‹ Précis de médecine légaleChapitre 167 sur 185 · AFFAIRE · texte numérisé non relu

AFFAIRE

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I-V 117. - PhoU.graphie métrique des lieux du crime, encadrée de faço:. à obtenir "■ situation exacte elles dimensions des divers ohj.ts visibles sur la photographie.

se trouve à 3 mètres de l'objectif, et que l'on obtiendra sa grandeur réelle en multipliant par 20 la dimension de son image photogra-

554 ÉTAT DES LIEUX ET PHOT OGItAPIllR .IIIL CIAIRE.

phique (les exigences de la mise en pages ont obligé de réduire la photographie originale au tiers environ ; la dimension de l'image du bâton doit être, bien entendu, mesurée sur la photographie originale, 31"", 25).

On conçoit, sans qu'il soit nécessaire d'entrer dans des détails précis, la possibilité de calculer la distance d'un point quelconque de l'image au-dessus du sol, sa distance à rohjeclif, les dimensions d'un objet quelconque, la distance de deux objets reproduits sur la photographie. 11 est même facile de reconstituer le plan exact de la pièce et de placer sur ce plan les ditrérenls objets dans la situation précise qu'ils occupaient.

Nous donnons les reproductions de deux photographies reproduisant les lieux du crime : Tune (tig. ttO) est une épieuve non encadrée, où l'on voit la victime, une vieille femme des Lilas, assassinée dans sa cave ; l'autre (tig. 117), placée dans le cadre avec échelles des distances et échelles des réductions, représente le cabinet de toilette où le peintre S... fut assassiné.

En général, il est tiès utile de posséder une photographie de la victime dans la position même où elle a été découverte, photographie faite à une grande échelle, l ne disposition ingénieuse a permis à Bertillon d'utiliser le même appareil pour obtenir une image du cadavre, vue d'en haut.

On retourne la chambre noire, de façon que l'objectif regarde directement vers le sol; le centre optique de l'objectil est automatiquement placé à ini,65 au-dessus du sol, grâce à la disposition du système rigide qui forme le pied de l'appareil. Ainsi, tous les objets situés à 15 centimèlres au-dessus du sol sont réduits au dixième sur l'image photographique. L'épaisseur du cadavre étant d'environ 30 centimèlres, la réduction d'un dixième a donc été calculée sur le plan hoi-izontal qui séparée en deux le cadavre.

La figure 118 repr'ésenle l'image obtenue dans la photogr-aphie verticale du cadavre, déjà représenté sur la figure H6. La réduction est d'un dixième pour toutes les parties du cadavre, mais les nécessités du tir-age du volume ont obligé de réduire d'un tiers la photographie initiale.

Gi'âce à cette photographie, on peut connaître les dimensions des plaies que le médecin légiste aurait imparfaitement relevées à l'autopsie ; on détermine également avec facilité la distance qui sépare les divers objets (à gauche du bonnet placé près de la tète, on remai'quera surtout, àla loupe, l'empreinte d'un pied chaussé sur le sol, empreinte dont les dimensions et la forme ont été relevées avec précision grâce à la photogr-aphie métrique).

La figure 119 représente l'image vue d'en haut du cadavre du peintre vS... ; sur la droite est l'image du cadavre, la chambre noire ayant été posée sur le sol, l'objectif à l",oO du cadavre. Ainsi sont obtenues deux images du cadavre, de face et de profil, grâce auxquelles on peut reconstituer laposition exacte des divers objets inté-

Kig. H8. — Photographie métrique verticale d'un cadavre (épreuve non encadrée). Assassinat d'une vieille femme aux Lila<.

ressants pour l'étude du mécanisme du crime, en particulier la disposition du lien qui a servi à la strangulation.

Enfin, dans certains cas, les blessures du cadavre doivent être reproduites à une échelle supérieure encore à celle du dixième.

Bertillon a fait construire legrand appareil représenté figure 120, qui permet d'obtenir des photographies verticales avec réduction à 1 p. 2,5, de telle façon qu'il suffit de multiplier par 2,5 les dimensions

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