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MULTIPLICATION DANS LE SANG

dans le protoplasma, il est formé d’un karyosome et d’une zone achromatique.

En raison du petit nombre dès parasites dans certains cas et du volume des hématies parasitées, l’examen microscopique ne peut donner d’indications utiles pour le diagnostic que si la goutte de sang utilisée pour la confection de la préparation est étalée en entier sur la lame.

2° Multiplication dans le sang des animaux infectés. —

N’est connue que pour quelques espèces et encore d'une manière incomplète. La division peut débuter par un double bourgeonnement des formes rondes (P. bigeminum, nuttall), ces bourgeons se développent, dessinent un Y, tout le protoplasma et la substance chromatique résultant de la division du noyau passent dans les bourgeons qui constituent bientôt deux formes en poire, libres ou encore réunies par leur extrémité effilée.

11 existe vraisemblablement un autre mode de reproduction analogue à la sporogonie, Doklein considère les grosses formes en poire comme des gamètes et les longs llagelles, dont Lignièues a signalé la présence à la périphérie des hématies comme des microgamètes.

La. multiplication se fait selon des modes multiples chez P. canis (Breinl et Hindle, Kinoshita). Elle peut se réaliser par division simple du noyau et du protoplasma, — ou par bourgeonnement du noyau et du protoplasma, puis séparation; — ou après formation d’un blépharoblaste aux dépens du noyau la multiplication par division simple ou par une vacuole \ sépare les deux nouveaux individus. P. canis a des formes flagellées avec un noyau et un centrosome.

3° Cultures. — De véritables cultures analogues à celles des trypanosomes n’ont pas été réalisées. Après les essais de Lignières avec Piro. bigeminum sur sérum liémoglobinhémique, de multiples tentatives ont été tentées avec Piro. canis (NuTtall et Graham-Smith). Les parasites se conservent quelque temps, les formes de développement décrites ne paraissent être que des formes de dégénérescence (Schilling).

PIROPLASMES

Knuth et Richters ont réalisé la culture de Piroplasma canis in vitro en s'inspirant de la méthode imaginée par G. -G. Bass et des résultats obtenus par Ziemann, pour cultiver les hématozoaires du paludisme.

Les tubes originels sont préparés d'un mélange du sang d’un chien faiblement parasité, défibriné, centrifugé, séparé des globules blancs et d une solution de glucose à 1 p. 100 dans la proportion de deux de sang pour un de la solution sucrée. Les tubes sont mis à 1 étuve à 40 degrés.

Les tubes de culture sont formés du même mélange, sang défibriné, solution glucosée à 2 p. 100, auquel on ajoute un demi ou un quart de centimètre cube d’un tube primitif. Dans les tubes de culture, la multiplication des parasites est très nette après dix-huit à vingt heures de séjour à l’étuve.

4° Transmission. — Toutes les infections à piroplasmes (Piroplasma, Theileria, Anaplasma) sont transmises par des tiques. La transmission ne peut s’effectuer que s’il existe une source de virus (animal infecté) et une espèce de tique capable d’assurer la propagation du piroplasma d’espèce déterminée. Un même piroplasme peut être transmis par plusieurs espèces de tiques.

Piroplasma bigemi- J num I

f Ixodes hexagonus, I. ricinus.

J Boophilus annulatus , B. decoloratus.

[ Hyalomma œgyptium.

Piro. canis

Dermacenior reticulatus.

Ixodes hexagonus , I. ricinus.

Rhipicephalus sanguineus.

HœmaphysalU leachi.

Piro. o vis

j Rhipicephalus bursa.

Piro. mutans

Rhipicephalus Evertsi, R. appendicula-

tus . R. simus.

Nutt. equi

/ Rhipicephalus Evertsi.

. Hyalomma œgyptium.

\ Dermacentor reticulatus (?)

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