C. Cobaye, souris, lapin. — Résultats négatifs
E) — Toxines
Le produit analogue à la tuberculine qu’il est possible d’obtenir des cultures du bacille de l’entérite chronique, inoculé aux malades, provoque une réaction thermique, de l’œdème local, quelquefois de la diarrhée. Le produit peut être préparé
B ACILLE DE L’ENTÉRITE DES BOVIDÉS
avec les microbes recueillis sur des milieux dans la composition desquels il entre un extrait glycériné du bacille tuberculeux (II. Holth) ou seulement un extrait glycériné du bacille de la phléole (Twort et Ingram).
F) — Diagnostic bactériologique
1° Recherche du bacille. — Peut être assuré par l’examen microscopique des matières excrémentielles ou mieux par l’examen du produit obtenù en raclant légèrement avec l’ongle la muqueuse rectale. Les préparations sont colorées pour mettre en évidence les acido-résistants, elles montrent des bacilles courts et trapus, bien colorés en rouge, nombreux dans le champ du microscope, le plus souvent réunis en amas. Le seul aspect microscopique est caractéristique, il suffit pour assurer le diagnostic.
2° Séro-diagnostic. — Quelques essais de séro-diagnostic par l’agglutination et la déviation du complément n’ont pas donné de résultats pratiquement intéressants (Miessner et Kohlstock).
3° Injection révélatrice. — La réaction à la tuberculine ne peut être observée que sur des animaux chez lesquels coexistent la tuberculose et l'entérite chronique hypertrophiante.
La tuberculine aviaire à hautes doses (0gr,75-2 grammes) provoque une réaction chez les animaux, non tuberculeux, atteints d’entérite chronique (O. Bang). La réaction pourrait être obtenue non seulement par l'injection sous-cutanée mais aussi par le dépôt sur la muqueuse oculaire ou sur des scarifications cutanées (Horne).
Cette réaction ne peut pas être considérée comme spécifique, sa valeur est toute relative. Sa manifestation est irrégulière (M’Fadyean), elle ne fait que traduire une certaine parenté du bacille de l’entérite chronique et du bacille aviaire (B. Bang), elle ne prouve pas l'identité défendue encore par de Jong, Mettam.O. Bang.
IMMUNISATION
De bacille tuberculeux pisciaire, celui de l’orvet, des acido-résistants du beurre de Norvège ont fourni des « tuberculines » dont l’inoculation sous-cutanée chez les animaux atteints d'entérite a provoqué un œdème local, qui ne s’est pas accompagné de réaction thermique (Horne).
La préparation d’un produit diagnostique spécifique est devenue possible en même temps qu’était réalisée la culture du microbe. Holth en cultivant le bacille de l’entérite sur un milieu renfermant un extrait du bacille tuberculeux, Twort et Ingram en le cultivant sur un milieu additionné d’un extrait du bacille de la phléole, obtiennent un produit analogue à la tuberculine. Ce produit injecté dans la veine (Twort et Ingram) à des doses élevées, 5-10 centimètres cubes (animaux de Jersey) provoque en quelques heures une réaction thermique de 1 ou 2 degrés, et quelquefois de la diarrhée.
Le produit de Holth a été expérimenté sans succès par Bang, celui de Twort et Ingram n'a pas encore reçu la consécration de la pratique.
G) — Immunisation
Une certaine résistance paraît pouvoir être conférée aux animaux par l’inoculation préalable de produits virulents. Ventériticline (Miessner et Kohlstock) utilisée dans ce but, est constituée par des bacilles, libérés des cellules par l’action de l’antiformine.