CLAVELÉE
français de la Méditerranée opposent aussi, à l’évolution de la maladie une résistance appréciable ; les moutons bretons sont réfractaires.
6° Action expérimentale. — L’inoculation par scarification détermine l’apparition d’une pustule au niveau de chaque ligne d’incision, elle provoque rarement une éruption généralisée.
L 'inoculation sous-cutanée est suivie' d'un engorgement local et d'une éruption générale.
Les voies digestives sont inaptes à l’absorption du virus (Nocard et Roux) .
L'insufflation de claveau desséché dans la trachée ou 1 inoculation trachéale de virus liquide reproduisent la maladie naturelle. C’est toujours par les voies respiratoires que l’infection naturelle se réalise.
L’inoculation veineuse provoque un mouvement fébrile et confère l’immunité.
L'inoculation péritonéale détermine une éruption généralisée.
L'introduction du virus dans la chambre antérieure de l'œil occasionne une éruption générale et la perte de l’œil.
L’inoculation dans le cerveau détermine, après cinq à sept jours d incubation, une maladie le plus souvent mortelle. L'encéphale, choisi comme lieu d'inoculation fournit une source abondante de virus pur, le virus ne se propage pas au delà du renflement brachial de la moelle
L'inoculation est possible à la chèvre (Borrkl contra Nocard, Peuch, Brémond, Ducloux) ; elle échoue chez toutes les autres espèces quelques cas signalés de transmission accidentelle à l'homme sont encore controversés.
IMMUNISATION, SÉROTHÉRAPIE
1° Immunisation par le claveau pur ou modifié. — L’inoculation du claveau pur aux moutons sains dans un but de vaccination est une pratique fort ancienne connue sous le nom de clavelisation. Elle consiste à inoculer dans l'épaisseur du derme ou sous la peau à l’oreille ou à l’extrémité de la queue.
CLAVELEE
le virus claveleux. L'inoculation est faite à la lancette ou à la seringue, le mieux est de se servir d’une seringue pourvue de l’aiguille à piqûres multiples de Borrel.
Technique de la préparation du claveau. — Le claveau peul être recueilli : a) sur des animaux atteints de la maladie naturelle, au niveau des lésions isolées et bien développées ;
b) Au niveau des grosses lésions provoquées expérimentalement par inoculation (Soulié); ■■ L'v;;-
c) Sur un animal affecté de clavelée naturelle ou inoculée, sacrifié au dixième ou douzième jour de la maladie les pustules sont énucléées par la face interne de la peau (Brémond) ;
d) Actuellement le virus est obtenu par raclage d’une énorme pustule provoquée chez une brebis, sous l'abdomen, par inoculation de 400 à 500 centimètres cubes d'un liquide virulent tiède obtenu par dilution du claveau (1 centimètre cube) dans 1 eau physiologique (Borrel). Le produit de raclage est broyé, dilué au i / 1 0 000e et même au 1 /20.000e, il est encore virulent. Un seul mouton peut fournir de quoi claveliser un million de moutons.
Effets de la clavelisation. — La clavelisation détermine généralement une pustule unique, seule manifestation d’une maladie bénigne, elle confère une immunité solide et durable.
Mais le claveau inoculé étant le virus de la maladie, il arrive que l'inoculation peut être suivie d’une infection analogue à la maladie naturelle avec éruption généralisée et localisations viscérales. Pour obvier à ces inconvénients on s’est préoccupé de diminuer la virulence du claveau.
Claveau modifié. — Il est difficile de modifier la virulence par la chaleur ; après 23 jours à 25 degrés on obtient un claveau qui ne détermine toujours qu'un accident local (Duclert). Le chauffage trois heures à 50 degrés assure l’innocuité de l'inoculation sans enlever au claveau ses propriétés immunisantes (Ducloüx).
On peut préparer un claveau-vaccin par inoculation à des animaux immunisés depuis quelques années ou en voie d'immunisation i^Pourquier).
CLAVELEE
Si l'on réussit à vaincre la résistance de la chèvre à la clavelée (Borrel et Konew) par l'inoculation d’une forte dose de virus dilué on obtient après quelques passages un virus plus virulent pour la chèvre, moins virulent pour le mouton. Le claveau de chèvre ( caprina , Konew) est le vaccin de choix : pourtant il suffit d’un seul passage sur le mouton (lors de la clavelisation) pour que sa virulence soit renforcée.
L’association du sérum et du virus (V. Séro-clavelisation, virus sensibilisé) peut remédier plus ou moins complètement, suivant les méthodes aux inconvénients de la clavelisation pure et simple, même pratiquée avec des virus modifiés.
2° Sérothérapie. — La possibilité de l’obtention d'un sérum anticlaveleux est démontrée par Duclert (1896). Les injections répétées de doses croissantes de virus claveleux à des moutons permettent d’obtenir un sérum antimicrobien, préventif et curatif. Les effets du sérum sont d’autant plus marqués et plus prolongés qu’il s’agit d’un sérum homologue, il peut être injecté sans danger à diverses reprises.
A la dose de 10 centimètres cubes le sérum protège les animaux contre la contamination naturelle, il peut arrêter l’évolution de la maladie ou en atténuer la gravité.
Son action curative est appréciable, surtout avec des doses répétés de 20 à 30 centimètres cubes (Borrel, Martel).
La sérothérapie a l’avantage de ne pas créer, compie la clavelisation. de nouveaux foyers claveleux, ses avantages sont limités par la durée restreinte de l'immunité et le prix de l’intervention.
3° Séro-clavelisation. — Consiste à claveliser les moutons avec du claveau non modifié, en même temps que l’on injecte du sérum pour empêcher l'éruption de se généraliser tout en permettant le développement de la pustule d’inoculation. La clavelisation et l’injection de sérum sont pratiquées dans la même séance, il suffit de 3 centimètres cubes de sérum.
Si la séro-clavelisation s’oppose à la généralisation de 1 éruption, par contre, comme la clavelisation elle crée des foyers de contagion.
AGALAXIE CONTAGIEUSE
4U Immunité conférée par les virus sensibilisés . — La
méthode consiste à préserver les animaux par l’injection de claveau ayant été en contact avec du sérum anticlaveleux (Bridré et Boquet) . Le claveau, dans ces conditions fixe les substances spécifiques du sérum, se sensibilise avec une telle affinité, que ni les lavages, ni la centrifugation, ne peuvent les libérer. Les propriétés du « claveau sensibilisé » procèdent de celles du claveau et de celles du sérum, elles permettent d’obtenir une immunité solide et durable (virus-vaccin) immédiate et sans danger (sérum). L'inoculation est faite sous la peau, il se développe une tuméfaction inflammatoire locale qui reste close. Une expérimentation pratiquée sur plusieurs centaines de moutons a montré l’efficacité et la sécurité du procédé.
ARTICLE VII
AGALAXIE CONTAGIEUSE
L’agalaxie contagieuse du mouton et de la chèvre est une maladie générale, caractérisée par des localisations inflammatoires sur la mamelle, l’œil et les articulations.
La maladie est due à un virus filtrant. Le lait filtré sur bougie Berkefeld Y, ou sur bougie Silbersehmidt conserve sa virulence (Celli et De Blasi, 1896, Carré, 1912). Le lait renferme souvent des microbes variés : staphylocoques, streptocoques, qui ne sauraient être considérés comme les agents de la maladie. Quelquefois ces microbes secondaires peuvent déterminer des troubles qui masquent la maladie primitive : c’est le cas du Bacillus pyogcnes ovis dans le mal de Lure (Carré) (voir p. 630).
Les produits virulents purs ne donnent pas de culture.
L'ultra-microscope ne permet aucune différenciation parmi les particules colloïdes du lait filtré.
1° Siège du virus. — Toutes les localisations renferment le virus (lait altéré, liquide péri-articulaire, lésions oculaires). Le lait est virulent pendant plusieurs mois au cours de la maladie (Carré). Les larmes, même en l’absence de lésions ouvertes de
AGALAXIE CONTAGIEUSE
l’œil, peuvent être virulentes (Carré). Le sang, dans les formes graves, au moment de l’élévation thermique est virulent (Rocco marra et N. Cocciante).
2° Action expérimentale. — La Chèvre est plus sensible que le Mouton aux conséquences des divers modes d’infection expérimentale.
Toutes les manifestations de la maladie peuvent être reproduites par inoculation du virus dans la mamelle par la voie du trayon, par inoculation sous- cutanée, oculaire, articulaire, veineuse. L’absorption par les voies digestives donne la maladie avec une fréquence variable suivant les individus, alors même qu’ils sont choisis sûrement sensibles. Dans les conditions naturelles il est vraisemblable que la transmission est assurée par ingestion du virus.
Les localisations mammaires apparaissent quelques jours après l'inoculation dans la mamelle, les autres localisations ne sont appréciables que douze à quinze jours plus tard.
3° Résistance du virus. — Le virus conservé deux mois à 14° est inactif ; chauffé pendant une heure à 40-45°, le virus peut être utilisé pour l'immunisation (Celli et de Blasi).
4° Immunisation, sérothérapie. — Une première atteinte de la maladie est suivie de l’immunité.
Rocco Marra et Cocciante ont annoncé la découverte d’un vaccin.
Il est possible d’obtenir un sérum des animaux hyperimmunisés. Les moutons utilisés sont traités par inoculation souscutanée ou veineuse d’exsudat pleural virulent provoqué expérimentalement par inoculation d’un mélange de virus et de gluten-caséine (Carré). Le sérum est préventif. La séro-vaccination, par inoculation d’un mélange de sérum et de virus confère l’immunité (Carré).
ARTICLE VIII
FIÈVRE APHTEUSE
Maladie caractérisée par une éruption vésiculeuse à la bouche ;
FIEVRE APHTEUSE
entre les onglons et sur la mamelle, affectant surtout les bovidés moins souvent le porc, le mouton et la chèvre.
La maladie est due à un virus filtrant (Loffler et Frosch, 1 897) . La lymphe recueillie dans les vésicules reste virulente après passage à travers le filtre de Chamberland : le filtre de Kitasato retient le virus.
1° Morphologie et cultures — Bien dps tentatives ont été faites pour voir et pour cultiver in vitro fagent de la fièvre aphteuse; les résultats, même ceux des recherches les plus récentes (Siegel) ne sont pas probants.
2° Siège du virus. — La lymphe contenue dans les aphtes est très virulente, il suffit de 1/5.000° de centimètre cube pour assurer l’infection. Le lait ne renferme pas le virus, il est souvent souillé lors d’éruption sur la mamelle. Le sang est peu et rarement virulent.
3° Action expérimentale. — a) Inoculation au niveau de la muqueuse buccale. — Chez le bœuf et chez le porc, l’excoriation superficielle souillée de virus suffit à assurer l'infection.
b) Inoculation sous-cutanée. — Résultats incertains.
c) Inoculation intra-musculairc , — - Convient pour créer la maladie chez le porc, ses résultats sont moins certains chez le bœuf.
d) Voies digestives. — L’ingestion de capsules de gélatine renfermant le virus permet de reproduire la maladie.
e) Péritoine. — Procédé à peu près certain, chez le bœuf et chez le porc.
f) Inoculation veineuse. — Serait un moyen sûr de la transmission au bœuf et au porc.
4° Résistance du virus. — La dessiccation agit rapidement, en vingt-quatre heures la lymphe est stérilisée.
À la température de la chambre le virus de conserve douzevingt-quatre heures après dilution dans la solution de chlorure de sodium à 9 p. 1.000.
VACCINE
Le chauffage détruit la virulence en quinze minutes à 50 degrés, en 10 minutes à 78 degrés, à 100 degrés la stérilisation est immédiate.
La résistance aux antiseptiques est faible.
5° Immunisation, sérothérapie. — La maladie naturelle ne confère qu'une immunité incertaine, peu solide et peu durable. L’inoculation virulente (aphtisation) assure l'évolution simultanée de la maladie chez tous les animaux, elle ne constitue pas un procédé de vaccination. Elle peut avoir les mêmes conséquences que la maladie naturelle.
Tous les procédés d’immunisation proposés sont incertains.
Le sérum des bovidés guéris puis traités par des injections veineuses répétées de virus (de préférence sérosité péricardique du porcelet) est préventif (Loffler et Frosch, Roux et Nocard. Vallée et Carré) . Les mélanges de sérum et de virus ( sëraphtine , Loffler) donnent une immunité solide, mais le procédé n’est pas toujours inoffensif, il est encore inutilisable dans la pratique.
ARTICLE IX
STOMATITE PSEUDO-APHTEUSE DES BOVIDÉS
Maladie contagieuse dont les manifestations cliniques ressemblent à celles de la fièvre aphteuse. Le sérum sanguin filtré sur bougie Chamberland reproduit la maladie (Ostertag et Bugge, 1906).
La maladie serait identique à la maladie décrite par Liénaüx et à la dermatite contagieuse de Bonvicini, Minardi et Gualdici.
ARTICLE X
VACCINE
Maladie caractérisée par une éruption pustuleuse sur les téguments, elle est entretenue chez le cheval ( horse-pox ), elle sévit chez la vache [cow-pox), elle est transmissible à l'homme. L’évo-
VACCINE
lution de la maladie chez l’homme est bénigne, elle confère l’immunité contre la variole.
lù Nature du virus. — Les premières recherches de Chauveau (1868) avaient démontré la nature corpusculaire du virus. Néuri (1905) réussit à filtrer la lymphe vaccinale sur bougie Berkefeld Y sans lui enlever sa virulence. Le filtrat est peu virulent, le virus paraît être intra-cellulaire : le broyage, la macération (Carini), la digestion pancréatique ménagée (Nicolle et Adil) pratiqués avant la filtration, en libérant les germes intra-cellulaires, augmentent la virulence du filtrat.
2° Morphologie et cultures. — Les cellules de la lymphe renferment des corpuscules, libres ou réunis en amas, qui sont considérés comme les agents de la maladie. Ces corpuscules seraient des protozoaires ( Cijioryctes vaccinæ , Clilamydozoa de Prowazek, il s’agit plutôt d'inclusions intra-cellulaires résultant de la dégénérescence nucléaire (Borrel). Belin a décrit depuis des corpuscules micro- et ultra-microscopiques, des formes flagellées. Le vaccin offre d’ailleurs aux causes de destruction une résistance plus considérable que les protozoaires.
La culture in vitro aurait été réalisée par Prôscher, après 3-4 passages le virus avait conservé ses qualités pathogènes. Les récentes tentatives de Belin, de Fornet sont plus probantes (fragments de peau de lapin en sérum physiologique, bouillon peptoné. sérum d’âne ou sérum gélatinisé) .
3° Siège du virus. — Les pustules (lymphe, croûtes) et les produits souillés (lait, jetage) renferment le virus.
11 n’est pas possible ou très difficile (Inoculation sur la peau du poulet, Casagrandi) de démontrer la virulence du sang. Très souvent l inoculation du sang confère l’immunité.
La lymphe prélevée dans la rçgion qui est le siège d’une éruption renferme le virus. La virulence des ganglions est faible ou nulle.
4° Action expérimentale. — A) Homme. Scarifications. Éruption papuleuse au début, puis au septième ou huitième jour déve-
VACCINE
loppement d’une pustule type, argentée, ombiliquée, auréolée de rouge vif. La pustule se flétrit, se dessèche, se recouvre d’une croûte qui tombe' du vingtième au vingt-cinquième jour, en laissant une cicatrice indélébile, rayonnante.
B. Singe. — Piqûre ou scarification. Mêmes apparences que chez l’homme.
C. Bovidés. - — a. Piqûre, scarification. Veau ou génisse de préférence les adultes sont moins réceptifs. Lésions analogues dont l’évolution est plus rapide que chez l’homme et le singe.
b. Inoculation sous-cutanée, veineuse , cornèenne. — Confèrent l’immunité, sans éruption.
c. Inoculation dans la chambre antérieure de l’œil. — Iridokératite intense.
D. Lapin. — 11 suffit de badigeonner la peau avec la lymphe après avoir rasé pour voir se développer une éruption confluente tout à fait caractéristique (Calmette et Guérin). La sensibilité du lapin était déjà connue (Gailleton, Bard et Leclerc).
a. Inoculation veineuse. — L’éruption apparaît au niveau de la région rasée vingt-quatre heures après l’inoculation.
b. Inoculation cornèenne. — Éruption de petites vésicules. Un virus inactif pour la peau peut donner une éruption sur la cornée.
c. Inoculation sous-cutanée, veineuse, péritonéale, thoracique, oculaire, le dépôt de vaccin sec dans les fosses nasales, confèrent l’immunité.
E. Cobaye. — Éruption analogue à celle du lapin.
F. Cheval. — L’infection nécessite un virus très actif.
a. Inoculation intra-dermique. Pustules caractéristiques, rarement horse-pox généralisé.
b. Inoculation veineuse. — Généralement suivie d’éruption.
c. Infection digestive respiratoire. — Quelquefois suivie de l’infection.
d. Inoculation sous-cutanée. — Immunité sans éruption.
G. Poulet: — La peau du thorax plus sensible que celle des bar-
VACCINE
billons et ceux-ci sont plus réceptifs que la cornée (Casa-
GRANDl).: ; , . /
5° Résistance du virus. — Après dessiccation la lymphe vaccinale conserve sa virulence plusieurs années. Le chauflage à. 60° détruit le virus, la stérilisation peut être réalisée quelquefois à 48°. L’augmentation de la pression, le refroidissement ( — 180°) sont sans action. A 1 état frais dans des tubes capillaires la lymphe se conserve plusieurs mois dans un endroit frais, on peut favoriser cette conservation par l’emploi du frigorifique.
La glycérine n’agit que lentement sur le vaccin, plus rapidement sur les germes qui s’y trouvent associés. La pulpe vaccinale glycérinée se purifie en vieillissant, mais elle perd graduellement sa virulence. L’incorporation à la vaseline, à la lanoline, convient moins bien que l’addition de glycérine.
Le taurocholate de soude n'a que peu d’action, tandis que la bile du lapin assure la destruction du virus en six heures.
A la suite de l’inoculation péritonéale le virus est englobé par les phagocytes ; l’inoculation du virus qui a séjourné de trois à trente heures dans le péritoine est sans effet. Si on libère le virus en faisant éclater les leucocytes il se retrouve avec toutes ses qualités.
6° Immunisation, — L’évolution de la vaccine au moins chez le bœuf et le cheval confère l'immunité contre une atteinte ultérieure de la maladie, chez l’homme elle protège contre la variole.
Chez le lapin, chez le singe, l'infection localisée est suivie d’une immunité locale. L’évolution de la vaccine sur une cornée laisse à l’autre cornée et à la peau toute leur sensibilité. L'inoculation cutanée, laisse les animaux sensibles à l'inoculation cornéenne.
L’insertion sous la peau d’un sac renfermant du vaccin donne l’immunité (de Waele).
La transfusion du sang pendant l’éruption ne confère pas l’immunité à coup sur, les résultats sont variables suivant Labondance des agents; infectieux.
VACCINE
7Ù Préparation du vaccin. — La « vaccination » de 1 homme contre la variole se pratique avec le vaccin recueilli sur les jeunes bovidés depuis que la pratique médicale a complètement abandonné la vaccination de bras à bras.
Le vaccin peut être fourni par des animaux atteints de cowpox spontané., par des animaux inocules avec le cow-pox, ou encore par des animaux qui ont été inoculés avec des produits varioliques.
Le cow-pox, spontané est rare, son existence aléatoire, c’est une source de vaccin sur laquelle on ne peut pas compter. L’inoculation de la variole à la vache provoque des pustules dont le contenu peut servir à la vaccination, le procédé est utilisé dans certains instituts de Suisse et d’Allemagne (voir Rapports de la vaccine et de la variole). Plus souvent on a recours au cow-pox inoculé.
On choisit de jeunes bovidés sains, non tuberculeux (réaction négative à la tuberculine) qui sont inoculés avec du vaccin provenant d’une récolte antérieure ou du cow-pox naturel, lorsqu’il est possible de s'en procurer. Les inoculations sont faites par piqûres, par scarifications plus ou moins rapprochées (après abrasion des parties superficielles (vaccination en nappe). Il faut éviter l’écoulement du sang. La région inoculée est recouverte d'un tablier de toile, l’animal est isolé dans un local bien aménagé. La récolte se fait généralement le sixième jour. La pulpe est broyée au mortier ou dans des broyeurs spéciaux, en ajoutant peu à peu la glycérine dans des proportions variables (1 à 2 p. de glycérine pour 1 p. de pulpe).
Le vaccin cultivé sur la génisse finit par s’atténuer il faut retourner au virus naturel ou lui faire récupérer sa virulence par inoculation au cheval et surtout à l’âne. On peut employer pour la vaccination le vaccin recueilli directement sur l’âne (Huon).
8Ù Sérothérapie. — Le sérum des animaux immunisés est préventif (Beclère, Chambon et Ménard, 1895). Le fait a été confirmé depuis par un grand nombre d’expérimentateurs.
Les substances immunisantes sont peu abondantes, il faut
VACCINE
injecter de grandes quantités de sérum (100 à 300 centimètres cubes) pour apprécier ses effets.
Le sérum est anti-virulent ; mis en contact avec le sérum des animaux immunisés le virus vaccinal perd ses qualités pathogènes.
Rapports de la vaccine et de la variole.
L’analogie des manifestations de ces deux maladies et l’immunité conférée par la vaccine contre la variole portaient à soupçonner leur parenté. Cette question des rapports de la variole et de la vaccine a fait l’objet de nombreux travaux, elle n’est pas encore définitivement résolue (Commission lyonnaise sous la direction de Chauveau (1865), Fischer (1890), Eternod et Haccius (1890).
Ces affections ont entre elles d’étroites relations. La variole peut être transmise expérimentalement au cheval et au bœuf, comme le horse-pnx et le cow-pox peuvent être transmis à l’homme . L’inoculation variolique au bœuf détermine des papules de petites dimensions qui ne ressemblent pas aux pustules vaccinales (Chauveau), elle peut même rester sans résultat. Les partisans de l'unicité (Allemagne et Angleterre) ont observé, au contraire, que l’inoculation variolique au bœuf donne des lésions qui après quelques passages ont tous les caractères des pustules vaccinales.
L'immunité conférée aux bovidés par l’inoculation de la variole contre le horse-pox et le cow-pox, est comparable aux effets de la vaccine, chez l'homme, contre la variole. C'est encore un argument en faveur de l’identité ou tout au moins d’une étroite parenté.
Les pustules bien développées observées à la suite de l’inoculation de la variole au bœuf ne seraient que la conséquence d’infections accidentelles (Chauveau, plus récemment Kelsch) par le virus vaccinal. Cette objection diminue beaucoup la valeur des arguments fournis en faveur de l’identité.
La question est encore pendante, mais on peut formuler