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CHAPITRE XXXV

PIROPLASMES

Smith et Kilborne (1889) découvrent dans les hématies des bovidés atteints de la fièvre du Texas des corpuscules arrondis ou piriformes, qu'ils considèrent comme des protozoaires et qu’ils décrivent comme les agents de la maladie sous le nom de Pirosoma bigeminum. Ils reconnaissent que la fièvre de Texas est transmise par des tiques. Les mêmes parasites avaient été vus en 1888 par Babes qui n’avait pas reconnu leur véritable nature. On connaît maintenant plusieurs espèces de piroplasmes et quelques genres voisins ( Piroplasma , Nutallia, Theileria, Anaplasma ) .

P. bigeminum, P. divergeas (Boeuf : Piroplasmose, Hémoglobinurie, fièvre du Texas.

P. canis, P. gibsoni (Chien)..

P caballi (Cheval).

P. ovis (Mouton).

P . mutans (Boeuf) ; pseudo-fièvre de la côte orientale).

Nuttallia J N. equi (Cheval) .

Theileria (Piroplas- ( Th. parva. (Boeuf : Fièvre de la côte ma) ( orientale).

Piroplasma ( Pirosoma, Babesia ....

. . ( (A. marginale, A. centrale (Boeuf: Ana-

Anaplasma ] ' .

( plasmose).

1° Morphologie, coloration. — Les piroplasmes se présen-

PIROPLASMES

tent comme des corpuscules arrondis ou ovalaires, simples ou doubles, réunis par leur extrémité effilée. On trouve quelquefois des formes annulaires, en bâtonnets ou en virgules (P. mutans). Ils sont presque toujours endoglobulaires, les formes libres sont rares. Ces corpuscules sont de dimensions variables, leur diamètre par rapport à celui des hématies varie dans la proportion de \ p: 20 à i p. 6. Les petites formes effectuent de faibles mouvements amiboïdes qui modifient leur contour, les grosses formes sont immobiles. Dans les petites formes on ne

Fig. 339.

Dimensions relatives des diverses espèces de piroplasmes (Motas). a, Piro. bigeminum. — b, Piro. canis. — c, Piro. ovis.

peut pas faire de différenciation ; dans les grosses formes, même à l’état frais, il est possible de reconnaître un noyau brillant ou sombre.

En raison de leurs petites dimensions la recherche des parasites à l’état frais n’est pas facile. On peut mélanger une petite quantité de sang défibriné avec du rouge neutre à 1 p. 100, on scelle dans une pipette et on examine, entre lame et lamelle, après séjour à l'étuve à 37 degrés. (Baldrey et Mitchell). .

Les piroplasmes peuvent être colorés par les colorants simples (bleu de méthylène, thionine), par lè procédé préconisé par Nocard et Motas (bleu azur), mieux par les procédés dérivés de la méthode de Romanowsky (Giemsa) Le protoplasma se colore en bleu, il est réparti à la périphérie, le centre resté clair peut être sillonné d'un réseau coloré. Le noyau est situé

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