‹ Précis de microbiologie des maladies infectieuses des animauxChapitre 84 sur 274 · ARTIFICIELLE DE L’IMMUNITÉ · texte numérisé non relu

ARTIFICIELLE DE L’IMMUNITÉ

cifique. L’anticorps prépare l'antigène (cellule, bactérie) à subir l'action de l’alexine, il agit pour sensibiliser l’antigène [sensibilisatrice de Bordet) ou comme tm intermédiaire (ambocepteur corps intermédiaire d’EHRLiCH).

Recherche du pouvoir opsonique d'un sérum à l’égard des streptocoques.

A gauche, pouvoir nul. — A droite, pouvoir opsonique.

Les opsonines (Whrigt) sont les substances qui se fixent sur les microbes pour les sensibiliser à l’action phagocytaire ; les préparer a être phagocytés; les opsonines ont une spécificité relative.

Un chauffage de + 35° à -J- 60° détruit les opsonines libres, mais ne modifie pas les microbes opsonisés.

INOCULATION PRÉALABLE d’üN AUTRE MICROBE 339

Une première infection, ou une vaccination, les font naître dans le sérum ; elles favorisent la phagocytose en se fixant sur les nouveaux microbes de même espèce qui seront introduits dans l’organisme. Les opsonines se comportent comme les anticorps labiles. Elles ont été considérées comme analogues sinon identiques aux sensibilisatrices.

L’indice opsonique se recherche de la façon suivante. On met en contact, dans une même proportion : i° des leucocytes lavés, 2° une émulsion de bacilles, 3° le sérum du malade. On porte à -f- 37° pendant 15 à 20 minutes. On fait des préparations colorées (fig. 164) ; on compte les microbes englobés par chaque polynucléaire, on fait une moyenne. Si 100 polynucléaires ont englobé 220 microbes, le pouvoir opsonique du malade vis-à-vis de ce microbe est 2,20. On refait la même opération avec un

sérum d’individu normal ; le pouvoir est, par exemple, de 1,50.

L’indice opsonique est = 1,47. Un indice opsonique élevé indique que la phagocytose se fait bien ; le pronostic est bon. Avec l’indice opsonique on peut connaître quand se termine la phase négative des vaccinations.

La conception des bactériotropines de Neufeld est analogue à la théorie des opsonines de Wright.

Toutes les recherches sur les anticorps pour expliquer le mécanisme de l’immunité ont été faites avec des humeurs, en dehors de l’organisme. Metchnikoff pense que dans l’organisme les humeurs des animaux vaccinés contiennent des stimulines qui favorisent l’activité phagocytaire.

Les agressines (Bail) sont des substances solubles sécrétées par les microbes pathogènes, dans l’organisme ou dans les milieux de culture, qui annihilent les moyens de défense. Ces poisons s’attaqueraient particulièrement aux phagocytes. Leur existence explique la virulence des microbes.

| 2. — Création artificielle de l’immunité, vis-a-vis d’un microbe pathogène, par inoculation préalable d’un autre microbe.

On produit une maladie bénigne en inoculant un microbe

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