‹ Précis de microscopieChapitre 11 sur 381 · XXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXII INTRODUCTION

rage et savoir observer. Avec de la patience et du soin, on réussit toujours une préparation colorée el on arrive sans trop de peine à la lire ; il n'en est pas de même pour un simple examen entre lame el lamelle.

J'écris ceci pour le débutant, qui est souvent tenté de considérer la préparation définitive, montée et étiquetée, comme le but de ses elTorts. S'il pense ainsi, il est tout à fait dans l'erreur. Les méthodes techniques, les bonnes préparations, ne sont pas la fin à laquelle il doit tendre, ce sont seulement les moyejis qui lui permettront, dans le domaine de la microscopie, d'arriver à la connaissance de la vérité. Les bonnes préparations sont des documents précieux, qu'il faut conserver avec soin et accumuler en nombre aussi grand que possible; mais, en fin de compte, ce sont seulement des matériaux. Il faut ensuite les mettre en œuvre et, pour cela, il n"y a pas de méthode technique.

La puissance de la pensée et de l'observation sont les dons naturels nécessaires pour effectuer de grandes découvertes. Mais s'il n'est pas donné à tous d'en faire, tout observateur patient et consciencieux peut noter des faits, qui, lorsqu'ils sont bien observés, sont susceptibles d'éclairer singulièrement des questions mal connues. Pour s'exercer à obseiver, il n'est pas de meilleur moyen que de répéter les observations et expériences, publiées par des maîtres d'une autorité reconnue, sur un point quelconque de microscopie. On choisit ce point, suivant ses tendances personnelles et suivant le matériel dont on dispose. 11 faut s'appliquer à vérifier minutieusement, dans les plus petits détails, toutes les particularités de morphologie et de biologie du sujet qu'on s'est proposé. Il est indispensable de s'astreindre à la plus scrupuleuse exactitude, en décrivant et dessinant tout ce qu'on observe. C'est seulement ainsi qu'on arrive à développer son acuité visuelle et son jugement.

En terminant cette introduction, je liens à exprimer à mon excellent maître, le professeur R. Blanchard, toute ma reconnaissance pour sa préface si bienveillante, et pour la libéralité avec laquelle il m'a ouvert sa riche bibliothèque". Je remercie tous ceux qui m'ont donné des renseignements ou des conseils. Deux excellents collègues et amis ont particulièrement droit à ma gratitude : le D'" E. Brumpt m'a généreusement prodigué une foule d'indications précieuses et inédites, puisées dans son trésor expérimental et a eu l'obligeance de revoir toutes mes épreuves ; je

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