MORT SUBITE CHEZ L'ENFANT
La mort subite chez l'enfant est surtout fréquente durant la première année et reconnaît alors une étiologie spéciale.
a. Dans les dermatoses. — La mort subite dans les dermatoses est connue depuis longtemps. On accuse surtout l'eczéma qui, par obstacle à l'élimination cutanée, entraîne rapidement des accidents toxhémiques mortels.
En réalité, il faut reconnaître dans les dermatoses deux genres de complications, qui sont d'une part, la néphrite, la myocardite, la broncho^pneumonie, etc; d'autre part, l'accumulation rapidement mortelle de toxines clans l'organisme.
b. Dans les affections de l'appareil respiratoire. — On mentionne l'obstruction des voies respiratoires par la sucette (Taylor), par un morceau de pain (Vibert) par des ascarides (Par rot).
Simmonds décrit un cas de mort subite par coryza pneumococcique avec oedème de la luette.* L'oedème de la glotte esl souvent • \ n accident mortel pendant l'évolution d'abcès rétro-pharyngiens.
La diphtérie détermine la mort subite à tout âge, mais surtout t après cinq ans ; on rencontre encore la mort subite dans la coqueluche, ipar attaque convulsive ou par hémorrhagie méningée.
De toutes les causes de mort subite chez l'enfant, la bronchite aiguë capillaire est indiscutablement la plus fréquente; avec cela qu'elle ne s'accompagne souvent d'aucun symptôme pouvant laisser prévoir un dénouement aussi rapide. A l'autopsie, on trouvé* de la congestion, parfois des noyaux de broncho-pneumonie; mais la lésion principale est la présence de pus ou de muco-pus dans la trachée, les bronches et surtout les bronchioles.
Le myocarde est en outre souvent affecté.
c. Dans les affections de l'appareil digestif. — L'entérite aiguë est la cause la plus fréquente après la bronchite aiguë, et de même que cette dernière, elle ne se manifeste très souvent que par quelques symptômes insignifiants: vomissements, diarrhée légère, .etc*
A l'autopsie, on trouve de la congestion de la muqueuse intestinale, surtout au niveau des plaques de Peyer qui sont hypertrophiées; cette dernière est en outre recouverte d'un mucus floconneux et de matières presque toujours verdâtres.
d. Dans les affections du système nerveux. — La méningite a rarement une évolution foudroyante, excepté la forme cérébro-spinale.
Ce que l'on voit plutôt dans les premiers jours qui suivent la naissance, c'est la mort subite par hémorrhagie méningée à la suite d'accouchements dystociques.
e. Dans les lésions des capsules surrénales. — Nous avons déjà mentionné la tuberculose des capsules surrénales (maladie d'Addison)* comme cause de la mort subite chez l'enfant; mais l'hémorrhagie de ces glandes par suite de toxi-infections, est une cause de beaucoup plus fréquente.
/. Dans la syphilis. — La mortalité dans l'hérédo-syphihs oscille entre 5.8 et 8.3 pour 100 et d'une façon subite dans les premiers jours ('Gaston) ou dans les premiers mois.
g. Dans l'hypertrophie du thymus. — Il est admis que l'hyper trophie du thymus est une cause fréquente de mort subite chez l'enfant.
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que année de S grammes environ, jusque la troisième on elle
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EX Olivier cité par Thoinot, 'lit que l'on ette
glande comme hypertrophiée si, dans les deus premier» poids dépasse L5 grammes.
Dans la majorité des cas, il semble que la mort thymique 1 subite qu'en apparence, la crise mortelle (ao ition) étant
précédée dn cornage bien caractéristique, 'lu ) la corn m <-\f-r-
s?èe sur la trachée par la glande hypertrophiée.
ARTICLK VIII.