MILIEUX TRANSPARENTS
la partie supérioure du Uibe desUiioe à loger le tampon d'oualc; faute de celte précaution, ce tampon, après le refroidissement, adhérerait au verre. On remplit chaque tube jusqu'au (juart ou au tiers inférieur environ.
Ceci fait, on met en place les tampons d'ouate, et ou les recouvre d'un capuchon en papier-filtre.
On stérilise ensuite une l'ois encore la gélatine en soumettant les tubes dans l'autoclave tn-10.o° pendant un quart d'heure.
On les retire ; on en place un certain nombre, destinés aux cultures en strie sur un plan incliné, on laisse les autres dans la position verticale. Par le refroidissement la gélatine fait prise et est prête pour les ensemencements (Ij.
B. GÉLOSE.
La gélose est le produit colloïde retiré par Payen d'une algue à laquelle les Allemands ont donné le nom (ïaijnr-ngur : on trouve cette gélose dans le commerce.
l'rt'iiaration. — On procède comme nous l'avons dit pour la gélatine; on remjilace 10 grammes de gélatine par 1 gramme de gélose, soit .'1 ijrammcs dc(jélos€ ])our liOd grammes de bouillon. On ajoute égalcmeni, I p. 100 de pcptone, 1/2 p. 100 de sel marin, et une trace de phosphate de potasse.
La gélose avant son emploi doit être coupée en petits fragments et lavée dans l'eau distillée.
(I) Voici un moyi'ii plus riifiido di- f.itiriqiHT l:i g/'lnliiir : "U mi:t (l.ius le Ixjiiillon pi-qmr r iMimmi; il est dit ci-dussiis la (]uiiiilil(' viniluo di! géhitiiie, df poptono, do ar\ marin, et on porto lo loul dans l'anloclavo. On élovc la toinpoialuro à 100°, et tout aussitôt a ll'i». Lorsque cnlto tom|)<Tatiir<' ost attointo, on éloiul \r i::u.. On ntloud que le inanoniolre descende a 0; on retir(! alors, on lillie el on achève connue ci-dessus.
On porlc le mélange à 100" dans l'autoclave pendant une lieure ; on alcaUnise ; on laisse alors tomber la température au-dessous de 50°, et on ajoute un blanc d'œuf que l'on agile fortement dans le liquide. Le tout est ensuite mis à l'autoclave et porté jusqu'à la température de iiS^.
Dès que le manomètre indique cette température, on éteint le gaz. Lorsque le manomètre est à 0, on ouvre l'autoclave, on retire et on filtre sur un papier épais et dense préalablement mouillé. La filtration se fait très vite, et le liquide obtenu est presque incolore et transparent.
Il ne reste plus alors qu'à distribuer la gélose dans des tubes à essai stérilisés, comme nous l'avons dit pour la gélatine.
On stérilise les tubes remplis à 105" pendant un quart d'heure ; on peut même sans inconvénient porter la température jusqu'à + 115°.
Les tubes seront laissés, pour la solidification, soit dans la position verticale, soit plutôt dans la position inclini'C, la gélose se prêtant mieux, ainsi que nous le dirons jilus tard (cliap. V) aux cultures en surface, en strie.
La gélose a sur la gélatine un grand avantage : on peut l'exposer à la température de l'étuve ('M° à 41°) sans qu'elle se liquéfie, comme le ferait la gélatine, qui fond au-dessus de -I- 18°. Le seul reproche qu'on puisse lui faire, c'est qu'elle est toujours légèrement louche; cependant un peu d'habitude et d'adresse fera obtenir un produit presque transparent.
On peut ajouter à la gélatine et à la gélose de la glycérine, du glycosc, de la leucine, de la dextrinc, ctunme le fout M^L Nocard et Roux pour cultiver la tuberculose. .\ous reparlerons en son lieu de cette pratique.