B. . . .METHODES DE SIGNALEMENT
De tous temps, on semble avoir compris l'importance de pouvoir établir que tel criminel est un récidiviste; mais les méthodes de signalement ont varié avec les époques et varient malheureusement trop encore de nos jours, d'un pays à l'autre, ce qui rend la lutte contre les criminels internationaux excessivement difficile.
En Bussie, l'usage dé fendre les narines n'a disparu qu'en 1818.
Jusque vers la moitié du siècle dernier, la plupart des pays d'Eur rope à l'exemple des peuples de l'antiquité, marquaient au fer rouge l'individu puni pour quelque crime.
Depuis cette époque, les signalements employés, pour être moins barbares, ont souvent manques de justesse et de précision.
iCe n'est qu;en 1879 que M. Alphonse Bertillon proposait sa fa^ meuse méthode de reconnaissance des récidivistes, basée sur la men^ suration de certaines parties du corps, qui restent à peu près immua— blés après vingt ans.
'Cette méthode qui devint officielle en France vers 1818, fut dans la suite adoptée par un grand nombre d'autres pays, en particulier par l'Allemagne, la Eussie, l'Autriche, les Etats-Unis, etc.
Depuis quelques années, plusieurs autres méthodes ont été pro^ posées, qui tendent à supplanter, même en France, le système anthro^ pométrique de Bertillon. On peut résumer toutes les méthodes de signalement sous les sept chefs suivants :
1° Photographie;
2° iSignalement ordinaire et portrait parlé;
3° Notations chromatiques;
4° Description des marques particulières;
5° Anthropométrie;
6° Dactyloscopie;
7° Identification psychique (Italie)'.
i PHOTOGRAPHIE.
Il étai< t « .u f naturel que L'on son la phol -nm»
oioyen d'identification el de recherche des criminels; aussi, voil Jrs exemples de son applical ion à la poli verte de cel art, il \ a plus de cinquante ans.
Deux sortes de photographies Boni utilisées courammenl : la photographie commerciale on d'amateurs, el La photo^ que de Bertillon employée actuellemanl par tous ' - l'Ei
l'Angleterre exceptée.
La photographie sert moins à l'identification propre dite
qu'à la filature et à l'arrestation du criminel, el titre q
Je doit faire partie de la fiche Bignalétique.
On emploie de 'préférence sur la fiche, la photographie s
tique qui est une photographie métrique, réduit»; au % de la grandeur naturelle. Elle est faite en double état, c' lire de face et de profil, et en outre dans des conditions constantes clairage.
La pose de profil, comprenant l'oreille, élément précieux d'identification, est surtout utile idans les mains des policiers, tandis que là pose de face (commme d'ailleurs la photographie commerciale qui est presque toujours de face) provoque plus facilement que celle de profil, la reconnaissance du criminel par les témoins du crime.
Lorsqu'on est dans l'obligation de se servir d'une photographie commerciale, soit pour la recherche directe du criminel, soit pour la comparer avec une photographie signalétique, il est 'bon d'en eff les retouches faites par les artistes dans le 'but de cacher les laideurs, telles que, noevi, brûlures, verrues, etc., etc. On le fait au moyen d'alcool ou de benzine.
La photographie, malgré sa valeur signalétique, présente deux inconvénients dont l'un est la dépense assez grande qu'elle encourt, c'est pourquoi, dans la plupart des services, elle est surtout réservée aux criminels les plus dangereux; le second consiste dans le fait quelle n'est pas susceptible d'une classification précise, de sorte qu'elle ne peut constituer à elle seule la fiche signalétique.