence de violences qui n'ont pu être faites qu'après la sortie de l'enfant du sin de la mère.
3° Les acvidents tels que, l'hémorrhagie du cordon, l’obstruction des voies respiratoires, l’accouchement précipité.
L'hémorrhagie qui survient pendant où immédiatement après la chute du cordon ombilical, n’a ici qu’un intérêt médiocre; au contraire, l’hémorrhagie précoce, c’est-à-dire, «ile qui est due à la nonligature du cordon immédiatement après la naissance, doit retenir notre attention.
Disons tout de suite que, quoique cette non-ligature du cordon soit la règle dans les accouchements clandestins, il est arrivé très-rarement
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4 on ait pu attribuer la mort à l'hémorrhagie ombilivale. Cette eumplication est cependant possible et prouvée par pluiseurs observations.
L'hémorrhagie du cordon non-lié où mal lié, est favorisé d'a bord par la section nette au moyen d'un instrument tranchant, par la section ou l'arrachement tout près de l'anneau ombilica!, enfin et surtout, par la gêne respiratoire (commencement d'asphyxie) qui empêche le développement complet de la petite circualtion,
Par analogie avec d'autres plaies, on peut admettre qu'un cordon déchiré par torsion ou écrasé, expos moins à l'hémorrhagie qu'un cordon coupé.
Comme la quantité totale de sang d'un enfant à terme est d'en. viron 300 grammes, il est clair qu'une perte peu considérable puisse déterminer ia mort. Même en présence d’un cordon non-lié, celle-ci ne saurait être attribuée à l'hémorrhagie embilicale que lorsque les earactères d’anémie sont bien prononcés: vacuité du coeur et des vaisseaux, pâleur cireuse des téguments, décoloration des viscères et sur- “tout du foie
L'obstruction accidentelle des voies respiratoires, peut avoir lieu immédiatement après l'accouchement, sans qu'il y ait faute de la part de la mère. L'asphyxie est alors déterminée, soit par le liquide amniotique, le sang, l'urine, ete. dans lesquels les orifices respiratoires 1estent plongés; soit par la circulaire que forme le cordon autour du sou; soit enfin par la pression des couvertures ou le poids des cuisses dé la mère épuisée où inconsciente.
La question de l'accouchement précipité est longuement traitée par tous les auteurs modernes de médecine légale, non pas sans doute à causæ de la fréquence du fait lui-même, mais plutôt à cause de l’argument apparemment solide qu'éveille ce fait dans l'esprit de l’accouchée pour excuser le crime d’infanticide.
Il n’y a pas de doute cependant que la femme enceinte puisse être surprise par l’accouchement et être forcé de mettre au monde son enfant là où elle se trouve, elle-même étant assise, debout ou accroupie. On conçoit qu’une naissance aussi rapide puisse être fatale à l'enfant par sa chute sur le sol, dans les lieux d’aisance, dans un récipient rempli de liquide, ete. La mère pourra alors présenter des blessures sérieuses des parties génitales: déchirures du périnée, du sagin, du col utérin.
L'accouchement précipité ou par surprise se voit surtont chez les primipares, et dans la majorité des cas chez des filles-mères, C’est que celles-ci non-seulement essaient par tous les moyens, de dissimuler leur grossesse juqu'au dernier moment ; mais encore, ignorantes souvent de la marche physiologique de la maladie, elles interprètent mal ler douleurs expulsives, ou croient pouvoir les retarder à volonté et
ainsi s'exposent à accoucher n'importe où: dans les tramways, dans une voiture, dans la rue, dans les cabinets, ete,
Outre l'examen des circonstances, certains signes rencontrés chez l'enfant peuvent aider à établir si l’avcouchement rapide a eu lieu. L'absence, par exetiple, d'une bose séro-sanguine confirme l'hypotiiese d'un accouchement rapide, cependant que sa présence ne la contredit pas absolument, car ln tête à pu être retenue un certuin temps dns l'anneau du bassin, peur être ensuite expulsé brusquement,
Il faut eurtout examiner le cordon ombilieal, Tantôt il y à expulsion simultanée du placenta et de l'enfant, tantôt il y a rupture du cordon, déterminant dans l'an et l'autre cas, la chute de l'enfant.
Les trois causes suivantes concourent à la production de la rupture du cordon: le roids de l'enfant, la hauteur de la chute, et la force expulsive. Elle peut avoir lieu dans un endroit quelconque du vordon. Il est en général facile de différencier une section par ins-
| trument tranchant, d’une déchirure ou rupture. Iwrsque le cordon : est desséché, on apprécicra mieux son extrémité en le plaçant quelques inste ts au contact de l’eau.
Les conséquences de la chute de l'enfant varient naitureilement
euivant le lieu de l'accouchement et la position prise par la mère, Celle-ci e-t-lle accouché debout ou aceroupie, la chute de l'enfant eur 1: sol peut produire des lésions à la tête et notamment des fissures o8seuses capables d'entraîner la mort.