‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 44 sur 274 · ACTION SUR MILIEUX SPECIAUX · texte numérisé non relu

ACTION SUR MILIEUX SPECIAUX

mieux de sous-nitrate de bismuth (1-2'p. 400), ou encore par la réaction de Legal qui se caractérise par l’apparition d une coloration bleue par addition de nitroprussiate de soude en solution alcaline diluée. 11 est préférable de recourir aux réactions qui aboutissent à la formation de bleu de méthylène ou de thionine. On opère sur la culture elle-même (toutes les cultures ou même les solutions depeptone donnent de l’hydrogène sulfuré par distillation). On acidulé par II Cl fort (l p. 40 environ) et on ajoute un petit cristal de p. phénylène diamine, on verse goutte à goutte du perchlorure de fer dilué, il apparaît une belle coloration violette due à la thionine formée. Avec le dérivé méthylé de la p. phénylène diamine il se forme du bleu de méthylène (Fischer, Porcher et Hervîeux, Porcher et Panisset) .

12° Action particulière sur certains milieux de culture ; aspect des colonies sur milieux spéciaux. — Pour faire la diagnose d’uue espèce microbienne, il faut, autant que possible, essayer de la cultiver sur des milieux spéciaux qui lui conviennent particulièrement, ou sont modifiés par elle d’une façon caractéristique, ou enfin lui donnent un aspect tout spécial.

Nous ne pouvons revenir ici sur tous les milieux spéciaux que nous avons décrits au chapitre ni. On trouvera à la Deuxième Partie la façon d’employer les plus utiles d’entre eux pour le diagnostic des maladies infectieuses.

Nous insisterons seulement sur quelques modifications importantes de milieux courants, opérées sous l’influence de certains microbes, et pouvant servir à les distinguer.

A. - — La liquéfaction de la gélatine par diverses cultures est un caractère précieux à noter. Il est assez fixe, sans cependant être absolument constant pour une même espèce. Tel microbe liquéfiant peut perdre cette propriété, au moins temporairement (B. pyocyanique, J. Courmont). Cette liquéfaction est une véritable digestion par les diastases sécrétées par les microbes ; ceux-ci peuvent à un moment donné cesser de fabriquer ces ferments solubles.

Parmi les microbes qui liquéfient la gélatine, certaines différences sont à noter (lig. 124 et 125). Les uns liquéfient très rapidement, d’autres lentement , progressivement , formant une cupule dans la gélatine et n’arrivant que très tardivement à la liquéfaction complète. Avec le Staphylocoque pyogène, la liquéfaction se fait lentement et progressivement ; au bout de quinze jours ou trois semaines, le fond du tube est encore solide et transparent supportant la partie liquéfiée et trouble.

Fig. 424.

Culture de Staphylocoque pyogène en tube de gélatine, âgée de huit jours.

1, colonie liquéfiante. — 2, gélatine liquéfiée et trouble — 3, gélatine claire non liquéfiée.

Fig. 125.

Culture de Bacillus anthracis j en tube de gélatine, âgée de.

huit jours.

1, capu&hon de caoutchouc. — 2, tampon de coton. — 3, colonie liquéfiante.

— 4, gélatine non liquéfiée.

Le Bacillus anthracis liquéfie lentement en forment une eupule (fîg. 125).; on n’observe pas de liquéfaction dans les cultures jeunes.

La simple culture sur gélatine est donc très précieuse puisqu’elle permet de distinguer : 1° les microbes qui ne poussent pas sur ce milieu (B. tuberculeux) ; 2° ceux qui y poussent en liquéfiant ; 3& ceux qui y poussent sans liquéfier.

Voici quelques exemples de microbes qui poussent sur la gélatine :

agglutinabilite

MICROBES LIQUÉFIANTS :

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