FAUSSES ACCUSATIONS D'ATTENTAT AUX MOEURS
Brouajdel, et après lui, Thoinot, ont magistralement exposé dans leurs leçons, les lois psychologiques qui président aux fausses accusations d'attentat aux moeurs : viol, attentat à la pudeur, attentat pédérastique, etc.
L'expert a le devoir de les bien connaître, afin de pouvoir au besoin, guider le magistrat dans la découverte des motifs de l'inculpation.
Les personnages en scène sont presque toujours l'enfant ou la femme; et la base de l'accusation est dans les deux cas, le menson-
ge» Seuls les mobiles de ce mensonge sont variables. L'enfant en effet, est ou conscient Ou inconscient de La fausseté des choses qu'il raconte.
L'inconscience est plutôt rare; mais la chose est possible ù la suite de rêves, d'hallucinations nocturnes à teinte erotique.
L'état conscient est au contraire fréquent ; mais alors, ou l'enfant, est actif, c'est-à-dire, invente de toute pièce la fable de l'attentat, soit par simple plaisir de mentir (mythomanie), soit par crainte d'un châtiment, soit par malice, soit par vanité; ou l'enfant est passif, le mensonge lui étant imposé ipar l'entourage qui peut être de bonne foi — ce qui est rare — ou avoir pour mobile la vengeance, le chantage, etc.
La femme, comme l'enfant, peut agir inconsciemment sous l'influence d'idées morbides de nature erotique; mais le plus souvent, elle est consciente et son but est alors, soit d'attirer l'attention, soit de satisfaire sa cupidité au moyen du chantage, soit enfin de se
venger.
CHAPITEE IL MAFIA GE, GROSSESSE, ACCOUCHEMENT.
ARTICLE I