I. Poule. — Réfractaire
J. Singe. — -Un macaque rhésus a présenté un abcès et des symptômes généraux après inoculation sous-cutanée.
K. Homme. — Carré au cours de ses recherches a contracté une angine à microbe de la suppuration éaséeuse, la guérison est survenue spontanément en quelques jours.
E) — Toxines
Les cultures filtrées sur bougies sont toxiques. Le maximum de toxicité est atteint après sept jours d’étuve. Un cobaye (500- 600 grammes) est tué en douze à vingt-quatre heures avec des
DIAGNOSTIC BACTERIOLOGIQUE
doses de 1 centimètre cube à O'1 . 1 (Carré, 31. Nicolle). La toxine soluble détermine une eschare humide au point d'inoculation et de la congestion des viscères abdominaux (estomac, gros intestin, reins).
Les bacilles tués par Lalcool-éther sont toxiques. On observe une eschare humide, puis sèche, qui tombe en entraînant un bourbillon jaunâtre. La mort survient avec des doses correspondant à 10-15 centigrammmes de microbes frais.
Les bacilles dépourvus de virulence et de toxicité, provoquent un engorgement transitoire ou sont éliminés avec un bourbillon sous-cutané. Cette action est due à la substance fondamentale du microbe capable de jouer un rôle comme facteur de toxicité (M. Nicolle, P. Forgeot et Loiseau). -
Les effets de la toxine soluble et de la toxine des corps microbiens sont neutralisés par le sérum spécifique et par le sérum des chevaux chroniquement infectés. (V. Diagnostic bactériologique.) Le sérum antidiphtérique est sans action.
F) — Immunisation, sérothérapie
H. .Carré a préconisé pour lutter contre la suppuration caséeuse l'emploi des microbes chauffés sous forme de deux vaccins d'inégale activité.
Carré, également, a hyperimmunisé un cheval ; à la dose de 1 centimètre cube ; le sérum obtenu était capable de protéger le cobaye contre 3 centimètres cubes d’une toxine mortelle à la dose de 1/ 10e ou 4 /20e de centimètre cube.
Le sérum des chevaux chroniquement infectés est antitoxique (31. Nicolle, Loiseau et Forgeot).
G) — Diagnostic bactériologique
1° Recherche du bacille. — Dans bien des cas l’examen du pus permet d’assurer le diagnostic. L’abondance des germes, leur forme, leur disposition, leur situation souvent intra-leucocy taire, leur affinité pour le Gram, sont des éléments caractéristiques.
LE MICROBE DE LA SUPPURATION CASEEUSE
2° Culture. — Les cultures en bouillon ou sur sérum des produits prélevés dans les ganglions par exemple permet rapidement l’identification.
3° Inoculation. — Sera faite de préférence au cobaye sous la peau et dans le péritoine avec de petites quantités du produit suspect. L'inoculation sous-cutanée provoque des abcès à répéti tion, l’inoculation péritonéale au cobaye mâle détermine presque toujours une vaginalite. Dans tous les cas les résultats de l’inoculation doivent être complétés par l’examen microscopique.
4° Toxino- diagnostic. — Cette méthode imaginée par P. Forgeot et Césari repose sur la propriété préventive du sérum des chevaux atteints d’infection chronique à bacilles de Preisz- Nocard vis-à-vis de l'intoxication provoquée chez le cobaye par l’inoculation de bacilles tués.
On injecte dans les muscles d’un cobaye 2 centimètres cubes du sérum à éprouver, le lendemain ce cobaye, ainsi qu’un témoin, reçoit 2 centigrammes de bacilles de Preisz-Nocard. toxiques, tués par l’alcool -éther et -desséchés. Le témoin succombe, alors que le cobaye (sérum Preisz-Nocard) résiste toujours sans lésion locale.