MAMMITK DES VACHES LAITIÈRES
le dépôt augmenter d'épaisseur; puis elle se ralentit pour cesser bientôt complètement ; le dépôt se tasse et constitue, à la longue, une pellicule assez solide formée d'une myriade de chapelets enchevêtrés en tous sens et comme feutrés.
« Si l'on a soin d'ensemencer chaque jour un nouveau ballon de culture avec la culture de la veille, on peut l'entretenir indéfiniment avec tous les caractères qu'elle offrait au début; mais si l'on attend quelques semaines pour faire une nouvelle culture, il peut se faire que le liquide ensemencé demeure stérile : l'organisme a perdu la faculté de se reproduire ; toutes choses égales d'ailleurs, il reste vivant beaucoup plus lonj^temps dans les ballons qui sont conservés à l'abri de la lumière. »
Tout ce que nous venons de dire des cultures à l'air s'applique aux cultures dans le vide.
(( En ajoutant au liquide de culture une petite quantilé de carbonate de chaux pulvérisé, on lui conserve sa réaction alcaline, et l'on obtient une culture beaucoup plus abondante. De plus, même alors que la pullulation du microbe a depuis longtemps cessé, ce microbe est resté vivant avec toutes ses propriétés, et lorsqu'on le sème dans un mili(>u favorable, il pousse aussi vigoureusement que tout d'abord.
<< Nous avons pu obtenir de belles cultures en puisant la semence dans dos cultures vieilles de 4, G et 8 mois, lorsqu'au liquide de culture nous avions eu le soin d'ajouter un peu de carbonate de chaux. »
2" Ci:LTi-fti:s dans li:s mii.iiîcx soluuîs. — a) Gélatine. — (( Inoculé par piqûre dans la gélatinepeplone, dès le troisième jour l'organisme accuse son développement j)ar unf mince pellicule arrondie, peu éteiulue ù la surface, et par un léger trouble tout le long du trajet de l'aiguille; bienlôt
MALADIES MICROBIENNES
on y voil. apparaître un grand nombre de petits points blanchâtres, opaques, granuleux, dont l'entassement l'orme au centre de la gélatine une ligne épaisse à bords dentelés. Une seule l'ois nous avons vu s'irradier de celte ligne centrale dans l'épaisseur de la gélatine une multitude d'arborisations délicates, ramifiées en tous sens.
(( Inoculé par stries à la surface de la gélatinepeptone, il apparaît, le long de la strie, de chaque côté, sur une petite étendue en surface, une inlînil(; de petites colonies arrondies, translucides, reflétant une teinte blanchâtre, qui se confondent parfois en une mince pellicule dont les bords, nettement délimités, paraissent plus épais et plus opaques.
« Les cultures sur plaques dans la gélatinepeptone donnent, à la température de 16 à 18 degrés, des colonies que l'on commence à percevoir dès le 'troisième ou le quatrième jour; elles se développent indilîéremment dans les couches superficielles ou dans les couclies profondes de la gélatine, sous forme de petites masses rondes, légèrement granuleuses, très nettement délimitées sur leur contour. D'abord transparentes, elles prennent bientôt, lorsqu'on les examine au microscope (Verick : obj. 2; ocul. 2.), une teinte jaune clair qui brunit peu à peu, à mesure qu'elles grandissent et qu'elles vieillissent. Leur développement n'est jamais très considérable; au bout de cinq à six semaines, celles qui ont poussé à la surface de la gélatine forment une saillie Irès appréciable; elles ont alors à l'œil nu une couleur blanchâtre : au microscope elles semblent brunes et opaques ; mais elles resicnt toujours bien délimitées et leur contour est accusé par une ligne très nette. »
Le strcptococcus de lamammite conlagiensc ne liquéfie 2') a s la gclalinc.