PESTE DU CHEVAL
équidés de l'Afrique caractérisée par des œdèmes cutanés et des hémorragies viscérales.
La maladie est due à un virus filtrant. Le sang dilué, filtré sur bougie Berkefeld ou bougie Cliamberland B ou F conserve sa virulence (Mac Fadyean, Nocard).
1° Siège du virus. — Le sang et tous les parenchymes sont virulents, ainsi que les exsudats et le mucus bronchique. L’infectiosité des matières excrémentitielles est encore discutée.
2° Action expérimentale. — Les solipèdes seuls sont régulièrement sensibles à l’infection expérimentale. La maladie pourrait être transmise au bœuf, à la chèvre angora et à quelques races de moutons.
Edingtox considère la IlecirtvKitev (hydropéricarde) du bœuf, du mouton et de la chèvre, comme identique à la peste du cheval.
La transmission est assurée par l'inoculation sous-cutanée, veineuse, trachéale, pulmonaire avec des doses de sang variant de 1/100 à 1 centimètre cube, et par injection de 100 à 150 centimètres cubes de virus.
Les anophèles ou les stegomia jouent peut-être un rôle dans la propagation de la maladie naturelle.
3° Résistance du virus. — Le sang conservé purement reste virulent plusieurs années (Nocard).
La dessiccation agit rapidement, en douze, vingt-quatre heures la virulence est détruite. Le froid, la putréfaction sont à peu près sans action.
Le chauffage à 45° pendant six jours n’altère pas la virulence.
4° Immunisation, sérothérapie. — Une première atteinte de la maladie confère une réelle immunité, mais qui peut être vaincue par les procédés sévères de l'inoculation (Theiler). L'immunité acquise naturellement protège les 2/3 des animaux contre l'infection naturelle.