BIBLIOTHEQUE DE DROIT
mique d'un mourant bc m. un; La mort et fourni
indication util* ur e cir La réalité est que
le facièa di ; indifférent justement
i des n qui, chez le rivant, forment !<• jeu de la phvsiono
l'n des effets principaux du relâchement muscula lila-
tation des aphinct<
Nous avon i déj i '■ parmi le
)> dilatation de La pupille el bol rétrécissement ensuite, parfois d'une
raie; le même phénomène s'opère du côté de l'orb dés paupières, de là le dicti n général mais qui est Loin imer
une vérité constante: "Personne ne meurt les yeux fermé
Le b< hincter anal est de même relâché et l'anus béant) ce qui explique avec l'aide de La pression des gaz abdominaux, la sortie <les matières fécales.
Le relâchement des masséters a pour résultat la chute de la mâchoire inférieure et c'est pour y remédier qu'on entoure la d'un bandeau jusqu'à ce que la rigidité cadavérique soii ie.
Jusqu'à ces derniers temps, tous les auteurs de médecine Légale, y compris Brouardel, avaient attribué à la contracture cadavérique <}^> vésicules séminales, la descente du aperme dans l'urètre des cadavres. Or, il a été établi par Dervieux en 1909, que cette h;. n'était pas fondée et qu'il convient d'attribuer la présence du sperme dans l'urètre de tous les cadavres — qui en peuvent avoir — quelque soit le genre de mort, au relâchement sphinctérien d'abord et à l'action de la pesanteur ensuite.
3° Coagulation du sang. On sait que pendant la vie, le sang se coagule lorsqu'il s'échappe au dehors des vaisseaux et que si cette coagulation se fait lentement et sans agitation, on obtient un dépôt blanc fibrineux qui est le caillot blanc à côté du caillot rouge. Le même phénomène se produit au moment de la mort, en dedans des vaisseaux, au. moins des principaux vaisseaux comme le coeur droit, l'aorte, l'artère pulmonaire, les sinus de la dure-mère et les grosses veines.
Le genre de mort ou mieux la rapidité, si l'on peut dire, de la mort influe sur la quantité et la qualité de? caillots. En effet, dans tous les cas de mort subite ou rapide,, et en particulier dans les asphyxies, on constate que le sang reste plutôt fluide et qu'il ne se ■'orme que de petits caillots cruoriques : dans la mort lente au contraire, et en particulier dans les longues agonies, on est sûr de trouver dans le eceur droit des caillots volumineux et blancs.
Dans certains cas, il y a i: i un caillot intra-vas-
culaire s'est formé avant ou après la mort. Les caractères suivants permettront presque toujours de porter un diagnostic: Le caillot fait pendant la vie est en général sec, strié, dense, et obstrue complètement la lumière du vaisseau; au contraire le caillot post-mortem e-t
mon, filiforme, n'adhère pas aux parois et n'obstrue qu'incomplète-, ment la lumière du vaisseau.
Quant 'à la question de savoir si le sang retiré des vaisseaux après la mort, est susceptible de coagulation, plusieurs auteurs tels Casper, Hofman, etc, l'affirment; et Oorin notamment déclare que le sang tiré du cadavre se coagule, quoique faiblement, pourvu que la putréfaction ne soit pas commencée.
•1° Dessiccation ou déshydratation. Le corps humain étant composé d'eau dans l'énorme proportion de 70%, subit après la mort une perte de poids par suite de la déshydratation.
'Celle-ci 'varie évidemment, suivant la température, l'état hygrométrique de l'air, la présence de vêtements sur le cadavre, etc.; mais elle est surtout manifeste et particulièrement rapide chez les nouveaunés, au point qu'il faille en tenir compte dans la détermination de Viige. La perte de poids chez le fœtus est d'autant plus considérable que celui-ci est plus éloigné du terme de la grossesse.
Dans rénumération des signes immédiats de la mort, nous avons signalé du côté de l'œil quelques-unes des conséquences de la déshydratation, à savoir: la toile glaireuse de la cornée, la mollesse et l'aplatissement des globules oculaires; nous pouvons y ajouter la tache sclérotiçale qui résulte de la dessiccation de cette membrane au niveau de l'ouverture des paupières et à travers laquelle on peut apercevoir la 'pigmentation de l'iris.
Les lèvres se dessèchent très vite, surtout chez les enfants, et leur apparence noire et gercée ne doit pas être attribuée à des frictions ou autres violences.
Lorsque l'épiderme a été enlevé, soit avant soit après la mort, la dessiccation produit à ce niveau, ce qu'on appelle le parcheminement, c'est-à-dire que le derme devient sec, dur et brun-jaunâtre.
Le parcheminement est essentiellement un signe cadavérique, mais la plaie qu'il souligne peut être considérée comme faite pendant la vie, si elle présente de la réaction inflammatoire ou une ecchymose. L'état parcheminé apparaît, au moins sur les parties découvertes, entre trois et douze heures après la mort.
5° Hypostaàes. On appelle hypostase, ['accumulation du sang dans les parties déclives, en vertu des lois de la pesanteur.
Lorsque les hypostases apparaissent à l'extérieur du corps, elles portent le nom de lividités cadavériques, tandis que leur formation au niveau des viscères leur a fait donner le nom de "hypostases \: raies ou hypostases proprement dites."
'Ces dernières sont surtout marquées au niveau de l'encéphale, de la moelle, dv< anses intestinales et de l'estomac, enfin des poumons.
Lorsque, par exemple, le cadavre est en décubitus dorsal, on trouve que le sang s'est accumule non seulement dans les couches du
fuir chevelu; mais encore à L'intérieur de la boîl fluei inus latéraux ei du sinus longitudinal
Cette l. ae doit pas être confond tme hémorrha
«■ i encore avec une simple congestion. La imitation inriit sanguin .1 la Beule partie déclive suffira pour porter le diagnostic.
Du côté de la moelle, il existe dans les parties po . un
engorgement qui contraste avec l'étal pâle des parties antérieur
Au niveau de l'intestin, l'hypostase apparaîl sous forme de taches (fuu rouge jaunâtre, séparées les unes des autre- par une portion d'intestin de coloration normale. Elle - surtout sur les ai
qui plongent dans le petit bassin.
'C'est à la paroi postérieure et près de la grande courbure qu'apparaît l'hypostase stomacaje. Elle se trahi it d'abord par une dilatation du réseau veineux, puis par une imbibition sanguine de la muqueuse elle-même, qui donne parfois l'impression d'une véritable ecchymose; mais l'aspect spécial et la localisation de la tache hypostatique permettent facilement le diagnostic.
L'h/postase des poumons est importante à connaître. Elle apparaît dans les vingt-quatre heures après la mort et son siège principal est à la partie postérieure du lobe inférieur. Elle est d'un rouge sombre ; le tissu est gorgé de sang à la coupe ; il est plus dur au toucher ; enfin il contient moins d'air.
L'hypostase pulmonaire doit être distinguée de la pneumonie hypostatique, de certains infarctus étendus, de l'atéleetasie, de la broncho-pneumonie, de l'œdème pulmonaire. Le diagnostic différent:el devient assez facile si l'on se rappelle la forme conique de l'infarctus, l'alternance des foyers pâles et indurés avec les portions de tissu foncé et apparemment normal de la broncho-pneumonie, les foyers déprimés de l'atélectasie, enfin l'hépatisation de la pneumonie dont les portions plongent à l'épreuve de l'eau.
Les lividités cadavériques apparaissent dans les parties déclives et par conséquent leur situation varie suivant la position dans laquelle repose le cadavre: elles sont dans les parties postérieures du corps, si le cadavre est en décubitus dorsal ; el!es sont en avant ou sur le côté, ta le cadavre repose sur le ventre ou sur le côté. Chez le pendu demeuré en suspension pendant un certain temps, les lividités apparaissent aux membres inférieurs et aux organes du bassin. Les parties du cadavre qui sont l'objet d'une compression ne présentent pas de lividités cadavériques, par exemple : les fesses et les omoplates, si le cadavre repose" sur le dos. Les jarretières, le corset, un lien quelconque donnent de même une compression suffisante pour empêcher à leur endroit la formation des lividités.
Les lividités cadavériques sont constantes. Elles apparaissent en général de 3 à 7 heures après la mort. Elles débutent sous forme
de taches qui finissent par se réunir et s'étendre d'autant plus que le sang est plus fluide et que la mort remonte 'à une date plus éloignée.
La coloration des lividités est assez variable. Elle est d'un rouge plus clair chez l'enfant que chez l'adulte; elle varie sensiblement suivant certaines causes de mort, exemple: la coloration rouge vif des intoxiqués par l'oxyde de carbone ou par l'acide cyanhydrique. On remarque aussi cette même teinte rouge clair chez les noyés, les cadavres gelés : le sang pouvant s'oxygéner de nouveau au contact de l'eau ou de l'air froid.
Les lividités sont ordinairement de couleur sombre chez les asphyxiés et en général dans les cas de mort subite. L'empoisonnement par le chlorate de potasse donne aux lividités une couleur brun chocolat.
Les lividités sont susceptibles de se déplacer avec le changement de position du cadavre; mais la période durant laquelle ce déplacement e^t possible, est très restreinte et dans aucun cas, n'excéderait vingtquatre heures.
Il faut savoir distinguer les lividités cadavériques, qui sont le résultat d'une imbibition par la matière colorante du sang, de certaines lésions vitales très-importantes qu'on appelle ecchymoses et qui résultent de l'infiltration du sang et de sa coagulation dans les tissus. Si donc on pratique une incision au niveau d'une lividité, on n aperçoit aucun caillot, mais simplement une imbibition du tisisu par l'hémoglobine; du sang provenant des veines .sectionnées peut s'échapper de la plaie, mais m on l'essuie, il s'enlève totalement. L'incision au contraire, faite au niveau d'une ecchymose laisse voir entre les mailles du tissu, du sang infiltré, coagulé, que le lavage ne parvient pas à faire disparaître complètement.
En résumé, les indciations médico-légales des hypostases concernent :
1° La certitude de la mort;
2° La date de la mort;
3° La position occupée par le cadavre.
6° Rigidité cadavérique. Nous avons déjà noté que le premier phénomène qui s'observe du côté des muscles après la mort, est le relâchement complet, lequel permet au cadavre de s'adapter aux surfaces sur lesquelles il repose. Mais ces muscles ne tardent pas à être envahis peu à peu par une raideur telle que, lorsqu'elle est complète, le cadavre peut être soulevé tout d'un pièce.
La rigidité musculaire n'atteint que les muscles, mais tous les muscles, tant ceux de la vie de relation que ceux de la vie organique. Aucun sujet n'y échappe, pas même les fœtus morts dans le sein de leur mère.
Deux théories semblent se partager les opinions relatives à la nature de la rigidité cadavérique. L'une déjà ancienne due à Brucke
( 1842), ;iM ribue la ité à la le la m o
lactique qui se développe dai < r mort. 1/- m
du repos a en effel une réaction alcaline; pendant la : mme
pendant le mouvement, cette réacl on devient MM. I...
sagne et Martin, dans des travaux irrbleni d'autre
avoir démonl r»'- que si la rigidité doit 01 re attr b
l<- la myosine, la cause d< ation «i '-£>- -ji«1, di«*ent ces air-
non pis de l'acidité ma léVdiydratation du n.
fournissent plusieurs exenr] I l'appui hypoth<
exemple, on déshydrate artificiellemenl un muscle, la rigidité
Iplus précoce; si au contraire, on l'hydrate, la
momentanément. Lee maladies favorisant la déshydratation, ren
plu- précoce l'apparition de h rigidil spli-
cation la plus sérieuse qui ail été fournie, de l'intens
de la rigidité, chez les sujets ayant subi l'action prolongée d'une forte
chaleur tomme celle d'un in» i
La rigidité cadavérique peut parfois être confondue a gélation. Mais taudis que la dureté de la congélation les tissus; la rigidité, elle, n'atteint que les mus tion a lieu immédiatement après la mort, la ri< q
manifeste dès que la congélation a disparu.
La rigidité cadavérique liffk-ile à vaineri
vaincue, si elle se trouve encore dans la période de développement^ peut réapparaître quoiqu'à un degré moindre; si, au contraire elle est déjà complète, elle ne réapparaît plu-.
Les muscles qui entrent eu rigidité cadavérique, ?e sent comme font d'ailleurs }v> muscles eu contracte z le vivant.
Ce fait peut expliquer certains mouvements ou déplacements ; notables tels: le relèvement du maxillaire inférieur, le rapprochement du pouce et de l'index. Le relâchement musculaire qui suit immédiatement 'la mort fait que les membr - Prieurs prennent tout naturellement la position demi-fléehie, position qu'ils rvent pen-
dant h durée de la rigidité; mais si. aie -ilôt après la mort, on défléchit les doigts ou les bras, la rigidité les ramènera dans la position de demi-flexion.
Notons encore la rétraction du pénis et du scrotum, la chair de poule, l'expulsion spontané du fœtus par l'action combinée de la rigidité cadavérique utérine et de la pression des gaz abdominaux.
La rigidité cadavérique débute par les muscles la vie orga-
nique et le coeur semble être un des premiers orgar.es atteints. Elle envahit ensuite les autres muselés en commençant par la face et le cou, pour suivre une marche progressive mais non constante vers les membres supérieurs, le tronc et les membres inférieurs. Elle paraît dan-- l'ordre qu'elle est renne.
Plusieurs facteurs peuvent la faire varier dans son intensité, sa
durée et l'époque de son apparition; mais ces trois termes seraient d "après Nysten, étroitement liés et 'dépendraient de l'état de conservation des muscles au moment de la mort. Parmi les principaux facteurs connus, il y a l'âge, la température ambiante et enfin la cause de la mort.
lOhez les enfants comme chez les vieillards, la rigidité est* précoce, de faible intensité et de courte durée, contrairement à ce qui a lieu en général chez l'adulte. Chez les nouveau-nés comme chez les très-vieilles personnes, elle peut apparaître dix minutes à un quart d'heure après la mort. Il est certain que le froid et la température chaude hâtent toutes deux, l'apparition de la rigidité, son intensité f t sa durée.
Quant à ce qui a trait à la cause de la mort, on admet comme règle générale que, chez tous les sujets présentant au moment de la mort un système musculaire affaibli ou fatigué par maladies ou autrement, la rigidité est précoce, faible et courte; le contraire existe par conséquent chez les individus morts subitement, par accident ou par violence, c'est-à-dire avec un système musculaire intact.
Un membre séparé du tronc entre en rigidité, mais un peu plus tardivement que celui qui n'en a pas été détaché. La paralysie musculaire n empêche pas non plus l'établissement de la rigidité, excepté si elle a déterminé l'atrophie du membre.
A la suite de maladies eonvul-sivantes comme le tétanos, l'empoisonnement par la strychnine, etc.; à la suite d'électrocution par un courant de haute tension, on constate que la rigidité cadavérique est très-précoce, intense et die longiie durée. m
Notons enfin que la rigidité cadavérique peut s'emparer du cadavre dès le moment de la mort, et ainsi fixer un ou plusieurs membres, ou même le corps tout entier dans l'attitude iprise au dernier moment de la vie. Cette rigidité particulière porte le nom de spasme cadavérique et aucun auteur ne paraît plus en nier la réalité à cause des nombreux exemples rapportés.
Les faits de' spasme généralisé ont été observés surtout sur les champs de bataille et nul doute que la guerre actuelle doive nous en fournir encore quelques-uns.
Au spasme localisé se rattache la conservation soit de l'expression physionomique, soit d'une attitude due d'abord à un acte vital et fixée par le spa-ano cadavérique. Tous les auteurs citent des exemples d'individus trouvé-' morts avec une arme (revolver, rasoir etc.) fortement serrée dans la m<im.
Les conditions étiologiques du spasime cadavérique ne semblent pas encore bien connues; mais on l'a observé dans le< deux circonstances suivantes: quand l'individu est mort au moment d'une violente contraction musculaire, comme par exemple, à la suite du tétanos, de l'empoisonnement par la strychnine, et d'autre part, quand un indi-
vidu sain meurl subitement, atteinl riolemi eur on I la ••
(blessure • nerveux Bupéi ou de
de- feu ).
En résumé, les indications médico-L ada-
vérique concernenl :
l ° La certitude de La mori ;
2° La date approximal • la moi dite cadavérique apparaît, en général de deui la
mort; au bout de dix-huit à vingt-quatre heiu ée;
elle cesse après to^nte-sh à quarante-huit heup
3° L'endroit où l'i udi vidll est mort. : -i ]•■- pai
du corps s'adaptent bien aux sur qu • l|in livî lu n'a :
déplacé ou l'a été peu de temps après la morl
membres sont dans une position contraire aux lo ur,