MALADIES DES ANIMAUX DE LABORATOIRE
clique la figure 149, on le maintient en tenant la queue de la même main que la pince.
On peut aussi, pour inoculer à la base de la queue, tirer la souris par la queue et placer une planchette sur le bocal, de façon à ne faire sortir que la queue ; l’animal sera dans l’impossibilité de se retourner contre l’expérimentateur.
Fig. 149.
Contention d’une souris avec une pince.
Les rats gris sont plus difficiles à prendre. 11 faut avoir deux pinces longues et solides et les saisir comme on peut. Leur morsure est très pénétrante.
| 4.' — Maladies des animaux de laboratoire
Les animaux de laboratoire sont exposés, par leur promiscuité, leur hygiène défectueuse, à de nombreuses maladies, dont la plupart sont épidémiques. Les chenils et les clapiers sont souvent décimés. 11 importe de connaître les principales de ces maladies. Nous ne pouvons que les énumérer, car ce chapitre serait trop vaste.
1° Maladies des lapins. — A. Abcès. — Ils sont fréquents après la moindre blessure. Le pus est abondant et fétide. Amaigrissement. Mort.
Ouvrir l’abcès ; soins antiseptiques. Isolement. Désinfection.
1 Pour tout ce qui concerne les appareils de contention consulter Roussy, Nouveau matériel de laboratoire et de clinique, Doin, éditeur, Paris 1899.
ANIMAUX DE LABORATOIRE
B. Gale des oreilles. — Le parasite ( Psoroptes communia) gagne l’oreille moyenne et occasionne des troubles nerveux (convulsions, mouvements giratoires, etc.), amenant la mort. Curable au début.
Enlever les croûtes de l’oreille. Lavage avec des solutions acaricides (sulfure de potassium). Isolement. Désinfection de la cage.
G. Septicémies. — Elles sont fréquentes (Eberth etMAUDRY, Lucet, Thoinot et Masselin, Lignières, etc.). A l’autopsie, la broncho-pneumonie est presque la règle. La Pasteurellose des lapins est transmissible aux cobayes (Haaland et Yourewitch, Bridré) .
Ces septicémies revêtent le caractère épidémique.
11 faut en rapprocher une espèce d ’influenza décrite par Kraus, également très contagieuse. C’est une rhinite purulente, avec sinusite maxillaire et lésions pulmonaires (splénisation, pleurésie purulente). Le microbe a été isolé.
D'autres fois, la septicémie est due à un petit microbe comparable, par sa forme, à celui de Pfeiffer.
La diarrhée est, chez le lapin, un signe de valeur pronostique grave.
D. Coccidiose. — - Le Coccidium cuniculi occasionne, chez beaucoup de lapins, des lésions du foie. Un examen rapide montre facilement des coccidies oviformes.
E. Pseudo-tuberculoses. — Les pseudo-tuberculoses ne s'ont pas rares chez le lapin (voir p. 556), moins fréquentes cependant que chez le cobaye.
F. Tuberculose. — La tuberculose spontanée est exceptionnelle.
G. Nécrobacillose (Voir p. 795).
2° Maladies des cobayes. — A. Septicémies. — Beaucoup sont communes au lapin et au cobaye. Phisalix a isolé une Pasteurella dans une forme se traduisant par de la congestion pulmonaire.
Kovarzik (1903) a étudié une septicémie du cobaye à Buda-