MO
§ III. INDICATIONS TIREES DU NOMBRE, DE LA FORME, DE LA 8ITI ITION ET DE LA DISPOSITIONS DES TACHE DE 8AN0.
L'étude de cee caractèree peut se Caire à l'oeil nu, maû une bonne Loupe sera parfois d'un grand secoure, Le* - ou
brùnea Be soient plue facilement à la lumière artificielle, sur une étoffe brune, bleue, ou foncée; tandis que, sur un tissu pôle, Bur le cuir, le bois, le fer, la pierre, etc., elles se voient mieux à la lumière naturelle.
Lorsque le nombre des taches esl restreint, il importe que ces caractères soient étudiés en premier lieu, c'est-A-dire avant toute manipulation ayant pour but d'en connaître la nature.
[/expert peut avoir à étudier ces caractère- sur des objets qui lui ont été remis par 'les policiers ou d'autres personnes, autoria mais il serait préférable qu'il se transportât lui-même sur les lieux, afin de pouvoir reconstituer plus facilement les différentes péripéties du drame, et de se mettre en état de répondre plus justement aux innombrables questions qui peuvent lui être posées.
'Si toutefois, il ne peut se rendre sur les lieux du crime, il exigera qu'on lui fasse tenir une photographie de ceux-ci.
Dans tous les cas, il devra dresser un mémoire daté de tous les objets remis et examinés, des recherches qu'il a faites, etc.
•La quantité de sang d'un être humain est approximativement égale au 1/13 du poids du corps.
Une mare de sang peut indiquer, par son abondance, sa forme, sa position près du cadavre et vis à vis de la blessure, que l'individu est mort à cet endroit.
Le sang des artères s'écoule en jet ou par saccade, de sorte qu'on peut le retrouver sur les murs, soit sous forme de traînées, soit sous forme de gouttelettes allongées ou avec éelaboussures dans la même direction que le jet.
Le sang provenant des veines s'écoule sans force. S'il tombe en gouttes chez une personne en mouvement, il apparaît sous forme de taches oblongues avec grand axe et éelaboussures dans la direction du mouvement; en sorte qu'il devient possible de suivre le chemin de la victime.
Ajoutons cependant que des gouttes de sang qui tombent librement, produisent des taches dont la forme .dépend à la fois, de la hauteur de .chute et de la nature du plan récepteur.
Les taches formées par les gouttes qui s'échappent, en secouant un instrument imbibé de sang, simulent souvent celles faites par un jet artériel; mais on notera que, dans le jet artériel, la projection des gouttes se fait le plus souvent dans une seule direction, tandis
que, dans le cas d'un instrument qu'on agite, elle a grande chance de se faire dans diverses directions et parfois dans des directions opposées. 'C'est -ce que nous avons eu l'occasion de constater dans le cas de cette jeune fille, D. . ., trouvée assassinée entre deux rayons de boîtes à chaussures, au magasin, chez sa mère, à Québec. Le meurtrier, lui ayant broyé la tête avec un marteau, avait, dans ses mouvements, projeté le sang sous forme de gouttelettes à une distance considérable et dans toutes les directions,
Lorsque le sang tombe sur des étoffes claires et absorbantes, les taches n'ont pas, en général, des contours très nets; au con- <ontraire, sur des tissus à mailles serrées ou sur tout objet n'ayant pas de propriété absorbante, les taches conervent leur forme.
Il y a parfois intérêt à savoir de quel côté de l'étoffe (chemise)" se trouvent les taches de sang. A l'oeil nu et mieux à la loupe, on pourra apercevoir sur le vrai côté, de petits caillots reposant sur ou entre les fibres du tissu, tandis que de l'autre côté, les mêmes taches apparaîtront 'plus discrètes et les fibres seront seulement imbibées par le sérum.
(Sur les étoffes sombres, les taches peuvent être étudiées après en avoir pris l'empreinte au moyen d'un (papier filtre. On humecte d'abord le tissu, partie par partie, avec de l'eau, et on comprime fortement le papier, sur l'étoffe, pendant quelques heures. Les taches empreintes sur le papier, après avoir été soumises à la réaction de Van Deen, apparaissent avec la même forme que sur l'étoffe. On peut ensuite les découper sur un papier transparent et les conserver comme document devant la Cour.
Le sang éparpillé ici et là sur le bord des chaises, des tables, etc., est le plus souvent celui de la victime, qui a été ramassé par les chaussures, les mains ou les vêtements de l'assassin. Celui-ci, en s'appuyant sur un mur, en remuant une chaise, une table ou un objet quelconque, laisse parfois des empreintes sanglantes qui sont d'autant plus fidèles que la surface est plus lisse, plus polie. Il est à noter que, sur un objet verni, il faut très peu de sang pour déterminer une bonne empreinte.
Des espaces blancs au milieu d'une large tache de sang située si r un drap de lit, par exemple, indiquent qu'à cet endroit, le drap n'était pas suffisamment tendu.
Lorsqu'un coup de couteau a traversé un habit, la présence de sang sur les bords de la coupe et à la face extérieure du tissu, indique que île couteau était déjà ensanglanté et qu'il s'est essuyé en (pénétrant : et s'il existe plusieurs coups, le premier en date doit être celui dont la coupure n'a pas de sang -sur ses bords extérieurs. Cette dernière appréciation sera d'ailleurs confirmée ou appuyée par l'examen à la loupe de la netteté des divers coupes, à savoir si l'arme a
d'abord fait une coupe nette, puie d ou moins irréguliers, parce qu'ébréchée sur l<
On n'oubliera pai en examinanl le
exactement le côté que devait avoir le tranchant de 'arma. On
pourra aussi parfoie établir q\n au ont été donnée
avec une force progn omme ferai! i er un • tique.