‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 206 sur 274 · MORTALITÉ P · texte numérisé non relu

MORTALITÉ P

1 J. Nicolas et Ch. Lesieur, Le traitement antirabique dam la région lyonnaise, Journ. de Physiol. et Pathol, gén. tous lès ans ; depuis 1902.

LA RAGE

Soit en dix ans, 6 950 personnes traitées, provenant de 14 départements, avec 6 décès, soit une mortalité de 0,08

Les moyennes recueillies dans vingt-quatre laboratoires antirabiques montrent que sur 54 620 personnes traitées, la mortalité atteint 0,77 p. 100 (Hôgvesi.

Or, avant la vaccination pasteurienne, la fréquence des morts après morsure était, dit-on, en moyenne de 16 p. 100 (Leblano 1 En admettant même que ce chiffre sort trop élevé, le traitement pasteurien sauve chaque année des centaines de personnes.

Ajoutons que le traitement ne comporte aucun inconvénient sérieux, et absolument aucune contre-indication.

On peut cependant observer des cas de paralysies (d'ailleurs toujours curables) dues au traitement, revêtant la forme de paralysies de Landry, survenant pendant le traitement et guérissant rapidement ^Uemlinger, etc.).

11° Explication des résultats. — Du virus rabique est introduit dans l’organisme. Soit en raison de sa virulence atténuée, soit en raison de l'extrême dilution des germes, soit à cause du lieu d'inoculation, les microbes spécifiques n’exercent pas leur pouvoir pathogène, mais jouent le rôle d 'antigènes provoquant l’apparition de propriétés antitoxiques et antimicrobiennes dans l’organisme, qui préservent les cellules nerveuses, en attendant que celles-ci soient aussi immunisées.

| 8. — Autres traitements

La méthode pasteurienne est à peu près la seule employée. A peine subit elle, suivant les Instituts, quelques modifications de détail. A Odessa, on emploie parfois des moelles d'un jour; à Naples, on sépare par un jour de repos les dernières séries d inoculations. On a tenté d’appliquer à l'homme d’autres procédés d'immunisation ; nous en dirons quelques mots.

1° Méthode des dilutions virulentes. — A Budapesth,

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