AFFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES
a. Pneumonie. — Bile n'entre évidemment dans le cadre des morts subites médico-légales que lorsqu'elle a évolué d'une façon latente, chose assez fréquente chez les vieillards, les alcooliques, les aliénés, mais exceptionnelle chez les jeunes personnes.
L'histoire du cas est presque toujours la même; les malades ne se plaignent d'aucun malaise, se lèvent, mangent comme d'habitude, •enfin aucun signe extérieur ne laisse soupçonner l'issue fatale.
b. Pleurésie. — A côté de la pneumonie se place la pleurésie
arec •' ■i'Mii' hem en! séreux ou aéro-purulent dai
{.rut évoluer insidieusement, -ans ï\r\ re, el surtout soufflemenl si Fi
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Bile |»;i!-;iît être de toute- les affection* cause le plus grand nombre de mon.- imprévues.
Quanl à la symphyse pleuro-pulmonaire, d'oi I tu-
bercuileuse, il est certain que lorsqu'elle existe des déni die
est susceptible d'entraîner un troubh ipiraiioi
ainsi de prédisposer à a mort subit*-.
c. Embolies pulmonaires. — Noue ne fero la ici que mentionner les embolies microbienne», septiquee par conséquent, qui détermi"
nent des abcès (abcès métasta tiques) auxquels la mort doit tire attribuée. Plus intéressantes bien que rares sont les embolies gazeuse* ou graisseuses obstruant les Vaisseaux capillaires du poumon ou du cerveau, suivant les veines atteintes par le traumatisme.
L'embolie pulmonaire est surtout fréquente dans la phlébite : pérale (voir mort subite chez la femme pendant les suites de couche) et plus rarement chez les variqueux des membres inférieurs. Une embolie volumineuse obstruant le tronc ou l'une des grosses branches de l'artère pulmonaire, a toujours pour origine quelque cardiopathie amenant' la formation de caillots dans le coeur droit.
L'infarctus pulmonaire, conséquence de l'embolie dans l'intérieur même du poumon, apparaît à l'oeil nu, sous forme d'un nodule pyramidal, noir et dur, au sommet duquel on retrouve souvent le caillot, cause de la lésion.
Il faut distinguer le caillot embolique formé pendant la vie, de3 caillots qui se forment après la mort ou au moment de l'agonie. Ceux-ci sont mous, gorgés de liquide, toujours rouges et non adhérents aux parois; le premier au contraire est sec, friable, toujours plus ou moins adhérent aux parois.
On recherchera le point de départ de l'embolus, soit dans coeur droit, soit dans les veines saphènes et fémorales, soit dans veines du bassin, etc.
d. Oedem pulmonaire. — On rencontre presqu'invariablement une sorte de congestion oedémateuse des poumons chez les individus qui ont succombé à une agonie assez prolongée ; ce n'est pas là pourtant, l'oedème vrai, c'est-à-dire celui qui, d'une façon plus ou foudroyante, atteint les individus souffrant de lésions chroniques de l'aorte (aortite chronique)' ou des reins (sclérose rénale).
•L'oedème est alors bilatéral: les poumons sont énormes, distendus, rosés et laissent écouler par pression un liquide mousseux, légèrement teinté; les voies respiratoires sont gorgées d'une mousse fine.
ARTICLE III