I. SYMPTOMES
On remarque que sous ['action du froid, La peau devient pâle par contraction i\v> petits vaisseaux* mais cette pâleur fait bientôt place à la congestion, au moins sur les parties découvertes el sanguines comme les jonc-.
La somnolence, l'abattement, le ralentissement du coeur et d respiration, la torpeur intellectuelle, l'affaiblissement graduel des forées musculaires, sont les signes généraux de l'atteinte Lrra\ l'organisme par le froid.
L'action du froid présente beaucoup d'analogie a' •■ de la
chaleur. 11 produit en effet trois degrés de lésions: érythème, phlyctènes et escarres.
§ II. LESIONS CADÂ VERIQUES
La congélation rend le tissu adipeux plus dur: elle fixe les membres comme le fait la rigidité cadavérique; elle fait éclater les ouïes rouges; mais ce ne sont pas là des signes vrais de la mort par le froid.
Lorsque la congélation a rendu les membres rigides avant l'a rition de la rigidité cadavérique, on peut souvent voir cett rnière apparaître à son tour, quoique faiblement, après la décongélation.
L'éclatement des globules rouges peut Se démontrer en plaçant au contact de sérum physiologique, dans un premier tul>e, un morceau de viande fraîche et non congelée, et dans un second tube, un morceau de viande ayant subi la congélation. On remarquera que le sérum est à peine coloré dans le premier tube, tandis qu'il l'est fortement dans le second.
On ne peut compter sur aucun signe vraiment caractéristique de la mort par le froid. La coloration rouge clair (par oxygénation) du sang des Organes et des tissus, et notamment, des régions h] tasiées, la congestion des poumons, l'écume dans la trachée, etc.. ceux rencontrés le jv'.us fréquemment.
II est évident que s'il existe sur le cadavre des parties (pi mains, oreille-, nez) présentant des caractères de la congélation pendant la vie, tels que, érythème, phlyetènes séreuses ou purulentes,, escarres, on est en droit de conclure que l'individu a supporté l'action du froid, alors qu'il était encore vivant.
ARTICLE II