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V. cholérique

B. de rouget.

B. coli.

B. d’Eberth.

Micrococcus tetragenus.

Bacille de la diphtérie, etc.

Mavrojannis (1904) avait cru pouvoir diviser en deux classes les microbes liquéfiant la gélatine : 1° ceux qui produisent des gélatoses (la gélatine liquéfiée soumise aux vapeurs de formol se resolidifierait) ; 2° ceux qui vont jusqu’à la gélatine-peptone qui ne pourrait se resolidifier.

Tiraboschi (1905) a montré que ce n’était qu’une question de degré, d’àge de la culture d’une même espèce et non une différence ; les deux liquéfactions sont successives.

B. — La LIQUÉFACTION DE LA GÉLOSE OU du SÉRUM GÉLIFIÉ est très rare. Le Vibrion cholérique liquéfie le sérum.

La coagulation du Zaz'Z.dans lequel on cultive un microbe est assez caractéristique. C’est ainsi que le B. coli coagule le lait tandis que le B. tiyphique le laisse liquide ; le B. coli sécrète un ferment caséifiant, et le B. typhique n’en sécrète pas. Malheureusement, certains échantillons du B. coli ont perdu la faculté de caséifier le lait ; ce moyen de diagnostic n’est donc pas infaillible l.

13° Sporulation. — On a un grand intérêt à savoir si un microbe se reproduit par spores. On est encore bien indécis sur l’existence des spores d’un grand nombre d’espèces, Nous verrons au chapitre suivant la façon de reconnaître les spores au microscope ; rappelons simplement ici que les spores étant très résistantes à toutes les causes de destruction, on soupçonnera leur existence toutes les fois qu’une semence aura résisté à la dessiccation, à la lumière, à un chauffage à -f- 100°, etc.

1 On lira la thèse de Grimbert (Paris, 1903), sur le diagnostic des bactéries pour leurs fonctions biochimiques.

220 EXAMEN macroscopique des cultures

14° Agglutinabilité. — L’agglutinabilité des cultures mi- i crobiennes par certains sérums, vue, en 1889, avec le B. pyo- J cyanique, par Charrin et Roger, a été bien mise en relief par | Pfeiffer, en 1894, avec le Bacille du choléra. Les noms de Gruber et Durham, de Widal sont les plus importants à citer.

Les agglutinines résistent au chauffage à -f- 55° (ce qui les ] sépare des substances bactéricides), sont précipitables par j; l’alcool, ne traversent pas les filtres.

Depuis la découverte de la propriété agglutinante de certains J sérums d’individus soit immunisés (sérum antidiphtérique, etc.) J [réaction d'immunité) soit simplement malades (fièvre typhoïde, j morve, tuberculose) ( réaction d'infection) , sur les cultures du l microbe causal, on a voulu faire inversement, de l’agglutina- j bilité de ce microbe, par un sérum connu, un moyen de j diagnose. En principe, la méthode est excellente. Il faut, cepen- I dant, ne lui demander que ce qu'elle peut donner. Sous sa forme j absolue (tout microbe agglutiné par le sérum a est le mi- jj crobe a ; tout microbe non agglutiné par le sérum a n’est pas le f microbe a), elle donnerait des résultats inexacts.

D’abord, la question de dose est très importante. L’agglutina- i bilité n’a de valeur que dans certaines limites qu’il ne faut pas f dépasser. L’effet obtenu doit donc être comparé à la propor- j tion du mélange de sérum et de culture. C’est ainsi, par exemple, que le sérum normal du cheval agglutine le bacille de la morve à 1 p. 200, à 1 p. 400 et quelquefois au delà; le | sérum des chevaux infectés de morve agglutine toujours à j 1 p. 1000, 1 p. 1200. Le taux de l’agglutination varie avec le ba'cille utilisé, les passages par l’organisme favorisent le phénomène, j

En second lieu, tel microbe peut avoir perdu sa faculté agglutinative, de même qu’il peut la récupérer.

Les cultures du bacille d'Eberth sont d’autant plus agglutinables qu’elles sont plus anciennes dans un laboratoire (Rodet) ; j la faculté agglutinative augmente avec le nombre des généra- g tions artificielles, jusqu’à un certain taux où elle reste fixe. Bien , plus, certains B. d’Eberth récemment retirés des organismes des | typhiques ou des eaux ne sont pas dut^out agglutinables, tout en ^ étant de véritables B. d'Eberth.

PRECIPITABILITE

L’absence d’agglutinabilité ne doit donc pas modifier définitivement la diagnose d’une espèce microbienne.

Lesieur a vu que des modifications de la mobilité ne marchaient pas de pair avec l’agglutinabilité.

G. de Rossi (1904) a remarqué qu’on peut facilement débarrasser les bactéries de leurs cils par centrifugation : ces cils traversent les bougies Berkefeld V. Ils existent donc dans les filtrats et joueraient un rôle actif comme formateurs ou fixateurs d’agglutinine (récepteurs libres) ; c’est-à-dire que ces filtrats contenant des cils, injectés, produisent de l’agglutinine.

Certains microbes ne paraissent pas propres à la recherche de l’agglutinabilité, parce qu'ils ne végètent pas en cultures homogènes (ils sont naturellement agglutinés) : on peut rendre les cultures homogènes par certains artifices. On verra que le B. de Koch végète en cultures homogènes si on les agite (S. Arloing; p. 478); il en est de même du B. de la diphtérie (Nicolas).

Ch. Nicolle (1904) a bien étudié le phénomène de l’agglutination. 11 a insisté sur la nécessité d’une technique uniforme pour l’étude du phénomène, établi la courbe de l’agglutinine présente dans le sang d’un lapin inoculé dans le sang avec du B. typhique, courbe assez régulière ; il a montré l’influence des saignées qui, pratiquées pendant la descente de la courbe, arrêtent la baisse; la température qui détruit l’agglutinine typhique (60° à 70°) ; le peu de puissance dialysante de l’agglutinine, etc.

15° Précipitabilité. — Les sérums d'individus ou d’animaux immunisés ou infectés mélangés à la culture filtrée du bacille originel donnent un précipité ; ils contiennent des précipitines. C’est Krause qui, en 1897, a vu que le sérum antityphique mélangé à la culture filtrée du B. d’Eberth donnait un précipité. Précipitines et agglutinines sont assez concordantes dans un même sérum, mais ne sont pas identiques.

La recherche des précipitines a été appliquée au diagnostic des maladies infectieuses, tuberculose des bovidés (Vallée et Finzi), morve (Miessner, Panisset).

Les précipitines (comme les agglutinines) résistent au chauf-

fage à + 55°. Pour Wassermann, ces substances sont identiques.

16° Réaction de fixation ou de déviation du complément

(Bordet-Gengou). — Cette réaction est basée sur la mise en évidence de la fixation ou de la déviation du complément par l’addition, au mélange du microbe causal et du sérum suspect, d’un système hémolytique.

Lorsqu’il ne se produit pas d’hémolyse, le complément a été fixé par l’intermédiaire de la sensibilisatrice du sérum suspect, le résultat est positif. Le microbe utilisé est l’agent de l’infection présumée. L’hémolyse implique l’absence de fixation par le sérum à étudier, le résultat est négatif.

Pour bien comprendre la technique de cette réaction il faut lire, page 354, la signification des termes.

Pour l’expérience, il faut un certain nombre d’éléments.

A. Antigène. — L’antigène est, en général, constitué par une culture (jeune) qu’on dilue dans une solution de chlorure de sodium à 8 p. 1 000, de façon à avoir une émulsion trouble. On peut utiliser des bactéries tuées par la chaleur, des extraits microbiens.

B. Sérum a étudier. — On le centrifuge pour le débarrasser de tout élément figuré, on le chauffe à -f 56° pendant 30 minutes. L 'alexine ( complément ) est détruite, étant thermolabile ; tandis que la sensibilisatrice ( ambocepteur ) n’est pas altérée, étant thermostabile.

C. Complément. — On prend un sérum, non chauffé (en général de cobaye) . Le sérum recueilli depuis quelques jours, convient mieux que le sérum frais (M. Nicolle).

D. Sérum hémolytique. — On a du sérum de lapin traité par les globules rouges d’une autre espèce (de mouton ou de bœuf). Ce sérum est chauffé (comme B) à 56° pour détruire le complément et ne conserver que la sensibilisatrice hémolytique.

E. Glorules rouges. — De l’espèce dont les globules ont servi à la préparation du sérum hémolytique ( mouton ) . Bien lavés, avec la

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