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A. PHENOMENES CADAVERIQUES D'ORDRE PHYSIQUE

1° Refroidissement. Toutes les combustions organiques productrices de 'chaleur cessant après la mort, il s'ensuit que le cadavre se refroidit graduellement et tend à prendre la température du milieu ambiant. La rapidité de ce refroidissement est en moyenne d'un degré à l'heure; mais elle dépend de la température de ce milieu, de L-; présence et de la nature des vêtements qui recouvrent le cadavre, enfin de certaines conditions individuelles. En effet les petits enfants, les vieillards, les individus maigres refroidissent plus vite que les adultes et les individus gras.

On observe cependant que, à la suite de certaines affections comme le tétanos, le choléra, l'insolation, etc.. non seulement la temj orature ne s'abaisse pas, mais qu'elle peut même continuer à s'élever un certain temps après que la vie a cessé. Cette élévation de température serait due à la multiplication des microbes dans les humeurs ?t les tissus qui ne sont pas encore morts.

Le refroidissement débute par les extrémités et se termine parle creux épigastrique ; il est on général complet après 15 à 20 heures.

2° Relâche m eut musculaire. La cessation de la vie musculaire, à une importante exception près dont il sera question avec la rigidité cadavérique, se manifeste d'abord par un relâchement général des muscles dont il importe d'analyser les principaux phénomènes ; disons, de suite, cependant, que ce relâchement n'est que passager et par conséquent, doit être distingué de cette flaccidité musculaire qui, elle, est définitive et suit immédiatement la rigidité cadavérique.

Le relâchement musculaire laisse prendre au cadavre une attitude en rapport avec les lois de la pesanteur, c'est-à-dire que les membres inertes, s'ils peuvent se déplacer parfois légèrement, le font toujours d'une façon passive et dans le sons de la pesanteur, de sorte que le corps s'adapte bien, se moule en quelque sorte au plan sur lequel il repose. L'attitude ordinaire est le derubitus dorsal, les membres supérieurs à demi-fléchis et la pointe des pieds en dehors.

On a beaucoup discuté au sujet du faciès cadavérique dont Hippocrate lui-même a donné la première description. Des médecins lé tes très-distingués tels, Devergie, Tourdes, etc., ont même partagé un moment cette croyance populaire qui veut que l'expression physiono-

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