II. Chat. — Les jeunes surtout sont sensibles
I. Porc, Mouton, Chèvre, Bovidés. — L’infection toujours atténuée se termine par la guérison.
5° Modes d'infection. — Le rôle des mouches piquantes est contesté. Les carpinchos, rongeurs très abondants au bord des pe'tits cours d’eau qui arrosent les champs d’élevage, sont la source à laquelle l’agent de transmission vient probablement puiser le virus. Les puces (de chien à chien) et les punaises pourraient transmettre la maladie.
J ) — Trypanosoma Gazalboui (Souma).
1° Forme. — Mesure 21 p. de long et 1 p 5 de large. Noyau ovalaire, médian. Centrosome bien visible, situé prvès de l’extrémité postérieure arrondie. Le protoplasma renferme de fines granulations.
2° Répartition géographique. — Haut-Niger (région du
TRYPANOSOMES
Macina), Guinée française. Haute Casamance, Dahomey, Congo français. Erythrée (?), Soudan anglo-égyptien (?).
3° Action pathogène naturelle. — A. Bovidés. — Amaigrissement, poussées fébriles, larmoiement, chez le zèbre seulement on note de l'oedème. Trypan. rares. La maladie dure < plusieurs mois, elle peut emporter les animaux en quelques j jours. La mortalité atteint 40 p. 100.
Fig. 336.
Trypanosoma Cazalboui (Laveran) .
1,2, 3, formes ordinaires. — 4, un trypanosome en voie de bipartition.
Gr. : 1 800 D.
B. Equidés. — Poussées fébriles, œdèmes, urticaire, amaigrissement, incoordination des mouvements. La durée varie " d’une quinzaine de jours à une année. Le mulet résiste plus longtemps que le cheval.
C. Chèvre, Mouton. — Fièvre, amaigrissement, anémie, ; kérato-conj oncti vi te .
4° Action pathogène expérimentale. — Chien, Lapin,
Cobaye, Rat. Réfractaires.
5° Modes d’infection. — Les glossines ( Glossina palpalis,
TRYPANOSOMA EQUIPERDUM
Gl. tachinnïdes, Gl. longipalpalis, Gl. morsitans) sont les principaux agents de la transmission.
K) — TRYPANOSOMA EQUIPERDUM (Dourine) .
1° Forme. — Ressemble aux trypan. du type Eoansi-Brucei. Centrosome toujours très net, il existe assez souvent une vacuole antécentrosomique. La culture a été réalisée.
2° Répartition géographique. — En Europe : Espagne, Hongrie, sud de la Russie, Turquie, Roumanie, Prusse orientale ; en Afrique du Nord,; Algérie; dans l'Inde; aux Etats- Unis : Illinois, Nebraska, Wyoming, sud du Dakota, lowa; au Canada; au Brésil.
3° Action pathogène naturelle — La maladie naturelle n’est constatée que sur les équidés reproducteurs.
A. Cheval. — Les premiers signes apparaissent de 11 à 20 jours après le coït chez X étalon. Au début (période des oedèmes), léger œdème du fourreau qui s’étend à toute la zone génitale et à, la paroi abdominale, l’extrémité du pénis est infiltrée, adénopathie inguinale. Chez la jument , tuméfaction unilatérale ou bilatérale de la vulve. A la fin de cette période, après la résorption des œdèmes : essoufflement facile, amaigrissement. Deux mois après le coït infectant apparaissent les plaques, symptôme pathognomonique. Amaigrissement, faiblesse, flexion brusque* des membres postérieurs. A la fin anémie et paraplégie. Durée de la maladie : 2 à 10 mois.
B. Ane. — Symptômes très discrets. L’œdème de l’extrémité du pénis peut faire défaut. La maladie peut durer plusieurs années.
Le parasite est toujours difficile à déceler dans le sang, on le
rouve dans les plaques dès leur apparition. La recherche du parasite est toujours diftcile.
4° Action pathogène expérimentale. — A. Chien. — Très
TRYPANOSOMES
Fig. 337.
Trypanosoma equiperdum.
Sang de la souris (Uütvra et Màrek).
sensible. Incubation, 6 à 8 jours. Fièvre, œdème de la région inoculée, tuméfaction des organes génitaux, amaigrissement, troubles de la locomotion, plaques cutanées, arthrites, troubles oculaires.
Durée delà maladie : 1 mois.
B. Lapin. — Fièvre, œdème des oreilles avec eschares, infiltration des membres, ulcérations cutanées, œdème de la région génitale. La durée de la maladie varie de 1 à 4 mois. Trypan. rares dans le sang.
TRYPANOSOMA DIMORPHON
C. Rat et Souris. — Résultats discordants. Les différences résultent des variations de la virulence; selon l’origine du parasite il est virulent ou non pour les rats et les souris.
D. Cobaye. — Peu sensible, s’infecte mais résiste plusieurs mois. Les Trypan. sont intermittents et assez rares.
E. Ruminants. — Peuvent s'infecter et guérir.
5° Modes d’infection. — La transmission s’effectue par le coït, aussi bien chez les équidés dans la maladie naturelle que pour les animaux (chien, lapin), infectés expérimentalement.
6° Diagnostic bactériologique. — Le parasite est surtout présent dans la sérosité des œdèmes, mais son-existence est souvent difficile à constater aussi bien par l’examen microscopique que par l'inoculation (au chien de préférence).
Les réactions 'à.' agglutination (Lange), de précipitation (Wyssgheles-sky et Winkler) provoquées par le sérum des animaux atteints sur les trypan. ou sur leur extrait ne sont pas rigoureusement spécifiques.
7° Chimiothérapie. — L ’arsénophénylglycine a donné des résultats très encourageants. On administre, chez le cheval, 3 à 4 centigrammes par kilogrammes, en solution au dixième, dans la veine jugulaire.
L) TRYPANOSOMA DIMORPHON
1° Forme, — De dimensions variées. La forme la plus commune a 12-14 p de long, extrémité postérieure arrondie. La forme allongée a 20 et 25 p de long, elle rappelle Trypan. Brucei. Les deux formes se reproduisent par division longitudinale. Dès que les Trypan. sont nombreux. Dans le sang examiné. à l’état frais ils ont une tendance manifeste à s’agglutiner. La culture a été réalisée.
2° Répartition géographique. — Un des plus répandus des
TRYPANOSOMES
Trypan. pathogènes africains. Côte occidentale d’Afrique du Sénégal jusqu’à l’embouchure du Niger.
3° Action pathogène naturelle. — A. Equidés. — Fièvre, peu d’œdèmes, amaigrissement et faiblesse.
B. Bovidés. — Fièvre, adénites, symptômes oculaires. Trypan. assez abondants au début, font complètement défaut à la fin de la maladie.