‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 222 sur 274 · PESTE DU CHEVAL · texte numérisé non relu

PESTE DU CHEVAL

équidés de l'Afrique caractérisée par des œdèmes cutanés et des hémorragies viscérales.

La maladie est due à un virus filtrant. Le sang dilué, filtré sur bougie Berkefeld ou bougie Cliamberland B ou F conserve sa virulence (Mac Fadyean, Nocard).

1° Siège du virus. — Le sang et tous les parenchymes sont virulents, ainsi que les exsudats et le mucus bronchique. L’infectiosité des matières excrémentitielles est encore discutée.

2° Action expérimentale. — Les solipèdes seuls sont régulièrement sensibles à l’infection expérimentale. La maladie pourrait être transmise au bœuf, à la chèvre angora et à quelques races de moutons.

Edingtox considère la IlecirtvKitev (hydropéricarde) du bœuf, du mouton et de la chèvre, comme identique à la peste du cheval.

La transmission est assurée par l'inoculation sous-cutanée, veineuse, trachéale, pulmonaire avec des doses de sang variant de 1/100 à 1 centimètre cube, et par injection de 100 à 150 centimètres cubes de virus.

Les anophèles ou les stegomia jouent peut-être un rôle dans la propagation de la maladie naturelle.

3° Résistance du virus. — Le sang conservé purement reste virulent plusieurs années (Nocard).

La dessiccation agit rapidement, en douze, vingt-quatre heures la virulence est détruite. Le froid, la putréfaction sont à peu près sans action.

Le chauffage à 45° pendant six jours n’altère pas la virulence.

4° Immunisation, sérothérapie. — Une première atteinte de la maladie confère une réelle immunité, mais qui peut être vaincue par les procédés sévères de l'inoculation (Theiler). L'immunité acquise naturellement protège les 2/3 des animaux contre l'infection naturelle.

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