C. — Hupture du civur
Laissant do côté les ruptures du cceur consécutives aux |)laies pénétrantes par instrument tranchant, par projectiles d'armes à feu, nous nous bornerons à étudier les ruptui'es qui succèdent aux contusions violentes du thorax.
11 n'est pas exceptionnel, lorsqu'il existe des fractures de côtes multiples, de constater que la déchirure delà paroi du ventricule ou de l'oreillette a été produite par un fragment osseux. Plus souvent l'augmentation considérable de pression dans le thorax comprimé, accrue encore par suite d'un spasme gloltique, détermine une hypertension sanguine intracardiaque telle que le cœur éclate. Dans quelques cas enfin, la compression tend à chasser le cœur hors du thorax, vers l'abdomen: la déchirure se produit alors transversalement à la base du cœur, au niveau de l'insertion des gros vaisseaux.
Nous avons autopsié une femme qui avait été écrasée par un lourd véhicule ; le cœur désinséré à sa base avait traversé le diaphragme et faisait hernie au niveau d'une lai ge plaie abdominale.
On conçoit que de pareilles lésions ne puissent être produites que par de graves traumatismes. S'il s'agissait d'un traumatisme minime, il faudrait pensera une lupture spontanée, du moins à une rupture traumalique favorisée par l'existence d'une lésion antérieure du cœur, sarcome, kyste hydatique, gomme syphilitique, anévrysme ou dégénérescence graisseuse du myocarde.