‹ Précis de médecine légaleChapitre 159 sur 185 · I-aible · texte numérisé non relu

I-aible

Un s'assure, par des expériences de contrôle, que lantisérum ne li.xe le complément qu'en présence de sérum humain.

Aniisérum Globules

liumnin. Q)mplénient. Ambocepleur. du mouton. Hémolyse,

ce. ic. Cl'. ce.

0,1 0,1 0,001 1 Complète.

On vérifie d'autre part que la solution de iNaCl n'hémolyse pas spontanément les globules du mouton, seule ou en présence d'ambocepteur, de complément ou de sérum humain.

Sérum humain. G)mplément. .iinbceplcur.

ce. ce. ce.

Pratique de la réaction. — Un adopte une quantité d'antisérum qui suffit pour empêcher l'hémolyse, soit, d'après les expériences précédentes, O^'jOS. Un ajoute O^c,! du sérum de cobaye et des quantités croissantes de la dissolution de la tache de sang au 1/i 000«, depuis Qcc.i jusqu'à 1 centimètre cube (0,1 ; 0,25; 0,5; 0,75 ;1).

Les cinq tubes sont maintenus à l'étuve à la température de 37° pendant une heure ; puis on ajoute à chacun d'eux le mélange de 0cc,00i d'ambocepteur et de 1 centimètre cube de globules de mouton à 5 p. 100. Au bout du ne heure ou deux, il ne doit s'être produit d'hémolyse totale dans aucun des tubes si la tache examinée était constituée par du sang humain ; il peut même arriver d'observer dans certains tubes une conservation jjarfaite des globules.

Une expérience de contrôle a pour but de s'assurer que l'extrait de la tache à lui seul est incapable d'empêcher l'hémolyse.

Globules

de mouton.

Hémolyse.

ce.

Nulle.

Exilait au I/IOOO»

Complément.

.\mbocepfeur.

Globules de mouton

ce.

ce.

ce.

ce.

L'hémolyse doit ètie complète.

Critique de la réaction. — La réaction de la fixation du complément est plus sensible que celle des sérums précipitants ; elle permet de déterminer l'origine de taches de sang absolument infimes, il convient d'ailleurs d'insister sur ce fait qu'elle donne habituellement les mêmes résultats que la réaction d'LhIenhulh, dont elle constitue une confirmation.

:: 3. — Réaction anaphylactique.

Kichet a démontré q^u il était jiossible de sensibiliser les animaux à regard de certaines substances, de telle façon qu'à la suite d'une injection préparante d'une très faible quantité de ces substances, il suffit d'injecter une dose faible de la même substance pour provoquer les accidents les plus graves; ces phénomènes ont été décrits sous le nom d'anaphylaxie.

Les substances albuminoïdes sont parmi celles qui anaphylactisentle mieux des animaux, et l'animal de choix est le cobaye. De plus, rhlenhuth et Weidanz ont montré que les albumines du sang ont une action sensibilisatrice spécifique, ce qui permet l'emploi de la réaction pour la différenciation des albumines en médecine légale.

L'injection dans la peau d'un cobaye d'une quantité infime de sérum humain, 0^0,000 001, soit un millième de millimètre cube, suffit pour sensibiliser le cobaye. Si, au bout d'un mois, on pratique dans la veine jugulaire de l'animal une injection d'un demicentimètre cube de sérum humain, l'animal peut succomber en moins de cinq minutes.

En tout cas, on observe des accidents sérieux ; le cobaye devient inquiet, bombe le dos, la respiration est fréquente, la faiblesse des battements s'accuse et la température du corps s'abaisse rapidement. L'animal perd souvent ses urines et ses matières; il tombe sur le côté et peut succomber en quelques minutes.

Il est curieux de remarquer que les accidents anaphylactiques sont d'autant plus redoutables que la dose préparante injectée a été plus faible. C'est même cette propriété qui rend l'usage de la réaction précieux en médecine légale.

Pratique delà réaction. — La tache suspecte ayant été dissoute dans la solution physiologique, dételle façon que la solution réponde à une dilution approximative du sang au 1/1000^, une partie du liquide est utilisée pour la recherche de la réafction précipitante, une autre partie pour la recherche de la fixation du complément.

On injecte au cobaye un centimètre cube de la solution dans le tissu cellulaire sous-cutané, ce qui correspond par suite à un millimètre cube de sang.

Au bout d'un mois, le cobaye est attaché sur le dos ; on découvre la veine jugulaire dans laquelle on injecte un demi-centimètre cube de sérum humain. Un détache aussitôt l'animal et on doit observer l'apparition rapide des accidents anaphylactiques, si la tache ini-

tiale était constituée par du sang humain ou par une humeur provenant (le 1 oriranisme humain.

Critique de la réaction. — Pour les usages médico-légaux, la réaction anaphylactique est trop sensible. Elle réussit en efTet quand on autilist' pour l'injection préparante l'urine humaine (Bachruch). D'autre part, Richet a montré qu'elle n était pas strictement spéciiique.

N'oici dans quelles conditions il convient d'utiliser Tanaphylaxie en médecine légale.

Lorsqu'on a déterminé, par la réaction précipitante ou par la lixation du complément, la présence d'albumines humaines dans une tache, la recherche de la réaction anaphylactique, beaucoup plus sensible que les précédentes, constitue un procédé de contrôle des plus précieux.

Insuffisante à elle seule pour déterminer l'origine de la tache, elle permet d'écarter l'origine humaine, si l'animal ne présente aucun accident après la seconde injection intraveineuse de sérum humain. Si les autres méthodes ont paru donner des résultats positifs, l'absence de réaction anaphylactique conduit à suspecter la valeur des résultats obtenus.

Tel est, en l'état actuel de nos connaissances sur l'anaphylaxie, le seul usage qu'il nous semble permis de faire en médecine légale de cette curieuse propriété.

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