V. MASOCHISME
•Ce nom nous vient d'un romancier allemand, Von Sacher-Maso?h, qui souffrait lui-même de cette perversion sexuelle.
Le masochisme est la satisfaction sexuelle obtenue grâce à l'humiliation du perverti lui-même, à sa soumission, aux souffrances subies. Comme toutes les perversions de l'instinct sexuel, il est conslitutionnel et conséquemment se manifeste de bonne heure dans l'en» fance.
Une des formes les plus communes du masochisme est celle qui !se manifeste par le désir d'être battu, ordinairement sur les f« par la personne aimée. Il paraît que J.-J. Rousseau, le grand philosophe, n'éprouvait qu'à cette condition, l'excitation génitale.
§ VI. NECROPHILIË
D'après Kraft Ebing, la nécrophilie ne serait qu'une variété du sadisme, dans laquelle les pervertis s'attaquent non pas à l'homme vivant mais à des cadavres; de là leur nom de nécronhiles, c'est-â-dire, amoureux de cadavres. Leur appétit sexuel les pousse à rechercher les cadavres, à les déterrer au besoin, pour tantôt se masturber devant eux, tantôt les violer, tantôt les morceler.
§ VII. BESTIALITE
La bestialité est le rapport sexuel avec les animaux: chien, chienne, chèvre, jument, vache, etc. Elle ne se présente pas toujours avec le caractère impu.sif des vraies perversions de l'instinct' sexuel. L'acte paraît aussi fréquent chez la femme que chez l'homme. Ce dernier peut pratiquer avec la bête, soit le coït anal (sodomie), soit le coït vaginal.
Au Canada, la bestialité est visée par les articles suivants du
Code criminel :
Art. 202. Bestialité. — Est coupable d'un acte criminel et passible d'emprisonnement à perpétuité, celui qui commet la sodomie ou la bestialité.
Art. 203. Tentative de crime contre nature. — Est coupable d'un acte criminel et passible de dix ans d'emprisonnement, celui qui tente de commettre le crime mentionné à l'article qui précède.
ARTICLE II