PESTE BOVINE
cette opinion que les infections sont très voisines et qu’elles procèdent d’une commune origine.
ARTICLE xi PESTE BOVINE
La peste bovine est une maladie qui frappe surtout les bovidés, elle peut atteindre le buffle, le mouton, la chèvre, le chameau. Elle est caractérisée par un état typhoïde très grave et par des accidents spécifiques sur les muqueuses.
La maladie est due à un virus filtrant (M. Nicolle et Adil- Bey). Le virus passe à travers les bougies Berkefeld normales, plus régulièrement encore à travers les bougies Berkefeld amincies. La bougie Chamberland F arrête le virus ou n’en laisse passer que très peu.
Le virus de la peste bovine doit être intra-leucocytaire et ne filtre que lorsqu’il est dégagé des débris cellulaires (Nicolle et Adil-Bey).
1° Siège du virus. — Toutes les parties de l’organisme sont virulentes : le sang, au 1/1. 000e de centimètre cube ; la lymphe, les larmes ; le jetage, le lait; les déjections intestinales ; l’urine à la dose de 5 centimètres cubes ; l’humeur aqueuse au centimètre cube ; le liquide céphalo-rachidien (Turner, M. Nicolle et Adil-Bey).
2° Action expérimentale. — a) Scarification de la peau ou des muqueuses. — L’inoculation reproduit la maladie typique après une incubation de quelques jours.
b) Voies digestives. — Aptes à la pénétration.
c) Voies respiratoires. — Leur rôle est encore mal établi.
d) Inoculation veineuse. — Résultats variables, le plus souvent elle ne produit ni l’infection, ni l’état réfractaire.
e) Inoculation cérébrale. — Tue difficilement le mouton et la chèvre.