‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 221 sur 274 · PESTE DU CHEVAL · texte numérisé non relu

PESTE DU CHEVAL

les animaux guéris en apparence. L’infectiosité des fèces est discutée (Van Es). La salive n’est pas virulente (Ostertag).

2° Action expérimentale. — L’inoculation veineuse ou souscutanée de sang ou de sérum (1 à 750 centimètres cubes) provoquent la manifestation des signes de la maladie après cinq, neuf, quinze jours d'incubation.

L 'ingestion du sang ou de l’urine est un procédé d'infection, l’incubation est de quinze à vingt-quatre jours. 11 faut faire ingérer au moins 15 centimètres cubes de produit virulent. (Carré et Vallée, Ostertag, Marek, Van Es).

Le cheval seul peut être sûrement infecté, Yâne est moins régulièrement réceptif, tous les autres animaux et Yhomme sont réfractaires.

Dans les conditions naturelles la maladie est propagée par l’ingestion des aliments ou des boissons souillés par les matières excrémentielles ou l'urine des animaux malades.

3° Résistance du virus. — Le chauffage à 58° détruit la virulence. La dessiccation à la température du laboratoire est sans influence, mais le virus sec est trouvé inactif après sept mois. Le sang conservé sans dessiccation n’est plus infectieux après trois mois. Le virus résiste longtemps à la 'putréfaction , au moins deux mois et demi dans le fumier (Carré et Vallée).

Le froid des climats les plus rigoureux de 1 Amérique du Nord est sans action (Van Es).

4° Immunisation, sérothérapie. — Les essais d’obtention, d’un sérum, les tentatives de vaccination avec du sang modifié dans sa virulence (chauffage, iode) n ont rien donné (Carré et Vallée) .

Les arsenicaux produisent une amélioration passagère (Ostertag, Marek) ; le trypanbleu est sans action (Van Es).

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