BACILLE DE L’ENTÉRITE DES BOVIDÉS
Fig. 214.
B. de l’entérite chronique hypertrophiante.
Culture en strie sur un milieu à l’œuf peptoné et glycériné préparé avec du bouillon au cerveau de mouton additionné de 1 p. 100 de B. phlei tué (Twort et Ingram) .
immersion dans l’éricoline à 1 p. 100 ou dans Tantiformine à 20 p. 100 (1/2 heure) (M’Fadyean).
2° Caractères généraux des cultures. — Avant les travaux de Twort et Ingram (1911), la culture du bacille de l'entérite n’avait été réalisée, que par quelques expérimentateurs (Bugge et Albien, 1908), si bien que l’on est encore que peu renseigné à ce sujet.
Aérobie. Ne se développe que sur des milieux auxquels ont été incorporés des bacilles acido-résistants. Température optimum 39-40 degrés.
3° Caractères généraux des cultures sur milieux solides. — Les
milieux usuels ne conviennent pas.
Après un long séjour (18 mois) sur milieux spéciaux une souche s’est développée dans le bouillon de bœuf, peptoné et glycériné (Twort et Ingram, 1912).
Le milieu à l’œuf préconisé pour la culture du bacille de Koch, n’est pas nécessaire, on peut utiliser le bouillon gélosé et peptoné auquel on ajoute 4 p. 100 de glycérine et 1 p. 100 de corps microbiens secs et pulvérisés.
Le bacille du timothée, celui de la pbléole conviennent le mieux. Le bacille tuberculeux humain permet le développement, tandis qu’il n'est pas possible avec le bacille tuberculeux bovin et le bacille aviaire. L'extrait
ISOLEMENT, CULTURES
glycériné du bacille de la phléole convient mieux que le bacille lui-même.
Contrairement aux résultats* de Twort et Ingram le bacille tuberculeux aviaire serait très favorable à la culture du bacille de l’entérite chronique hypertrophiante (M’Fadyean), le dévelop-
Fig. 215.
B. de l’entérite chronique hypertrophiante. Produit obtenu par raclage de la muqueuse rectale (Meyer).
pement serait également possible sur les milieux additionnées de bacille tuberculeux bovin.
Holth préconise le sérum additionné de bouillon de foie, de glycérine et de 2 p. 100 de bacilles tuberculeux tués.
La gélose ordinaire additionnée d’un extrait glycériné de bacilles tuberculeux (1 p. 100) convient très bien pour le développement. (M’Fadyean, Sheather et Edwards),
La culture ressemble à celle du bacille tuberculeux bovin isolé depuis peu de l’organisme (Twort et Ingram).
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4° Caractères généraux des cultures en milieux liquides. — Mêmes indications relatives à leur composition que pour les milieux liquides.
Souvent le bacille de l’entérite chronique ne se développe pas en voile, il forme un sédiment de grains de coloration blanc jaunâtre.
B) — Coloration, caractères microscopiques
1° Coloration. — Se colore comme le bacille de Koch et les autres bacilles acido-résistants.
2° Mobilité. — Immobile.
3° Forme. — Bâtonnet court et épais de 0 p 5 à 1 p 5 de longueur sur 0 [x 3 à 0 [i 5 de largeur. Dans les préparations on trouve quelques éléments isolés, mais le plus souvent les bacilles sont réunis en amas de plusieurs dizaines d’exemplaires ou disposés en dents de peigne.
C) — Caractères biologiques
1° Habitat. — Mis en évidence seulement dans les lésions et les déjections virulentes. La possibilité de son existence saprophytique est admise (B. Bang).
D) — Action pathogène
1° Action naturelle. — Le bacille de l’entérite chronique hypertrophiante est la cause d’une maladie spéciale au bœuf, qui existerait peut-être aussi chez le mouton, chez le daim et chez le cheval. Elle est très répandue en Europe. Elle se manifeste après une incubation de plusieurs mois par un mauvais état général qui s’accompagne de diarrhée. Les animaux succombent après plusieurs semaines.
Les lésions sont celles de l’entérite chronique, elles existent sur l’intestin grêle et quelquefois sur la caillette, dont les parois sont épaissies et plissées.
TOXINES
L’infection doit être d’origine digestive, elle est réalisée par l’intermédiaire des aliments ou de l’eau de boisson souillés par les matières excrémentielles virulentes.
2° Action expérimentale. — Les résultats publiés sont encore peu nombreux, et beaucoup sont de peu de valeur. Souvent les animaux simultanément ingèrent le virus et sont inoculés dans les veines (Bang) . Plus souvent encore des lésions de tuberculose, de diverses origines, sont superposées aux lésions de l’entérite et rendent difficile l’interprétation des résultats.
A. Bovidés. — -a) Voie digestive. — L’ingestion de la muqueuse intestinale lésée (300 grammes) reproduit la maladie chez le veau (Bang, Meissner et Trapp). L’infection réussit également avec la culture (Twort et Ingram).
b) Inoculation veineuse. Inoculation péritonéale . — Permet de reproduire la maladie soit avec les produits virulents, .soit avec la culture.
B. Chèvre. — Avec la culture, inoculée dans la veine ou dans le péritoine, il e,st possible de reproduire la maladie (deux expériences) (Twort et Ingram).
C. Lapin. — a) Ingestion. — Aurait déterminé des lésions analogues à celles de la maladie naturelle dont il a été possible d’isoler un bacille dont les cultures avaient un type aviaire (Stuurman) .
b) Inoculation veineuse. — Manifeste la toxicité du bacille. Dans un cas il a été possible de reproduire des lésions analogues à celles de la maladie naturelle et renfermant des bacilles (C. C. Twort).