C. Chèvre et Mouton. — Symptômes peu marqués
D. Porc. — Abattement, amaigrissement, paralysie du train postérieur.
E. Chien. — Particulièrement sensible. Amaigrissement, perte des poils, cécité, parésie du train postérieur.
4° Action pathogène expérimentale. — A. Rat. — 3 à
12 jours d’incubation, mort en 30 à 70 «jours.
B. Souris. — 2 à 7 jours d’incubation, mort en 16 jours à 1 mois.
C. Coraye. — Sensibilité variable suivant l’origine du virus.
D. Lapin. — .Infection chronique. Trypan. toujours rares.
F. Chat. — Infection chronique. Trypan. intermittents.
5°. Modes d’infection. — Trypan. dimorphon est un virus à glossines, maintenu à l’état enzootique par plusieurs espèces de ces mouches (surtout Glossina palpalis , puis Cri. tachinoïdes) .
M) — Trypanosoma congolense
1° Forme. — Dans le sang frais Trypan. congolense frétille sur place et se déplace très peu dans le champ du microscope, les parasites adhèrent souvent au leucocyte. Mesure de 10 à
13 p de long sur 1 à 2 p de large, extrémité postérieure conique, extrémité antérieure effilée sans flagelle libre. Le centrosome
TRYPANOSOMA NANUM
très apparent, souvent accolé à la paroi du Trypan. Pas de granulations protoplasmiques.
2° Répartition géographique. — Bas et Moyen Congo, Rhodésia.
3° Action pathogène naturelle. — A. Bovidés. — L’infection naturelle s’observe surtout chez les bovidés. Amaigrissement. pas d’œdèmes, adénites. La ponction des ganglions lymphatiques montre plus facilement des Trypan. que 1 examen du sang.
B. Equidés. — Amaigrissement, pas d’œdèmes. Trypan. rares.
C. Chèvre et Mouton. — Infection de longue durée. Aucun symptôme morbide.
4° Action pathogène expérimentale. — La plupart des mammifères s'infectent quand on leur inocule Trypan. congolense : Bat, Souris, Mulot, Campagnol, Hérisson, Cobaye, Lapin, Chien (les accidents oculaires font défaut); Chat.
5° Modes d’infection. — L’infection est propagée par les Glossina et peut-être aussi par d’autres mouches piquantes.
6° Chimiothérapie. — L’atoxyl et son dérivé acétylé, si efficaces dans la plupart des infections à Trypan. sont peu actifs, au contraire 1 émétique de sodium et l’émétique d’aniline font disparaître rapidement les Trypan. du sang. Le Trypanrosan seul ou associé à l’émétique donne les meilleurs résultats
N) — TRYPANOSOMA NANUM
1° Forme. — Mesure 10 à 14 p de long sur 1 p 1/2 de large. La partie libre du flagelle est extrêmement courte, elle peut faire défaut. Membrane ondulante peu apparente. Protoplasma homogène, sans granulations.
TRYPANOSOMES
2° Répartition géographique. — Soudan anglo-égyptien, environs du lac Victoria.
3° Action pathogène naturelle. — Bovidés. — Maladie à évolution lente. Anémie et amaigrissement. Trypan. assez nombreux.
4° Action pathogène expérimentale. — Trypan. nanam s'inocule facilement de bovidé à bovidé, il n’est pas inoculable aux petits mammifères de laboratoire.
5° Mode d'infection. — Trypan. nanum est propagé parles glossines et peut-être par d’autres mouches piquantes.
O) — Trypanosoma pecorum
1° Forme. — Ressemble beaucoup à Trypan congolense, mais doit constituer néanmoins une espèce distincte (expériences de séro-diagnostic et d'immunité croisée). Le flagelle n’a pas de partie libre.
2° Répartition géographique,. — Ouganda.
3° Action pathogène naturelle. — Bovidés. — Epizootie grave et très répandue. Amaigrissement et anémie.
4° Action pathogène expérimentale. — La maladie est inoculable à 1a- Souris, au Rat, au Cobaye au Lapin, à la Chèvre, au Singe.
5° Mode d’infection. — Trypan. pecorum peut être transmis par Glossina palpalis, mais cette mouche n’est pas le seul convoyeur du parasite.
P) — Trypanosoma pecaudi
(Baleri).
1° Forme. — On distingue des formes longues et minces , de 23 à 35 (a de long sur 1 pi 5 de large. Extrémité postérieure plus ou moins effilée, membrane ondulante étroite, partie libre du flagelle assez longue, centrosome bien visible. Les formes courtes et larges ont 14 à 20 pi de long, 3 et 4 pi de large, extrémité postérieure en cône très court, membrane ondulante très large, le flagelle n’a pas de partie libre.
TRYPANÙSOMA PEGAUDI
2° Répartition géographique. — Afrique intertropicale : Haut-Niger et Sénégal, Bas-Sénégal, Haute-Casamance, Haute- Côte d’ivoire, Dahomey, Congo français.
3° Action pathogène naturelle. — Les infections naturelles ( Baleri ) sont communes et graves chez le cheval et chez l’âne, plus rares, latentes et curables chez les bovidés.
T rypanosoma Pecaucli. Sang de rat (Laveras).
1, grande forme mince du parante. — 2, 3, petites formes larges. — 4, grandes formes en voie de formation. Gr. : i 800 D.
A. Equidés. — Accès de fièvre, troubles oculaires, quelquefois plaques fugaces analogues à celles de la dourine, et élevures en boutons, œdèmes, parésie et paraplégie. Durée de la maladie 3 à 4 mois. Chez Y âne l’évolution est moins aiguë que chez le cheval.
jB. Bovidés. — L’infection est souvent méconnue.