I») EPREUVES DECISIVE
Elles comprennent trou procédés différent! du pablef cuu d'eux, lorsqu'ils Boni positif», d'entraîner la certil
1° Recherche microscopique des hématie*. ( ette m n'est évidemment applicable qu'à du sang fra dont les éléments essentiels, les globules rouges, ne sont pas détn
Cette destruction est plus ou moins rapide suivant ans Coule de conditions telles que, température, humidité, . Il
t-t certain que sous un certain < J<-Lf i«- d'humidité, les globules ]»cuvent garder leur conformation à peu près Donna Lacnt des jour
même «les semaines. Lorsque le sang <-t desséché, on fait i la tache ou on en dissout une croûtelle dans un liquide capable en quelque sorte, de régénérer les globules. Le suivant est bien connu bous le nom de Sérum d'Haycm :
Eau distiiée 200cc.
Chlorure sodium 1 gramme
Sulfate de sodium 5 grammes
Chlorure mereurique 0.50 centig.
On peut encore employer une foule d'autres liquides tels que: eau et glycérine (1 dans 7); solution saline normale (0.0^); glycérine 3 parties, acide sulphurique 1 partie, eau en quantité suffisante pour obtenir une densité de 1028 (Kous>in).
Les globules nous apparaissent le plus souvent crénelés, petits, cléformés, avec ou sans noyau (mammifères).
Lorsqu'on fait un examen direct au microscope, dans le but de rechercher la iprésence de globules ou le type globulaire, il est bon à& penser à la présence possible de cellules vaginales : larges éléments polyédriques que l'on trouve seulement dans le sang menstruel. Dans le cas où Ton dispose d'une solution assez abondante, il y * avantage à s'aider du centrifuge.
Une seule cause d'erreur peut être invoquée contre ce procédé, c'est la ressemblance qu'offrent parfois certains spores de champignon avec les globules; mais la confusion est' évitable si l'on se rappelle que Peau, l'acide acétique, etc., détruisent les globules rouges et non les spores.
Les leucocytes, pouvant se rencontrer dans les liquides de l'économie autres que le sang, ne doivent pas être considérés comme caractéristiques du sang.
Il existe un appareil permettant d'examiner le sang directement sur les objets, tels que, couteaux, etc., qui présentent une surface unie.
Cet appareil a été imaginé par Florence (190?), et consiste dans . n tube pouvant s'adapter au microscope et permettant, au moyen d'un prisme, l'éclairage de l'objet.
2° Cristaux d'hémine (Teichman, 1853). — Ce procédé consiste dans la précipitation au moyen de certains réactifs, de cristaux d'hémine ou de Teichman, mais qui sont, suivant le réactif employé, soit des chlorhydrates, soit des iodhydrates soit des bromhydrates ri hématine.
La technique relative à la formation des cristaux de chlorhydrate d'hématine, peut être résumée de la façon suivante : Une croûtelle de la tache, ou un fragment du tissu au niveau de celle-ci, est mise au contact d'une quantité d'eau distillée aussi petite que possible afin d'obtenir une solution concentrée.
La tache faite de sang vieux, sera dissoute plus facilement, soit dans l'eau additionnée d'acide acétique, soit dans une solution de chlorure de sodium à 1 pour 1000. La formation des cristaux est encore possible en employant comme dissolvant l'ammoniaque.
L'emploi du chlorure de sodium n'est pas à conseiller lorsque le sang est frais; au contraire, il est avantageux d'en ajouter une faible quantité (une goutte d'une sol., au 1/1000) à un sang vieux et desséché. Une des raisons pourtant qui empêche qu'on ne réussisse pas parfois à former des cristaux d'hémine, est qu'on emploie une trop grande quantité de chlorure de sodium dont les cristaux nombreux se déposent sous l'influence de I'évaporation, et masquent le champ microscopique.
Les cristaux d'hémine s'effectuent de deux manières. La manière lente est la plus recommandable, parce qu'elle donne des cristaux plus gros: Une goutte de la solution sanguine est placée au centre d'une lame microscopique et chauffée doucement au contact renouvelé d'acide acétique glacial.
Une trop grande chaleur (au-dessus de 60° C.) fait coaguler l'albumine, et le coagulum retarde à son tour l'action de l'acide acétique; il en résulte que le chlore est chassé avant de pouvoir entrer en combinaison avec l'hématinc.
Dans le procédé rapide, cet excès de chaleur n'est pas 'à craindre ; celle-ci est même poussée jusqu'à l'ébullition du mélange (acide acétique et solution sanguine) ; c'est qu'ici révaporation s'opère sous une lamelle couvre-objet. Il convient cependant de renouveler la quantité d'acide, dès que I'évaporation est à peu près terminée.
Le chlore du chlorure de sodium qui existe normalement dans le sérum ou que l'on ajoute, est déplacé par l'acide, pour former avec l'hématiné qui est une base, de petits (prismes rhombiques dont la forme, la couleur et le mode de groupement sont caractéristiques du sang.
Le sang des autres mammifères donnent des cristaux semblables, mais plus difficiles à précipiter.
Ce sont de petits parallélogrammes à six côtés, d'un jaune brun,
Le mie] > .(objectifs h
croix, soit en paquel riataua
U iir taille peut varier dai arge met ire (de 1 à 80 milli-
èmee de nuilliinèl re) ; il* sont d'auta-i
Bation B'est faite plue Lentement; i ot à la réaction du •;
avec Le per<
1 >• \\ .i ignare ui que
les étoffes teintée avi ' 1 1 1 ( 1 i .lt ' ^
avec l'acide acétique, dee cristaux identiques à ceux de Teichman.
Une épreuve de contrôle devra donc être faite avec une portion de l'étoffe, située en dehors de la tache.
Les cristaux d iod li vd rate d'Iiéinatiienus au moyen du réactif suivant:
Alcool 1
Eau 1
Acide acétique glacial Bgoutt*
Acide iodhydrique incolore 2 goutt
(Ce. réactif ne se conserve ipas.)
Le sang est mis à l'état sec sur la lame, puis il est immédiatement recouvert par une lamelle; on fait ensuite pénétrer sous le bord de celle-ci quelques gouttes du réactif, et on porte le tout à l'ébullition pendant une vingtaine de secondes.
Les cristaux sont des prismes rhombiques noirs ; ils sont obtenus beaucoup plus rapidement que les précédents, tout en étant aussi caractéristiques du sang.
3° Examen spectrosco pique du sang. — Sans vouloir nous attarder à décrire cet instrument de laboratoire si précieux qui s'appelle le spectroscope, il est cependant nécessaire, pour l'intelligence de ce qui va suivre, de rappeler qu'il est constitué par un prisme dont la propriété consiste à décomposer la lumière blanche (lumière solaire ou artifielle) en sept couleurs. Celles-ci sont, de gauche à droite, le rouge, l'oranger, le jaune, le vert, le bleu, l'indigo, le violet, et constituent ce qu'on est convenu d'appeler le spectre solaire.
Si maintenant, sur le trajet du faisceau lumineux qui vient traverser le prisme, on interpose sous certaines conditions, un corps quelconque, solide, liquide ou gazeux, on . s'aperçoit que le spectre solaire est modifié, c'est-à-dire qu'il présente des bandes d'absorption (raies noires) dont la position, le nombre et la largeur varient suivant la nature de chaque corps.
'Cette propriété du spectroscope si précieuse en chimie pour l'étude des différents métaux et de leurs composés, a été utilisée en médecine légale 'pour la recherche du sang ou plutôt de l'hémoglobine, sa matière colorante.
'Les bandes d'absorption d'une substance quelconque peuvent être
désignées par rapport à la place occupée par les raies normales du spectre solaire; mais il est plus commode et infiniment plus exact d'exprimer leur situation, leur largeur, etc., par rapport aux divisions de l'échelle micrométrique, réglée de telle façon que la raie du sodium (raie D), ou mieux le milieu de cette raie qui est ellemême relativement large,, corresponde avec la division 80 du micromètre.
iLa largeur des bandes peut varier avec la concentration des solutions comme c'est le cas pour le sang;- mais le milieu des bandes occupe toujours une position fixe; aussi le repérage d'une bande se fera toujours par rapport à la division de l'échelle réglée, qui yient tomber exactement au milieu de cette bande.
1° Lorsque le sang est frajs et tant qu'il se dissout facilement dans l'eau distillée, on en fait une solution franchement colorée, équivalente à 1 pour 100, que l'on filtre au besoin pour obtenir un liquide parfaitement limpide. On introduit cette solution dans la cuve à faces parallèles de Schultze, dont les dimensions sont de 10mm d'épaisseur par 33mm de longueur. Si la concentration est suffisante, l'observation doit ee faire dans le sens de la largeur de la cuve ; si au contraire, elle parait •insuffisante, on tourne la cuve de façon à ce que l'observation se puisse faire dans le sens de sa longueur.
Le spectre normal du sang, est celui de l'oxyhémoglobine (voir planche I, spectre no.il). C'esl^elui que donne le sang artériel et veineux et le sang exposé à l'air, c'est enfin le spectre du sang frais. Donc, tant qu'on obtient ce spectre, on peut 'dire qu'on est en présence de sang frais.
2° For-que le sang a peodu son oxygène, soit pathologiquement : asphyxie mécanique, intoxication par l'anhydride carbonique (€02); sont artificiellement par-addition d'agents réducteurs, tels que, le sulphvdrate )d ammoniaque, le sulfite le, etc., on obtient un autre
spectre (voir planche I, spectre no II) constitué par une seule bande (iStokes) située dans l'espace compris entre les deux bandes de l'oxybémoglobine.
Xotofcs que, pour obtenir cette bande de l'hémoglobine réduite, dans un pâe d'asphyxie, il faut prendre le sang du coeur en évitant qu'il vienne un instant au contact de l'air.
3° Lorsque le .sang a subi un commencement d'altération, soit par la putréfaction, soit par un dessèchement prolongé, .il a perdu de ce fait une partie de son oxygène, de sorte que sa matière colorante -se trouve en partie à l'état de méthémoglobine, laquelle est moins facilement soluble d'ans l'eau que l'oxyhémoglobine; le spectre est alors constitué, pour un dissolvant neutre tel que l'eau, des deux bandes à peine apparentes de l'oxyhémoglobine et dune bande dans le rouge, d'autant plus nette que la méthémoglobine est plus abondante.
Lorsque la mél liémoglobii e esi di cil rique : <iM crains h I'oik e i . le maie on aperço i encore une bande dann le n dans La rég ion le celle du b< lium ; le pari ir de la <ii\ ision LOO '• helle mi< romél ri-, clic 1 1, specl re qo I ) .
I.n méthtmoglobine en solution alcaline (eoL ammoniaque ble), donne deux ban les tri
l'i.wciiK i i D'après Ooii > |
I (Spectre du sang- normal ou de l'oxyliémoglobine. II Spectre de l'hémoglobine réduite.
III Spectre du sang- contenant de l'oxyde de carbone, avant et après
addition de l'agent réducteur.
IV Spectre du sang contenant peu d'oxyde de carbone, après addition de l'agent réducteur.
la région de la bande gauche de Foxyhémoglobine, et le spectre devient noir à partir de la division 100 (voir planche II, spectre no II). .Les .spectres de la nié'thémoglobine en solution neutre, acide ou alcaline, ne sont pas très nets, mais par addition de quelques gouttes de suliphydrate d'ammoniaque, ils sont réduits à une seule bande, celle de l'hémoglobine réduite.
4° 'Lorsque l'hémoglobine s'est transformée en hématine (composé de fer dont la formule est €'33 H30 N3 Fe03), ce qui a lieu assez rapidement lorsque le sang est exposé à l'humidité ou à -Faction prolongée de l'air, cette hématine ne se dissout plus dans l'eau, et il faut avoir recours, soit .au dissolvant acide (acide citrique, 60 grains à Fonce) qui donne une bande très apparente dans le rouge, le spectrs devenant Obscur à partir de la division 60, (voir planche II, spectre no III) ; soit, de préférence, au dissolvant alcalin (sol. faible d'ammoniaque ou 'de potasse) qui donne une bande large, estompée dans la région de celle du sodium (80), le spectre devenant obscur à partir de 105 (voir planche II, spectre no IV).
Les spectres de l'hématine en solution soit acide, soit alcaline, peuvent également être réduits par F addition du sulphydrate d'ammoniaque, en un spectre composé de deux bandes très nettes, très foncées; la première étroite correspond à la division 98, la seconde large, estompée, correspond à la division 112 (voir planche II, spectre no Y).
La plupart des observateurs s'accordent à reconnaître la valeur particulière de ce spectre dit de Yhémochromogène, et insistent pour qu'il soit toujours recherché. Il est bon de faire remarquer cependant, que lorsque la concentration est faible, la bande droite devient moins distincte et peut même manquer tout à fait ; tandis que celle de gauche reste très perceptible même dans des solutions à peine colorées. Remarquons en outre, que Je spectre de 1 hémochromogène est très voisin de celui de l'hémoglobine oxycarbonée.
5° Le spectre de l'hémoglobine oxycarbonée constitue un moyen très précieux de diagnostic dans les cas d'empoisonnement par Foxyde de carbone.
Le gaz d'éclairage est obtenu par la distillation sèche du charbon ordinaire (coal) dont Ile résidu solide est île coke et le résidu plus ou moins liquide, (le goudron (tar). Le gaz d'éclairage normal contient des substances incombustibles telles que CO 2, N. O, qui s'y trouvent en petites quantités, et des carbures d'hydrogène ; méthane, éthylène, propylène, etc., de formule (CxH2x) non saturée, qui eux, fournissent la chaleur et .au besoin, l'éclairage. L'oxyde de carbone, Co, s'y trouve en proportion de 6 à 8%, il donne peu de chaleur et un très faible éclairage.
Le gaz à l'eau (water-gas) est préparé en faisant passer de la vapeur d'eau sur du coke incandescent, à une température moyenne de 2000° F. L'oxygème de la vapeur d'eau se combine avec le carbone et forme un mélange gazeux dont l'oxyde de carbone se trouve le principal constituant (47°; environ).
Le mélange du gaz ordinaire avec le gaz à l'eau constitue donc un
danger Bérieui pour le lervioe de ma! on i d'habitation, ci pour i raison, devrait être défendu par no lois.
Rien n'c t plus dangereux en outre que V fzette i gaz dani dee chambres mal ;i-
[/oxyde de carbone m combina oglobine pour fou
un composé très stable, et donl Le spectre quoique légèrement pi droite que celui du Bang normal, lui esl en tout sembl&bl
La différence des d'eui spectres s'établit facilement en ajoutant
à la (solution sanguine, un agenl réducteur comme le sulphydrate d'ammoniaque (a/uianl de gouttes de celui-ci que la cellule on Le tube contient de centimètres cubea de solution sanguine). Oelui-oi, cornu
a été dit ci-dessus, a .pour effet de réduire en une seule Les deux de l'oxyhémoglobine, tandis qu'il ne modifie nullement tes deux bandes du spectre de l'hémoglobine (voir planche I, spectres no. III et IV).
Cependant au dire d'Ogier, la distinction est devenue impossible entre les deux spectres, lorsque le mélange d'oxyhémoglobine et d'hé- L oglobine oxycarbonée se trouve dans le rapport de une partie de cette dernière pour dix parties de la première.
En général, lorsqu'on a à faire l'examen spect'roscopique d'un Sfing contenant de l'oxyde de carbone, et surtout lorsqu'il en contient peu, il faut éviter d'agiter ce sang à l'air, car l'oxydation peut se produire de nouveau et la réduction s'opérer ensuite. On évitera la possibilité d'une réoxydation en ajoutant dans le tube, après l'addi~ tion du sulphydrate, une goutte d'huile.
Le spectre de l'hémoglobine oxycarbonée peut servir à établir que la personne était vivante avant le début d'un incendie.
6 ° Lorsque le sang a été chauffé fortement, comme il arrive par repassage d'un linge ou d'un habit, ou encore par carbonisation partielle d'objets (bâton, vêtement, etc.) ; lorsque le -sang ne se dissout plus, ni dans l'eau, ni dans les acides ordinaires, ni dans les alcalis, on suppose alors qu'il est tranformé en hématoporphyrine (hématine débarrasé du fer) et on n'a d'autre ressource que de le dissoudre dans l'acide sulphurique pur. La solution ainsi obtenue est additionnée d'un peu d'alcool absolu et d'eau, puis elle est soumise à l'examen, qui laisse voir le spectre de l'hématoporphyrine acide (voir planche II, spectre no. VI).
Si l'on veut observer l'hématoporphyrine en solution alcaline, on n'a qu'à traiter la solution sulphurique par l'eau, laquelle a pour effet de précipiter Fhématoporphyrine en flocons blanchâtre?. On filtre sur coton-verre, on lave le -précipité puis on le dissout dans la potasse (voir jplanche II, spectre no. VII).
Dans la description qui précède, nous n'avions en vue que l'examen au moyen du grand spectroscope de laboratoire, il convient d'ajouter qu'il existe un appareil plus petit et moins précis, dit "spectroscope de poche"; et enfin un appareil très précieux qui peut s'a-
PLANCHE II (D'après Pgier)
Spectre de la mêthémoglobine en solution acide.
Spectre de la méthiémoglobine en solution alcaline.
Spectre de l'hématine en solution acide.
(Spectre de l'hématine en solution alcaline.
Spectre de l'hémochromosrène .
Spectre de l'hém a topor phyrin e en solution acide.
Spectre de l'hématoporphyrine en solution alcaline.
dapter à La place de l'oculaire du m appelle micrûapectroscope. Ce dernier instrument pour des quantités de sang presqu'infinitésimales. 3i pâle e1 assez mince, on peut opérer directement but la I t ibrefl dissociées el même sur une seule fibn , L l'étoffe est foncée, ou ou même opaq
c nteau, ou fait d'abord une empreinte de la t;i< : vard blanc («papier filtre mine»') donl on découpe ens I celle d'environ un millimètre carré. Celle-ci est pis ir une I
verre et examinée directement an microspectroî Avec le microapectroscope, on cherche autant que posa tenir le spectre le plus oet, qui est celui de l'hémochron a ce but, on ajoute, sur la laine, de verre, au papier portant '' preinte ou à la parcelle de tissu ri air portant la ' de potasse qui a pour effet de transformer l'hémoglobine en hématine aloaline, on ajoute enfin une goutte de sulphydrate d'amra que qui, par réduction, donne le spectre de l'hémochron]
Il est à remarquer que le papier blanc à filtrer, ment translucide, se prête bien à cet examen.
La méthode spectroscopique ipour l'examen du sang est une I ; plus rapide et plus sensible (1/1000 d'un grain de sang). Comme, en outre, elle entraîne la certitude absolue, il s'en suit qu'elle es plus couramment employée, pour caractériser le sang, dans I que médico-légaile.
Notons qu'il existe un bon nombre de substances colorantes : piero-earmin, carmin-aluné (cocheneal female insect) et au: parations carminées inférieures (lac-dye) dont le spectre ressemble à celui du sang, mais aucune d'elles ne se conduit comme le sang sous l'action des réactifs.
€omme on peut être appelé à déterminer la nature exacte l'une tache colorée quelconque, les quelques indications suivantes noirêtre utiles:
1° La couleur du sang n'est pas modifiée par addition d'ammoniaque ;
2° Le carmin (hématoxylon, hématéine, hématoxyline) donne une coloration rouge feu par addition d'ammoniaque. Le speetroscope pourra en outre aider à résoudre la question.
3° Les taches de fruits tels que, mûres, groseilles, raisin de rinthe, gelée, etc., donnent une coloration verte avec l'ammoniaque faible.
4° La rouille n'est pas affectée par l'ammoniaque : elle vire au noir par le sulfure d'ammonium. Oxydée par l'acide nitrique fort et mise en présence de Ken, elle donne une couleur rouge.
5° La graisse, la peinture et le goudron sont dissouts par l'éther ou la benzine, puis examinés au besoin au spectroseope.
6° Les acides de certains fruits: acide citrique et acide malique, combinés avec le fer, donnent sur les couteaux des taches qui ressemblent à du sang et qui sont solubles dans l'eau. Une goutte d acide nitrique oxyde le fer et quelques gouttes de Ken donnent ensuite la couleur de vin dMDporto S'il y avait en même temps de la rouille et du sang, l'ammoniaque dissolverait celui<ï et n'affecterait pas l'autre.
7° Les couleurs d'aniline deviennent vertes ou jaunes, par addition d'acide nitrique.
8° L'éosine dissoute dans l'eau est dichroïque. 9° Le tabac iài priser peut donner des taches ressemblant à du sang.
10° Quant aux taches faites par les puces, les punaises et les mouches, si parfois elles donnent lieu à des réactions positives du sang, leur présence à la fois d'un côté et de l'autre du linge, leur disposition, leur forme, etc., permettent de ne pas les confondre avec des éclaboussures de sang. § IL— PRELEVEMENT ET TRANSPORT DES TACHES.
L'examen de taches suspectes doit se faire autant que possible au laboratoire médico-Jlégal ; les objets qui en sont souillés doivent donc être bien empaquetés dans du papier hlanc et de l'ouate, afin d'empêcher toute altération dans le transport. Si 'les objets ne sont pas transportables, l'expert se rendra sur les lieux et procédera lui-mêmo au (prélèvement, après avoir étudié sur place les indications qu'il peut tirer du nom'bre, de la situation, de la direction, de la forme, etc., des taches. (Voir paragraphe 3ième).
La solubilité des taches de sang dépend de leur ancienneté, de la nature de 'la substance sur laquelle ces taches reposent, enfin du fait de leur traitement antérieur par certains agents (savon, chaleur, etc.), en vue de faire disparaître les traces d"un crime.
Les dissolvants suivants sont les plus généralement employés. Ils sont, ici, donnés dans l'ordre progressif de leur pouvoir d'action sur les taches, cependant que leur choix reste jusqu'à un certain point, soumis au mode de réaction que l'on dési>:e employer, ou qui est possible dans les circonstances:
1° 'Eau distillée.
2° Solution normale de chlorure de sodium (0.9%).
3° Glycérine, 1 partie.
Eau distillée ad sp, gr, 1028.
4° (Solution de Roussin Glycérine, 3 parties.
Acide sulphurique, 1 partie.
Eau distillée ad sp. gr. 1028.
Sérum d'Hayem Eau distilh Chlorui Sulfati
( Chlorure mercurique 0.50 i enl 6° V i !- m
I';i;i distillée, 100
I Ammoniaque dilué à 30 . I [y Irate de |
Acide sulphurique pur.
Sulphate d'&Tmnoniaqu
ride glacial Alei al absolu.
Lorsque la dissolution laus i eau sible, ce qui n'a lieu qie
1 esl i' on doit toujours l'employer de préférence
à toul autre dissolvant, parce qu'il est facile de transformer ensuite au besoin la solution aqueu solution acide ou alcaline. 13
ticlant une ion à cette règle, c'est lorsqu'on désire faire l'exa
men ss hématies au microscope; l'eau pure en effet, aurait
ici pour effet d'heimolyser les globules, tandis qu'au moyen de la solution saline, du sérum d'Hayem, du liquide de Boussin, etc., les globules sont régénérés jusqu'à un certain point, de sorte qu'on peut apprécii r leur forme, leur diamètre, la présence ou l'absence de noyaux.
II est clair que lorsqu'on a plusieurs taches à notre disposition, il n'est pas nécessaire d'être aussi parcimonieux.
Si maintenant la tache est recouverte dune croûtelle, on en saisit une parcelle avec la pointe d'un scalpel, que l'on place dans un verre de montre; si elle est sur du bois, on commence par enlever, si posible. un mince copeau que l'on place au contact du dissolvant.
Sur du cuir ou sur certains bois contenant de l'acide tannique, la dissolution se fera dans une solution d'acide chlorhydrique à 2%.
Lorsque le sang se trouve imprégné dans une étoffe ou un tissu quelconque,, on peut en découper un tout petit morceau, l'imbib.-r longuement avec le liquide dissolvant, le comprimer fortement, soit avec une pince, soit avec les doigts, et même le dissocier au besoin fibre par fibre avec la plus grande douceur.
Lorsque Le sang ee trouve sur un mur plâtré, le prélèvement se fait par grattage de la tache au dessus d'un verre de montre; on procède de la même manière lorsque le sang est imprégné dans la terre; on filtre la solution au besoin.
Lorsqu'il est desséché sur la pierre, le verre, le marbre, le métal ou de tout autre objet dur dont on ne peut enlever une portion, ou sur lequel le grattage est parfois long et ennuyeux à pratiquer à cause
d'irrégularités de La surface, on peut faire le .prélèvement de deux manières suivant que le sang est soluble ou non dans l'eau ; s'il est soluble dans l'eau, c'est-à-dire relativement frais, on imbibe la tache d'eau distillée et on en fait une empreinte sur papier buvard blanc (papier filtre) ; si au contraire le sang est trop vieux et partant, trop altéré et qu'alors nous sommes forcés d'avoir recours à l'acide dilué ou mieux à la potasse ou l'ammoniaque diluées, à l'acide sulphurique pur, etc., on fabrique sur place, autour de la tache un rebord en cire ou en gomme, capable de retenir le dissolvant au contact du sang et on enlève ensuite la solution au moyen d'une pipette.
Lorsqu'une arme quelconque ; couteau, >rasoir, etc., nous est remise pour recherche du sang, et que cette arme a été lavée ou esssuyée, il sera prudent de la défaire en entier.
Lorsqu'un linge a été lavé à l'eau chaude, même avec du savon, on pourra souvent faire réapparaître les taches de sang, au moyen de la photographie, à condition toutefois d'interposer sur le trajet du faisceau lumineux, un filtre différent suivant la coloration du tissu. Si c'est un mouchoir ou autre objet analogue, on le fixe sur la plaque de verre d'un châssis ià ressorts et on place celui-ci de manière à recevoir un éclairage uniforme.
Les filtres bleu ou jaune donnent de bons résultats avec les étoffes foncées.
Au paragraphe précédent nous avons indiqué comment on peut reconnaître qu'une tache est faite de rouille, de jus de fruit, de matière colorante quelconque; mais il arrive parfois qu'une tache, sur un couteau par exemple, contienne à la fois de la rouille et du sang, on se rappellera alors que l'ammoniaque et la potasse dissolvent le sang sans affecter la rouille; et comme examen préliminaire dans ce cas, il sera bon d'utiliser la réaction de Ganttner qui, 'lorsqu'elle est négative, permet d'affirmer qu'il n'y a pas de sang. Par le grattage ou au moyen d'un pinceau délicat trempé dans une eau faiblement alcaline, ou brosse la tache .dans un Terre de montre et on ajoute à cette solution une petite goutte d'eau oxygénée. La formation d'écume à petites bulles gazeuses indique qu'il peut y avoir du sang.
Enfin rappelons de nouveau ici que lorsque le sang est vieux, que son hémoglobine est transformée en hématine par le temps ou par la putréfaction, il faut avoir recours à un dissolvant acide, ou mieux à un dissolvant alcalin tel que, la potasse ou l'ammoniaque; ces derniers nous permettant d'obtenir rapidement le specke de l'hémochromogène qui est le plus net et peut être le plus caractéristique des spectres du sang.