PESTE BOVINE
3° Résistance du virus. — La dessiccation assure une stérilisation rapide. A la température ordinaire, la virulence disparaît peu à peu. Le chauffage stérilise en quelques instants à 58-60 degrés et en une demi-heure à 52 degrés. Les conditions de la conservation par le froid sont mal établies, la virulence persisterait six mois (Semmer), par contre, le sang incorporé à la gélatine, et conservé à la glacière ne tue plus après deux mois (Nicolle et Adil-Bey) .
Le virus résiste à la putréfaction plusieurs semaines, Faction des antiseptiques est peu connue.
La conservation, le chauffage déterminent des modifications de la virulence qui peuvent être, utilisées par l'immunisation.
4° Immunisation, sérothérapie — 1° Immunisation par les virus modifiés. — Diverses tentatives (chauffage, conservation, dilution) n’ont donné que des résultats inconstants, les procédés sont inapplicables.
2° Immunisation par la bile. — L'inoculation de 10 centimètres cubes de bile provenant d’un animal mort de la peste, donne 1 immunité. Le procédé emprunté aux Boers du Transwaal, appliqué par Koch donne de résultats variables : un certain nombre des animaux ne sont pas vaccinés oif succombent. Le mélange de bile et de glycérine (ëdington)" ne donne pas de résultats plus certains.
3° Immunisation par l'association bile-virus. — On inocule le mélange à parties égales de bile et de virus (Waterberg), ou à quelques jours d'intervalle la bile et le virus (Ëdington). Ces procédés sont incertains.
4° Sérothérapie. — Le sérum des animaux traités par des doses croissantes de virus a des propriétés préventives (Kolle et T urner) .
L’obtention du sérum peut être poursuivie très rapidement. Dès que les animaux sont guéris de la maladie naturelle on peut leur injecter d’emblée, sans jamais les tuer, 4-8-10 litres de sang virulent (Nicolle et Adil-Bey), on peut remplacer le sang par le liquide de lavage péritonéal.
Le sérum à la dose de 10-20 centimètres cubes protège les>