CHAPITRE XXXVIII
CRYPTOCOQUE DE LA LYMPHANGITE ÉPIZOOTIQUE
Le cryptocoque a été découvert par Rivolta (1873) dans le pus des boutons d’une lymphangite du cheval, déjà différenciée par les signes cliniques (Barrier, Chénier) de la lymphangite morveuse. Le parasite est décrit sous le nom de Cryptococcus far ciminosus; Marcone (1893) et Tokishige le rapprochent des* levures et proposent la dénomination de Saccharomycces farciminosus. Depuis le cryptocoque a été considéré comme un leucocytozooaire ( Lymphosporidium equi, Gasperini ; Leucocytozoon piroplasmo'ides (üucloux 1908, Thiroux et Teppaz). Les recherches les plus récentes (Bridré, Nègre et Trouétte, 1912) ne sont pas favorables à cette conception et tendent à laisser le cryptocoque parmi les blastomyçètes où il avait été placé tout d’abord.
A) — Isolement, Cultures
1° Isolement. — Le cryptocoque peut être obtenu à l’état de pureté des nodules récents qui ne sont pas encore ouverts. Les difficultés rencontrées dans l’obtention des cultures, l’incertitude du résultat des inoculations ne permettent qu’exceptionnellement de réaliser l’isolement du parasite.
2° Caractères généraux des cultures. — La culture est difficile, elle n’a été obtenue que par quelques expérimentateurs (Tokishige, Sanfelice), alors que d’autres ont toujours échoué même en faisant varier la nature du milieu et les conditions du développement.
COLORATION, CARACTÈRES MICROSCOPIQUES 979
3Ü Caractères généraux des cultures sur milieux solides.
— A. Gélose. Après quarante-cinq jours, grains gris blancs, légèrement en saillie. L’addition de glycérine, de glucose, de sucre de canne favorise le développement (Marcone).
B. .Gélatine. — Après cinquante-six jours, petites masses blanc jaunâtre comme des grains de sable.