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MILIEUX DEMI-TRANSPARENTS

et on incise avec le l)islouri rapidement Ûnnibé. Le sang jaillit. On retire alors vivement le bec de la canule du tube en caoutchouc, on en tlambe la surface extérieure sur la flamme de la lampe à alcool, et on l'introduit dans le vaisseau; les doigts d'un aide en assurent la iixité. On lait aussi comprimer le tube de caoutchouc pour éviter toute perte de sang inutile. On saisit alors le vase à sérum; on lirise l'extrémité de la tige de verre qui le surmonte, et sur laquelle on a l'ait à l'avance, nous l'avons dit ailleurs, un trait de couteau à verre pour faciliter cette ouverture; on flambe rapidement les bords de celle-ci et on adapte la tige de verre sur l'extrémité libre du tube de caoutchouc. On fait cesser la compression exercée sur ce tube, et le sang coule librement dans le récipient.

Lorsque ce premier vase est rempli, on fait à nouveau comprimer le caoutchouc pour arrêter l'écoulement du sang, on retire le vase; on en apprête rapidement un second, qu'on adapte au tube de caoutchouc et qu'on laisse remplir comme le premier, etc. Lorsqu'on a rempli le nombre de récipients voulu, on retire la canule, on ligature l'artère, et on ferme la plaie par quelques points do suture.

L'opération sur la jugulaire est plus simple : « les dimensions de ce vaisseau, sa situation sous la peau rendent l'opération facile. » On prendra un trocart sti';rilisé, tid que le tube de verre ajusté sur le vase à, si'iruin jiuisse pénétr(!r dans sa canule et la fermei' exactcmi'ut.

« On iiratiqnora l'hiwnoslase à la Itasedii cou, et la veine jugulaire ap|)ai'ait sous la fornied'un cui don cylindrique, saillant et fluctuant. On coujie les poils au niveau du point où l'on veut faim la ponction, et on hrùle fMisuit(! fortement la pr;iu au nioyfMi d'une tige de fer ioui.'ie;iu feu. A li'avcrs la

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peau brûlée on fait pénétrer le trocart flambé dans la veine; on retire le dard, et dans la canule restée en place, le tube de verre est introduit après que son extrémité a été coupée et passée dans la flamme. Le sang s'écoule alors dans le récipient à l'abri de toutes les impuretés. » (Nocard et Roux, Annales Pasleiw, t. I, p. 21.)

On transporte les récipients dans un endroit frais après avoir enlevé la tige de verre qui les surmonte : il suffit pour cela de maintenir de la main gauche le tampon d'ouate qui recouvre le vase, tandis que la main droite enlève cette tige : l'ouate comble immédiatement le vide laissé par le passage de la tige.

La rétraction du caillot se fait en vingt-quatre ou quarante-huit heures ; il vaut mieux attendre quarante-huit heures.

Lorsque la rétraction du caillot est complète, on recueille le sérum.

Pour accomplir cette opération, prenez une pipette Ghamberland stérilisée; brisez l'extrémité de l'effilure latérale et passez deux ou trois fois cette eflilure dans la tlamnie de la lampe à alcool. Soulevez alors légèrement le tampon d'ouate du vase de sérum, juste (inscz pour donner pasS(((jc à VOffilure de la pipette, et plongez celle-ci dans le sérum, en ayunl soin que son extrémité ne touche pas le caillot, mais se rapproche des parois du vase, et aspirez.

Lorsque la pipette est remplie, on la retire, et on tenue l'extrémité de sou effilurc à la lampe. Ou procède ensuite à remplissage d'une nouvelle pipette, etc.

On place les pipettes remplies de sérum dans un endroit frais, et on laisse au repos douze heures au moins, de façon que les (juelques globules rouges en suspension se déposent au fond du vase.

MILIEUK DEMI-TRANSPARENTS.

SI

Cette série de manipulations donne un sérum transparent, jaune citrin, que l'on peut conserver dans les pipettes aussi longtemps qu'on le désire.

Dhtribudon du sériDndaiis les Inbes à essai ; (ji'lalinisdtion duns l'appareil de Koch iin de Roux.

On prend pour cette opération des tubes à essai stérilisés et bouchés que l'on place sur une table, en même temps qu'un couteau à verre, une lampe à alcool, et la pipette Chamberland contenant h; sérum.

On brise d"un trait de couteau à verre l'extrémité de l'effilure latérale de la pipette ; on prend la pipette dans la main droite, et l'on stérilise l'eflilure dans toute sa longueur sur la ilamme de la lampe à alcool.

De la main gauche on saisit un tube à essai; on appuie solidement cette main sur le bord de la table, et l'on donne au tube qu'elle tient une direction presque horizontale. Le tube et la main doivent dès lors rester immobiles pendant toute l'opération du remplissage, car tout mouvement inopportun ferait pénétrer de l'air dans le tube, et avec l'air des germes qui infecteraient le sérum. On passe une fois encore l'eftilure de la pipette dans la flamirie, et des doigts libres de la main droite on enlève le tampon d'ouate du tube à essai.

On introduit alors l'effilure dans le tiers supérieur du tube; on souftlc par la tubulure supérieure delà pipette, et on remjjlit le quart du tube : il no faut pas dépasser cette hauteur, car la conclue de sérum trop épaisse se gélatiniserait diflicib'ment. On retire l'effilure sans la laisser touclier il la f)aroi du Iniie, et on recouvre cidui-ci de sou tanifion d'ouate. Ou recommence, pour chaque tube il remplii', la même opcM-al ion.

Toutes ces niauipulatioiis doivent être faites vivement, ce qui diinimn' 1rs rhances d'infection.

Les tubes à essai remplis de sérum sont placés dans l'appareil de Koch ou de Roux sur le plan incliné du plancher, les tampons d'ouate en haut (fig. 16).

Fig. lu. — Slérilisateui- à sérum.

Le sérum s'étale en couche oblique dans les tubes.

On règle la tempéraluro de l'appareil à +68", et on surveille la solidification. Le sérum en se gélatinisant devient jaune clair, opalin, semitransparent.

Les tubes solidiliés sont retirés de l'appareil; dès quils sont refroidis, ils sont prêts à être mis en usage.

MM. Roux etNocard additionnent le sérum de glycérine pcptonisée et sucrée; nous reparlerons de cette pratique en temps et lieu (V. Tuberculose).

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