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IV. Cultures du Bacille du choléra du porc

Le bacille de Salmon est aérobie et aussi parfaitement anaérobie : nos essais de culture dans le vide (dans le bouillon) ont été peu nombreux, mais probants : le bacille de Salmon, ainsi cultivé, a bien poussé en vingt-quatre heures à l'étuve, a tué le cobaye et, transplanté sur la gélatine en strie, y a présenté ses caractères typiques. Il pousse bien dans les bouillons, sur la gélatine, la gélose et la pomme de terre. La semence sera prise dans le sang ou la rate «) Culture dans les rouillons. — Les bouillons neutres, peptonisés ou non, conviennent bien au bacille du llog-choléra; le bouillon légèrement acide même n'arrête pas son dévnlo|ipement. En vingtquatre ou trente-six heures le bouillon ensemencé, mis à l'étuve à 37''-39°, se trouble sans apparence spéciale.

6) CuLTUFiK i)K LA (iKLATLNE. — La culturc sur gélatine se fera soit en slrie, soit yiar pii/ure.

« Ensemencé en strie, le i)acillc de Salmon donne des colonies d'aspect pàle, à bords nettement définis, mais irréguliers, avec une légère saillie vers le centre. » Tantôt les colonies restent espacées

MALADIES MICKOIUENNES.

lorsque la semence était peu riche en microbes, tantôt elles se réunissent sur toute la longueur de la strie d'ensemencement.

La culture sur la gélatine en strie présente trois caractères assez nets, que nous avons toujours retrouvés et qui nous semblent dignes d'être mentionnés. Ce sont : la temte bleue de la colonie examinée par transparence à ses débuts; le trouble de la gélatine, qui semble comme nuageuse dans toute la profondeur du milieu recouvert par la couche de culture : cet aspect ne se rencontre que lorsque la culture date de quelques jours; enfin ïépaississf'mcnt de la strie de culture, qui devient saillante, blanche et crémeuse dans les cultures anciennes.

Parfois encore les bords de la culture sont dentelés; cette apparence ne se rencontre pas toujours.

Jamais le bacille du choléra du porc ne liquéfie la gélatine sur laquelle il se développe.

Ensemencé par^ng^wr le microbe du choléra du porc se développe, le long du trajet de l'aiguille, sous forme de colonies blanches, irrégulières, arrondies, hérissées d'aspérités, d'aspect cristallin; à la surface de la gélatine, il se forme une couche épaisse, blanche, crémeuse, qui gagne rapidement les bords du tube, et qui souvent dessine à la périphérie une sorte de fin réseau en forme de dentelle.

Enfin dans les vieilles cultures sur gélatine on voit souvent se former au voisinage de la culture des cristallisations élégantes de chlorure de sodium (Nocard).

c) Culture suk l\ gélose. — Sur la gélose ensemencée en strie et mise à l'étuve, se développe rapidement une couche blanchâtre.

d) La POMME DE TERRE donuc une culture très intéressante et assez typique du bacille du Hog-choléra.

ROUGET DU PORC

Sur tout le trajet de la strie d'ensemencement il se forme une culture brun clair d'abord, prenant une teinte brun foncé lorsqu'elle vieillit, teinte qui rappelle de loin celle de la culture de la morve ; les bords de la culture sont nels et saillants.

L'cxami'ii microscopique des cultures est des plus faciles, et doit se faire sans coloration et avec coloration. L'examen à l'état frais permettra de constater un caractère fort important : la mobilité du bacille.

L'examen avec coloration ne présente rien de particulier.

Les cultures du microbe du liog-choléra conservent très lonfitemps leur végétabilité et leur virub'uce (plus d'un an).

Résumé.

En résumé, le bacille du clioléra du porc est aérobie et anaérobie ; il est mobile ; il pousse dans tous les milieux de culture en prenant sur la gélatine, quil ne liquéfie pas, et sur la pomme de terre, des apparences assez spéciales. Il se colore bien par lesdifTérentes couleurs d'aniline, mais ne prend pas le Gram ni le Weigert.

ROUGET DU PORC

C'est aux recherches de Pasteur et Thuillier qu'on doit la découverte du bacille du rouget.

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