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dies (les fièvres aussi bien que les autres), phénomènes qui ne seront probablement jamais bien compris sans une connaissance intime de la doctrine des fermentations », écrivait le savant physicien anglais R. Boyle, à une époque déjà bien éloignée de nous (xvu" siècle). Cette prophétie de R. Boyle, il était réservé à M. Pasteur de la réaliser. Avant lui, on trouve éparsesçà et là dans la science, à la fin du xviii" siècle et au commencement du xix"^, quelques expériences qui soulevèrent un peu le voile obscur qui couvrait tous ces phénomènes mystérieux de la vie des infiniment petits : telles sont les expériences de Spallanzani (1765), de Gay-Lussac(1810), de Franz Schulze (1836). Cagniard Lalour et Schwann (1837) avaient même reconnu la nature animée de la levure qui produit la fermentation alcoolique, mais la doctrine de la générulion spontanée etladoctrine de Liebig (1839), qui voulait que la présence d'une matière animale ou végétale en putréfaction fût la condition nécessaire de toute fermentation, régnaient sans rivales dans la science. M. Pasteur ])ar des expériences désormais historiques renversa toutes ces théories. Il montra, d'une part, que la génération spontanée n'était qu'une fiction, résultant d'expériences inexactes; de l'autre, que les fermentations sont fonction de la vie cVêlrcs microscopiques auxquels il donna le nom de ferments. Il suffit de rappeler la série de ses beaux travaux sur les fermentations alcoolique, biUip-ique, acétique, sur la bière, sur les maladies du vin pour montrer le pas immense que la science, créée tout entière jiar lui, faisait en quelques années.

Ce n'est pas tout encore : le vù\o des infiniment petits dans la genèse des maladies, ce rôle que R. lioylc avait entrevu, M. Pasteur le démontrait bientôt dans ses Eludes sur la Maladie des vers à

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