ELECTRICITE INDUSTRIELLE
'L'industrie utilise l'électricité sous forme de courants continus ou alternatifs. Ces derniers seraient aussi dangereux que les courants •continus, lorsque leur fréquence n'atteint que 30 à 50 périodes par seconde, tandis qu'à haute fréquence (10,000 par seconde), ils s raient tout à fait inoffensifs.
A part les courants industriels de faible tension comme eeux de3 téléphones et des télégraphes, courants tout à fait inoffensifs, il y a ceux de la llumière électrique d'une tension de 110 volts, ceux des tramways (500 à 800 volts), ceux à l'usage des chemins de fer (3000 à 5000 volts), enfin les courants de haute tension (50,000 volts et plus) transportant à distance l'énergie.
Le corps vient-il à toucher un de ces conducteurs électriques, il se produit aux points de contact, des brûlures. Si le contact a été double, la brûlure a ilieu à la fois au point d'entrée et à celui de sortie du courant; si le contact a été simple, alors la brûlure est unique.
Elle est tantôt légère (1er et 2ème degré), et dans le cas d'éry- Il ème seulement, il arrive qu'elle n'est pas visible sur le cadavre; tantôt elle consiste dans une véritable carbonisation des tissus: peau, muscles, tendons et os.
Le .degré de la brûlure dépend de la tension (voltage) du courant et, clans une certaine mesure, de la longueur du contact. Lors-
que ces deux conditions ée trouvent réunies, la brûlure peut aller qu'à la section complète d'un membre.
Le long contact se trouve favorisé par la contraction tétanique des muscles, qui empêche l'individu de lâcher prise.
L'aspect de la brûlure électrique est assez caractéristique. El e apparaît avec -des bords bien limités et un fond noirâtre, dur et comme du parchemin; elle ne donne lieu à aucune réaction inf matoire, ni bourgeonnement, ni suppuration; elle demeure a* tique pendant son évolution. iSon pronostic fonctionnel varie au • son siège et surtout avec sa profondeur.
Lorsque la victime survit à un choc électrique, elle peut conse pendant longtemps des troubles généraux portant surtout sur lé système musculaire (parésie, paralysie) et nerveux: eéphaJlée, vertiges,. palpitations, etc.)
Quand la mort survient rapidement après l'accident, PautopsL montre très souvent négative; quand au contraire la mort est lent peut souvent constater, en outre des brûlures, les signes d'aspli et parfois des hémorrhagies médullaires et cérébrales, notamment sur le plancher des 3ième et 4iême ventricules; on a aussi noté des morrhagies méningées, pleurales, péricardiques, etc.
La mort se produit par trois mécanismes principaux: choc ;. système nerveux central produit surtout par des courants de haute tension, paralysie cardiaque amenée par les courants de tension moyen ne et surtout lorsque le coeur se trouve sur le passage du courant, enfin asphyxie déterminée par les courants de tension peu élevée mais capable de tétaniser les muscles respiratoires.
La tension suffisante pour déterminer la mort paraît être de •' à 400 volts, mais il ne faudrait pas croire qu'une tension inférieure •a -ce chiffre n'est, en aucun cas, dangereuse pour la vie; tout dépej I de la résistance très "variable du corps humain, au passage du courant électrique.
Balthasar chiffre, la résistance normale du corps humain, à 000 ohms (CMaister donne seulement 30,000 ohms)' lorsque 4a | tti sèche; mais si celle-ci, le corps entier, ou les vêtements, son! mides, cette résistance est susceptible de diminuer dans des pr> tions considérables et dangereuses pour la vie, comme le démon* ks exemples suivants:
a.) 'Supposons un courant d'une tension de 110 volts (lumière) traversant un corps normal, c'est-à-dire ayant une résistance de 4<' ohms, l'intensité ou ampérage de ce courant sera très faible:
110 volts 1=2.7 milliampères
40,000 ohms
Une telle intensité n'offre aucun danger pour les mains calleuses de l'ouvrier, non plus que celle représentée dans l'exemple suh
h. | 350 volts I 8.1 milliarrrpères.
10,000 ohms
Mais si, par suite d'humidité de la peau, due à la transpiration ou a In pluie, la résistance normale du cor;- tombe à 20,000, L0,< 5,000, 1,800 ohms, le voltage restant le même (110 rolti où volts), l'intensité, elle, monte en proportion, exemple:
r.) I 10 ?0ltS
j=r!)o milliampèn
1,200 ohms
Or 80 milliampères dans le corps -l'un chien pendant dix minutes, déterminent sûrement la mort.
Les faibles voltages sont d'autant plus dangereux qu'ils ue àuisent pas les brûlures instantanées h isolatrices les ha \U
OHAPITBE VIII.