PSEUDO-TUBERCULOSES D’ORIGINE BOVINE DE J. COURMONT
J. Courmont et Nicolas ont isolé en 1898, d’un cas de pommelière typique un streptobacille, immobile, qui végète bien sur
PSEUDO-TUBERCULOSES d’ûRIGINE BOVINE
tous les milieux, sans liquéfier la gélatine, ne se colorant ni par’ la méthode de Ziehl ni par la méthode de Gram.
L’inoculation au cobaye lui donne une tuberculose à marche rapide sans cellules géantes. Les altérations viscérales s’accompagnent de lésions ganglionnaires. Le microbe est très patho-
Fig. 216.
B. tuberculeux de J. Courmont. Culture en bouillon à -f- 35°.
gène par ingestion, on le retrouve toujours dans le sang des animaux inoculés. Bien que les caractères bactériologiques soient insuffisants pour se prononcer définitivement il est bien probable que le microbe de J. Courmont et Nicolas est identique à l’agent de la pseudo-tuberculose cocco-bacillaire.
J. Courmont avait décrit antérieurement une tuberculose bacillaire d'origine bovine. Dans des lésions de tuberculose du bœuf l’auteur avait isolé, sans réussir à mettre en évidence le bacille de Koch, un bacille aérobie, végétant bien dans tous les milieux.
L’inoculation des cultures déjà anciennes (3 semaines) au
PSEUDO-TUBERCULOSES BACTÉRIENNES
cobaye produit en quelques jours une tuberculose généralisée, avec cellules géantes, sans lésions ganglionnaires concomitantes.
Le lapin n’est pas plus rapidement sensible à l'inoculation de ce bacille qu’au bacille de Koch.
La preuve n’est pas suffisamment faite que le streptobacille, pas plus que le bacille tuberculeux de J. Courmont soient capables de créer des lésions identiques à la pommelière ; ces microbes ne peuvent être considérés que comme des microbes
Tuberculose bacillaire de J. Courmont. Cellule géante d'un tubercule pulmonaire du cobaye, mort 5 jours après l'inoculation.
tuberculigènes d’origine bovine et non pas comme les agents d’une pseudo-tuberculose bovine1.
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