SIGNALEMENT ORDINAIRE ET PORTRAIT PARLE
Le signalement ordinaire consiste à donner d'une personne, une description telle que sa reconnaissance s'impose.
Quelques rares pays dont le Canada, l'Italie et l'Egypte, se servent encore du langage courant pour formuler des descriptions dont l'imprécision et souvent l'inexactitude sautent aux yeux. Nous devons à M. Bertillon, une méthode scientifique d'analyse dont la précision est pour ainsi dire mathématique, c'est le portrait parlé.
Comme celui-ci entre dans la fiche signalétique au même titre que la photographie, à savoir pour la filature et non pour l'identité, il comporte surtout la description des traits du visage, mais aussi de tout ce qui peut être perçu à une certaine distance chez un individu habillé, comme, par exemple, la taille, l'allure générale, le teint, les marques particulières et notamment celles qui peuvent exister sur les parties découvertes.
La méthode de description repose sur la division tripartite des trois sortes de qualités possibles d'un organe donné: la mensuration, la forme et la couleur. (Chacune d'elles, en effet, est susceptible de plus ou de moins, d'où les termes invariables: petit, moyen, grand, quand il s'agit de la mensuration; concave, rectiligne, convexe, quand il s'agit de la forme; blond, châtain, foncé, quand il sfagit de la couleur.
Chacun de ces degrés est à son tour, susceptible de subdivisions que l'on exprime au moyen d'un soulignement ou d'une parenthèse. Celle-ci diminuant de moitié la valeur du terme encadré, celui-là au contraire doublant sa valeur.
,Ces données sont ainsi appliquées à chacun des traits en particulier; mais trois organes sont considérés comme essentiels: le front, le nez et Poreille droite.
Voici un modèle de la fiche employée à Paris par Mr Bertillon lui-même :