DETERMINATION DE L'ÉPOQUE DE LA MORT
de '2 millimèlre? environ. Fhi vérité, la multiplication des cellules du bulbe cesse dès que la circulation sanguine est supprimée. La. croissance des poils pos? morlein n'est basée sur aucune observation probante; elle n'est qu'une simple apparence due à la contraction des muscles horripilateurs des poils au cours de la rigidité cadavérique, au détachement ou à la dessiccation de l'épiderme et du derme du fait de la putréfaction.
Lorsqu'on se trouve en présence d'un cadavre momitié ou putré fié, le procédé que nous venons de signaler doit donc ètie utilisé avec circonspection, alors qu'il ofTre toute sécurité sur les cadavres frais.
Mort remontant à plusieurs mois ou années. — S'il s'agit d'un cadavie exhumé, après av )ir pris auprès du conservateur du cimetière des renseignements sur la rapidité avec laquelle la putréfaction s'accomplit d'ordinaire, il est possible parfois d'indiquer, d'après l'état des viscères, à deux ou trois mois près, la date de la moit.
.Mais il faut bien dire qu'il n'existe aucune loi régissant la marche de la putréfaction, rapide dans certaines condition?, dune lenteur surprenante dans d'autres ; chaque exhumation constitue pour le médecin légiste une source d'étonnemenls nouveaux, sans qu'il soit possible de prévoir ou même de découvrir la raison des destructions rapides des cadavres ou de leur conservation inaccoutumée.
La prudence dans les conclusions est d'autant plus nécessaire que des erreurs de deux à trois années sont possibles dans les déterminations.
S'il ne reste plus que des ossements, il devient imposîib'e de formuler des conclusions, même appro.ximatives, et c'est à peine si une réponse englobant des limites d.e plusieurs années est susceptible d'offrir. quelque garantie. Adolphe Carnot a eu efTet entrepris des recherches sur des squelettes d'animaux; il a enregistré des difTérences de poids sensibles entre le tissu osseux frais et le [issu osseux étudié plus ou moins longtemps après la mort. Le poids spécifique des os va donc en diminuant grâce à la dessiccation d'une part, à la destruction de la matière organique d'autre part; cette diminution s'accroît avec le temps qui s'est écoulé depuis la mort ; mais, en pratique, les conditions qui influent sur la rapidité de la dessiccation et de la putréfaction ont paru trop nombreuses pour que les expériences de Carnot puissent recevoir une application médicolégale.
L'étude des générations successives d'insectes qui se sont succédé dans le cadavre est seule capable d'offrir quelque garantie dans
leslimalion de l'époque de la mort: encore celle-ci doil-elle lemonttT au plus à trois ou quatre ans. Ut même examen permeltia presque toujours d'indiquei' en quelle saison sest produite la mort.
Nous avons déjà indiqué que, d'une façon générale, si les diptèies de la première période font dé!aul, on est en droit de conclure qu'au moment de la moil il n'existait pas de mouches, c'est-à-diie que le décès s'est produit en hiver, de novemhre à mars voir page 4C8 .
Le tahleau suivant, emprunté en partie ù duiart, résume les conclusions qu'il est possible de déduire de 1 1 faune cadavérique relativement à la date de la mort :
Cadavre conservé à Tair libre
On trouve :
Curtonevra stabulans
Calliphora vomitoria / ^a mort remonte à un à six
Lucilia Caesar mois au minimum.
Sarcophaga carnaria.. '
(Ouleurs nymphes ou pupes vivIl-.-.
Dermestes lardarius , ^;^ - ^^^^^ ,^^^i,
Aglossa pinguinalis ^
Pyophila petasionis )
Anthomya vicina - Dix mois au moins.
Corynetes cœruleus )
Tyreophora cynophila
Lonchea nigrimana
Ophyra cadaverina
Phora aterrima ^ ^'^ . ^^^^^ ^„,
Necrophorus fossor
Sylpha obscura
Hister cadaverinus
Saprinus rotundatus
Acariens I t)eux à trois ans.
Tenebrio obscurus ,
Ptinus bruDïieus ^
Trois à quatre ans.
Cadavre inhumé.
Curtonèvre. Calliphore. f-uci" ^ ^a mort sest produite depuis le lie, Sarcophage, à l'état adulte, ^ ^„ ^^^.^ ^^ ^^ ^ . ^^^ ^^^-^ larve, nymphe /