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C. Pomme de terre. — Colonies brun clair

4°Caractères généraux des cultures en milieux liquides. — Bouillon. Après dix-sept jours, dépôts de flocons blancs.

B) — Coloration, Caractères

MICROSCOPIQUES

1° Forme. — Gros microcoque, ovoïde, en citron, mesurant 3 à 4 p. de diamètre, limité par une membrane d’enveloppe dont l’existence se traduit par un double contour. Le cryptocoque présente des formes de reproduction, la cellule-fille se présente comme un petit bourgeon qui fait hernie à travers la membrane d’enveloppe. On peut observer des bourgeons de seconde génération.

Dans les lésions anciennes les formes de bourgeonnement sont rares, un certain nombre de parasites sont phagocytés.

Fig. 354.

Cryptoçoccus farciminosus. Cellules végétatives et asques (?) dans le pus d’après Fermi et Aruch (A. Guilliermond).

Cryptococcus Tokishigei cultivé sur gélose (A. Guilliermond).

. a, cellules typiques. — b, c, cellules contenant des granulations considérées par Tokishige comme des ascospores. — d , granulations libres, supposées issues des cellules. — e, f, transformation des cellules en filaments .

CRYPTOCOQUE DE LA LYMPHANGITE EPIZOOTIQUE

Dans les cultures on trouve des formes allongées (hyphes)

avec des ramifications secondaires et tertiaires.

2° Coloration. — Difficile par les méthodes ordinaires.

Le cryptocoque prend le Gram, mais un grand nombre d’éléments restent incolores. La méthode de Claudius donne d’excellents résultats à condition de prolonger la coloration, la différenciation et la décolo-

Fig. 355.

Formes de reproduction du cryptocoque .

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Fig. 356.

Cryptocoque. Préparation du pus (Bridré, Nègre, Trouette). a, polynucléaires. — b, mononucléaires. — c, cryptocoques.

ration. La méthode de Dominici au bleu de toluidine, la coloration de Giemsa, l’action prolongée de la fuchsine phéniquée, donnent aussi de bons résultats.

ACTION PATHOGÈNE

La coloration montre des granulations qui ont été considérées comme des microzoïtes, des micro ou des macrogamètes (Gasperini) , dans lesquelles on a reconnu des formations analogues à celles des Leishmania (Ducloux, Thlroux et Teppaz), sans pouvoir pourtant mettre en évidence de micronucléus. Ces formations intra-cellulaires se retrouvent dans les levures facilement cultivables, leur nature n'est pas déterminée.

C) — Caractères biologiques

1° Action du sérum des animaux infectés. — Le sérum des animaux atteints renferme une sensibilisatrice pour le cryptocoque; les résultats sont identiques si le cryptocoque est remplacé par une culture d'un blastomycète connu (levure de riz). Un sérum anti-levure qui dévie le complément en présence d’une autre levure que celle ayant servi à l'immunisation agit de la même façon en présence du cryptocoque (Bridrè, Nègre et Trouette) . Ces faits expérimentaux plaident en faveur de la nature blastomycétienne du cryptocoque.

D) — Action pathogène

1° Action naturelle. — L'affection sévit chez le cheval et le mulet, elle est signalée chez le bœuf (Tokishige). Autrefois fréquente en France la maladie n’est plus signalée que dans quelques départements du littoral méditerranéen, elle sévit en Algérie, en Égypte, en Italie, en Suède, en Russie, au Japon... Elle se traduit par des ulcères, des membres de préférence, dont les bords sont exubérants, renversés, rouge vif, donnant issu à du pus crémeux. Les ulcères se développent sur le trajet des lymphatiques enflammés, les ganglions suppurent. Des lésions peuvent évoluer sur la pituitaire, sur la conjonctive.

2° Action expérimentale. — L'inoculation du pus (souscutanée ou intra-cutanée) ne réussit que chez le cheval, l’âne et le mulet ; elle est suivie après un temps variable de l’évolution de boutons, d’ulcérations et de cordes lymphatiques. L’ino-

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culation des cultures provoque une suppuration locale, Sanfelice aurait obtenu des résultats avec une culture de quatrième génération.

Avec le pus comme avec les cultures la transmission de la maladie est incertaine.

F) — Diagnostic bactériologique

L’examen direct du pus de la lymphangite permet un diagnostic certain et immédiat (Nocard). La malléine permet d’éliminer 1 existence de la morve.

G) — Bactériothérapie, Chimiothérapie

Les chevaux qui ont reçu une injection de levures (de riz et de bière) auraient une tendance à éliminer les cryptocoques par un mécanisme analogue à celui du phénomène de Koch et seraient capables de résister à l'infection (Bridré. Nègre et Trouette.

Le salvarsan , la néosalvarsan paraissent susceptibles de donner les meilleurs résultats dans le traitement de l’affection (une ou deux doses de 1 gramme peuvent assurer la guérison (Bridré, Nègre et Trouette; Houdemer).

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