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ÉVALUATION DES INCAPACITÉS PERMANENTES DANS LES ACCIDENTS DU TRAVAIL

Le taux de réduction de la capacité professionnelle chez les ouvriers victimes d'accidents du travail dépend non seulement de la nature des blessures, mais encore de la profession de l'ouvrier.

On conçoit en efTet que la perte de l'index droit, par exemple, n'ait pas des conséquences aussi fâcheuses pour un terrassier que pour un graveur au burin, qu'une ankylose partielle du genou influe moins sur le salaire d'un employé aux écritures que sur celui dun couvreur.

Nous donnons ci-dessous le tableau des évaluations d'incapacités permanentes proposé par G. Brouardel. Les chiffres donnés dans ce tableau constituent seulement quelques points de repère destinés à faciliter la tâche de l'expert ; il faut savoir s'en écarter largement en plus ou en moins suivant les circonstances.

Prenons, par exemple, l'ankylose complète du genou : il est bien certain que la gêne fonctionnelle apportée par cette infirmité variera considérablement suivant que l'ankylose s'est produite la jambe en extension ou la jambe en flexion à angle droit. Dans le premier cas, l'ouvrier boite, mais il peut marcher sans appareil prothétique ; dans le second, il lui est indispensable d'utiliser un pilon sur lequel repose le genou. 11 peut même être nécessaire de recourir à un appareil prenant point d'appui à la cuisse et rendant la marche encore plus incommode, quand l'ankylose se produit sous un angle de flexion de 45° environ ; nous n'hésiterons pas à attribuer 80 p. 100 de réduction professionnelle à un maçon atteint d'une semblable ankylose et placé dans 1 impossibilité à peu près absolue de marcher.

D'une façon générale, toute infirmité qui oblige un ouvrier à changer de profession occasionne une incapacité permanente que l'on ne peut guère estimer au-dessous de 20 p. 100, si la profession

TRAUMATISMES.

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