DUREE DE LA GROSSESSE
On conçoit qu'il importe grandement parfois, de savoir l'époque précise à laquelle remonte la conception, notamment dans les inculpations de viol, d'adultère; à propos de légitimité de l'enfant, etc. Mal-
heureusement, il n'existe aucun point de repère rmettn
médecin légi te d'arriver à I.l certitude. Bu pratiqu téti
cette époque esl évaluée surtoui d'après le développ à trois mois, celui ci esl an niveau du pubis; à 3iji mois, il a atl l'am'bilic, etc. En médecine légale, le meilleur ind la dafc
la conception esl fourni par l'aocouchemenl lui-anêm< [ui nous
amène à considérer: 1° la durée de la gr ou du a dn
la gestation; 2 la durée minima de ner naissance à un enfani \ iaWe.
On ne peut établir que d'une façon approximative la d i la grossesse, car on ne -ait pas a quel momenl pré is a lieu la ren tre du spermatozoïde avec l'ovule. Cependant cette 'lui' d'après de nombreuses observations, esi en moyenne 0 à 280
jours, soit neuf moiade calendrier ou dix moi- ]; ZS jo
Mais nul doute que cette moyenne comporte des '«arts a=-<--z marqués dans certains cas, c'est pourquoi le législateur a cru fie voir fixer à 300 jours (voir art. 227, au § 4 de l'article précédent) le terme maximum de la gestation. iCe délai légal paraît donc répondre largement à tous les cas, à de très rares exceptions ipr<
Quant à la limite niininia de gestation nécessaire pour donner naissance à un enfant viable, c'est-à-dire capable de vivre de la vie extra-utérine, notre 'Code civil (art. 221) l'a fixée assez basse (180 jours de la célébration du mariage), afin qu'il n'y ait aucune chance possible de légitimer des naissances précoces illégitimes ou d'exclure des enfants légitimes.
En réalité, les enfants nés avant sept mois (210 jours) et ayant vécu, sont de véritables raretés, même avec l'emploi de la couveuse, les qualités nécessaires pour vivre ne s'acquerrant que plus tard.